12/12/2009

Musique: Charles.

Voici une chanson que je n'entendais plus depuis oh! sans doute une trentaine d'années et je gage que nombre d'entre vous ne l'a jamais entendue. Il est vrai qu'elle est longue et que les radios, pour cette raison, ne la programmaient pas souvent. J'avais acheté le 33 tours au Cameroun. Tout l'album est superbe mais çà, c'est sa vie à Charles. Et j'ai une tendresse particulière  pour cet homme sincère, qui inlassablement, agit pour son peuple d'origine. Je pense qu'il le fera jusqu'à son dernier souffle. Alors un petit hommage en toute simplicité:)!


 
AB asignat doré

04/09/2009

Mon blog, partie de moi!

a1écrire

 

Je poste ici, contrairement à 4 mains où tout était fiction, des moments de ma vie. Certains ne sont pas forcément gais que voulez-vous: la vie est un tout: bonheurs, malheurs, petites et grandes joies mais aussi peines plus ou moins profondes, cruauté... C'est-ce qui m'a construite, qui a fait que je suis moi, telle que je suis avec ma sensibilité parfois trop vive, mes colères face à l'injustice, surtout quand elle est dirigée vers des enfants... mais pas seulement.

Mes choix de vie, l'entraide par exemple, sont forgés par mon propre passé. Sans doute, quand j'en avais tant besoin, le fait que la maman d'une petite camarade m'ait donné l'attention que ne m'apportait pas ma famille a-t-il fait naître en moi le désir de rendre ce qui m'a été donné de cette façon.
 

Puis je me suis aperçue que si l'évocation de mes souvenirs heureux faisaient renaître les vôtres et étaient fort appréciés, quand il m'est arrivé de raconter simplement des peines, parfois la cruauté de ma propre vie d'enfant, un évènement qui, par sa dureté, a marqué mon âme à jamais... vous réagissiez de manière plus vive, presque agressive, voire carrément insultante pour certains qui n'ont pas hésité à m'envoyer des mails outrageants. Mais ces moments-là, en les niant, me feraient me renier moi-même! Alors que faire? N'écrire et de plus en les édulcorant, que des pans de vie semés de rires et de joies? Qui pourrait croire que je ne suis que cette femme-là? Renoncer à me raconter? Ce blog a été, contrairement à 4 mains, dans lequel j'ai mis tant de temps à poster ma propre photo par souci d'anonymat , conçu pour cela: parler de moi, un peu, mais très expurgé pourtant, des parties de mon journal personnel. mais ce qui peut être dit sans trop en dire!
 
Alors je m'interroge: dois-je changer de genre et ne poster là que du général? Des recettes, des blagounettes, un poème (encore qu'ils disent déjà beaucoup) ou un texte d'atelier, un résumé de vacances, des photos de ma région, un fait de société? Dois-je me cantonner à çà? Car je mets tout cela ici déjà mais est-ce que ce contenu là me plairait à moi? Ce blog se veut  ouvert à tout, c'est mon choix: la variété des posts en atteste. Alors oui, peut-être devrais-je supprimer les parties qui me concernent plus intimement et écrire sur moi pour moi! mais dans ce cas, serait-ce encore mon blog ou bien deviendrait-il plutôt celui que je ferais pour vous plaire?  est-ce là son but? Là je dis non, ce blog je l'ai créé pour mon plaisir et il vit pour cela. Si ce n'était plus le cas il n'aurait plus de raison d'être!
 

 
Copie de imagemagic

01/07/2009

Attendre l'Afrique: Extrait de Journal Perso.

Les photos que je mets sur ce post ne m'appartiennent pas mais illustrent bien mon lieu de vie en fin des années 60, l'époque de cet épisode de ma vie.

 
marché du prado
Les allées du Prado et le marché cher à mon coeur!

 

Mon jeune mari passait beaucoup de temps à lire les petites annonces. Il préparait disait-il, notre avenir. Il est vrai que le poste qu'il occupait ne correspondait pas vraiment à ses qualifications et qu'il était sous rémunéré ce qui le chagrinait beaucoup lui qui voulait offrir le meilleur à sa famille.

Je ne reprendrais pas le travail: les crèches étaient rares à l'époque et les nounous encore plus surtout dans un quartier assez huppé où les femmes n'avaient pas pour vocation de confier leur progéniture pour aller travailler. Ce côté-là de ma maternité m'ennuyait un peu mais compensé par le fait de pouponner mon petit ange.

Nous étions heureux! Notre petite maison se situait dans la cour d'un immeuble bourgeois et nous disposions d'un jardinet et surtout de soleil toute la journée. J'adorais, moi qui venais de la campagne où le fait d'acheter une baguette impliquait de faire 3kms, descendre ma rue pour me retrouver sur les allées du Prado, à 2 pas de la place Castellane, profiter du marché tous les jeudis matin et quel marché! et des belles boutiques de ce beau quartier. En 1/4 d'h j'étais dans le centre ville, je descendais la rue de Rome et me voici sur la Canebière, le Vieux Port me tendait les bras... Dés les premiers beaux jours nous installions Fred dans sa poussette et nous allions le soir au Parc Borély, l'été nous y faisions du canotage sur le lac. Là nous étions pratiquement à l'immense plage du Prado dont nous ne nous privions pas.

Le bonheur vous dis-je!

 
borely années 60
Le Parc Borely fin des années 60: notre lieu de promenