26/03/2010

SIDA.

J'ai posté ce texte il y a peu: quelques mois... Mais le voilà plus que jamais d'actualité en cette semaine de lutte contre le sida,alors que cette sale maladie est loin d'être vaincue.

Des médicaments existent certes, on en meurt moins. Mais les effets secondaires des thérapies actuelles sont terribles et usent considérablement l'organisme. Alors il faut chercher, encore et toujours, jusqu'à parvenir à la mise au point d'un vaccin efficace et sûr.

Mon rêve serait de voir nos jeunes s'aimer librement, sans penser aux conséquences s'ils manquaient de ce précieux sésame: le préservatif! Mon rêve serait de ne plus voir des populations décimées dans les pays pauvres par manque d'infos et manque de moyens.

 

sida

 

Il est seul
Le macadam fondu frissonne sous ses pas
La nuit se fait pudeur
Celle qu'il aime l'attend
Au petit bar d'en bas
Pour un grand soir magique
Encore un court instant. Il va avec lenteur.
 
Elle croit que le bleu pourra durer toujours
Lui depuis ce matin il a mal de savoir
Mais c'est ce médecin
Il aurait pu se taire
Attendre un jour, demain
Revenir en arrière
Un jour, encore un jour
Il faudrait ne rien dire, ne pas blesser l'amour
Oui mais comment le vivre ce si grand désespoir.
 
Elle le quittera. Et ce sera déjà sa dernière défaite
Non, elle l'aime tant. Elle va souffrir pleurer
Elle ne s'y attend pas
Et c'est lui l'homme atteint qui devra rassurer.
A toutes ses questions il ne répondra pas.
Si elle aussi... Mais non! depuis le tout début
Ils se sont protégés. Le premier soir peut-être...
Oh non! Si c'était elle... Sans même l'avoir su!
 
Il est seul
Avec toutes ces questions qui sont si dérisoires
Elle pourra bien attendre c'est la fin de l'histoire
Avant même le début
Cette fin est sordide puisqu'il faut expliquer
Qu'elle demain peut-être... Maman je suis foutu!
Meurt-on à dix huit ans pour avoir trop aimé?
Ce jour est mon linceul.
 
Le petit bar d'en bas
La porte est grande ouverte
Je ne lui dirai pas
Je ferai une lettre
Mais pas ce soir oh non! Pas ce soir
Je ne peux pas.
Vivre l'heure, l'instant
Profiter du présent.
 
Demain!
Mais je suis déjà seul.

 
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16/03/2010

Il y a... Poème de la semaine.

Je me suis demandée si je n'avais pas déjà posté ce texte écrit en janvier puis j'ai décidé que non:)! Peut être me démentirez-vous?

Par contre tiens: j'y ai mis un semblant de ponctuation, rare chez moi, afin de donner un rythme plus marqué tenant compte des longues phrases qui ont, en chacune d'elle, une rime propre. Celà est-il clair pour vous?

 
il y a


Il y a des instants doux ou de pure tempête
Des je t'aime rendez-vous, des toujours de conquête
Des lieux où l'on se noie où l'on voudrait aller
Des jours où je me noie! je ne sais que trembler.
Il y a de purs bonheurs et des journées tristesse
Des folies qui font peur: soupirs et  folle ivresse
Il y a de grands secret, des nuits de volets clos
Ces moments si feutrés où les corps sont au chaud,
D'autres où l'on ne dit rien, un silence frayeur
Et puis tout nous revient et l'on offre son cœur.
Il y a des folles errances, on croit s'être tout dit
Plaisir et flamboyance dans le creux d'un grand lit.
Alors le corps exulte; on soupire et on crie
Un mot serait insulte: par les sens tout est dit!
Alors mon cher amour, alors toi qui me blesses
Ne laisse pas mes jours dépourvus de tendresse!
Donne le feu, le sang! que tu sais me garder.
Non ne fais pas semblant de ne plus désirer
Ces instants de passion qui me brûlent à leur flamme;
Moi, comme un papillon, je sens éclore mon âme
Et mon corps est saison; de celle que l'on abreuve
Mon ventre est un sillon tu n'auras là que preuve
De la folie qui noie, de l'amour qui inonde
Mon corps, fragile proie. Viens donc cueillir cette onde!
C'est le sel de la terre, c'est un instant sacré
Rien ne peut plus y faire, je ne sais plus garder
Je suis à toi tu vois, du profond de mon havre
Creusée comme abreuvoir, comme écorce d'un arbre.
Je me donne en un flot, je suis prête à céder
En torrent fou je ploie. Et je me donne enfin
Dans un cri une flamme! Et voila c'est la fin

... Je ne suis qu'une femme.

 
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11/03/2010

Texte d'atelier. Vous verrez bien:)))!

montagne atelier

 
Contrainte:

Chaque participant a donné 2 chiffres de 1 à 9 correspond à des propositions. Il s'agissait de les joindre par  l'adverbe  « comme » et introduire la phrase ainsi formée dans un texte en expliquant la proposition ainsi faite. Exemple: a) je suis verdoyant, b) verre d'eau.
La phrase à introduire et à expliquer sera: Je suis verdoyant comme un verre d'eau.

Et voici le texte! J'ai fait ce que j'ai pu avec le tirage que j'ai eu. Si vous le voulez, il est facile de retrouver ce tirage!


Pour qui ne me connaît pas, je me présenterai ainsi: Mimi du sud de la France (à l'époque mimi du sud n'était pas sur les blogs)!  Foin de Martin ou Estoublon, ces sobriquets stupides dont je me suis affublée pour me présenter à vous: un pseudonyme m'a-t-on dit! Non, moi je suis d'ici et j'ai le caractère afférent tout en bonhomie, en rondeurs charmantes (le caractère hein, pas moi) comme nos montagnes naissantes (jusqu'à 1800m quand mêmeSurpris) qui ne s'élèveront en éperons abrupts que bien plus avant, vers la Savoie.
Ici, tout est vallonnements, douces plaies et tendres bosses, terrain qui verdoie, qui s'alanguit aux beaux jours sous le vol des martinets frôlant les doux coquelicots, aux vrombissements des butinantes abeilles: tout est caresse et voluptés pour étinceler sous un manteau d 'hermine l'hiver venu, faire silence et s'endormir (waouh, çà en jette hein, mine de rienClin d'oeil).

Je suis ainsi je suis paresse de la nature provençale. Comment vous dire? Je suis... allons: je suis fainéante comme une dépression précoce de nos montagnes qui voûterait mollement son dos sous un soleil tôt venu la caresser. Et je lézarde et m'assoupis avec volupté dans cette lumière dorée.
Je ne pourrai jamais, je le sais, courir au plus pressé, je n'accélèrerai jamais le mouvement pour prendre le dernier train pour Tobrouk ou me hisser au sommet de ces pyramides d'où 40 siècles nous contemplent comme disait notre bon vieux Napo a ses grognards ce qui ne l'empêcha pas de mettre genou à terre par ce funeste hiver 1815 en s'écriant « Waterloo, Waterloo, morne plaine » devant un Wellington ému aux larmes.

Voilà, vous savez tout de moi à présent. Je me suis livrée à vous comme les 6 bourgeois de Calais le firent à Édouard III d'Angleterre, la corde au cou, les pieds nus, enchaînés... je n'irai pas jusque là mais vous aurez pris note de la confiance que je vous porte (d'Italie, celle du soleil, ne vous trompez pas sur le périph faute d'avoir à refaire un tour complet de Paris (mais pourquoi j'écris çà moi?Rigolant).

 
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29/01/2010

Hypothèse: Le poème de la semaine.

aquarelle

 
Quelle peine immense et quel chagrin
Regard éteint
Pourrai-je encore la regarder

Elle ne peut même plus pleurer
Si fatiguée
Le monde tourne mais en vain

Le silence est assourdissant
Mais elle entend
Ses pas décroître dans l'escalier

Je me retourne et lui souris
Elle si jolie
Pourtant brisée par l'homme aimé

Une petite fille croit en l'amour
Depuis toujours
Et puis s'en vient le désespoir

Ses lendemains seront tristesse
Nulle caresse
La solitude sonne le glas effet miroir

Adieu  et larmes n'y feront rien
Ma sœur malheur
Les hommes vont vers leur destin
Et le bonheur?

Toi tu t'accroches toi tu gémis
Car tous tes gestes étaient pour lui
Il t'a quittée tu  n'as rien fait
Écris sur lui le mot passé

Et alors continue ta route
Et sans nul doute
Un jour le ciel s'éclairera
Tu le verras

L'amour est tendre parenthèse
Souris et ris
Rien ne sera plus hypothèse
Mais bien la vie!

 

Vendredi 15h30: PS. Je suis en panne d'ordi. il a des moments avec, d'autres sans. Là c'est un moment avec:))! Donc, si vous ne me voyez pas, il y a des trucs planifiés pour le WE, c'est parce que je ne peux pas passer, pas parce que je ne veux pas. Mais j'espère. Je l'ai démonté l'engin, je ne sais même pas comment j'ai fait pour retrouver la place de chaque chose mais bon, d'un autre côté, s'il est fichu, je ne prends pas de gros risques sinon de me faire sauter avec et passer pour une terroriste dans mon quartier, héhé!!!  Donc j'espère à très vite mais....

 
AB asignat doré

09/10/2009

L'automne. Le poème de la semaine.

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Ô que l'automne est beau
Sous ce soleil qui a froid
Les arbres maintenant
Ont mis leurs roux manteaux
Le bois craque et se fend
Sous le gel qui surprend.
Les matins bleus frissonnent
Peu habitués qu'ils sont
Les feuilles s'abandonnent
Mêlant quelques flocons
Précocement venus
Nous annoncer l'hiver.
Les petits jours sont rudes
Faits de blanches gelées
Mais à dix heures, le ciel
D'un beau bleu de glacier
Nous donne son soleil
Et rappelle l'été.
Les sous-bois sentent bon
L'humus, la terre humide
Ici un champignon
Frôle bogue de noix
Entraînée dans la chute
Et saisie par le froid.
La douce pluie chuchote
A travers le feuillage
Elle n'agresse point,
Mais caresse plutôt
Elle aime se poser sur le sol encore chaud
De l'été engrangé, des matins toujours beaux.
Qui veut connaître un jour
La beauté du pays
C'est à cette saison
Qu'il faut venir chez nous
Les odeurs, les saveurs, les plaisirs de la vie
Se dévoilent vraiment et s'offrent à l'amour.

 
AB asignat doré

01/09/2009

D'encre et de feuille.Texte d'atelier.

1 encre

 
 
Ceci est un texte d'atelier à la contrainte facile à comprendre: encre et feuille mais seulement dans le sens feuille de papier hélas! J'aurais tant voulu tricher et voler une feuille de ces arbres qui se dénudent si joliment pour notre bonheur en ce moment! (temps accordé: 15 mns!)
 
 

La feuille devient lit
Et l'encre couverture
Qui se soucie bien peu
Des griffes des ratures
Qu'elle inflige à la douce
Dans sa robe de soie
Comme une mariée
Immaculée sans voix
A l 'ombre de son cœur
Elle a trempé sa plume
Si l'ombre de ses peurs
Dans son âme  allume
Ce petit paradis
Qui donnera des fruits
La feuille en est jalouse
L'encre est son parfum
Donne moi une plume
Je te donne mon cœur
Et faisons une ronde
Écrivons tous nos mots
D'amour ou bien de peine
Mais sans peur sans sanglots
Mariage de la feuille
Qui s'offre en tâches d'encre
Ou plumier merveilleux
Porteur de tous nos vœux
Écris oui écris-moi
Un poème d'amour.
 

Écris oui! Ecris moi
Des beaux jours, des toujours.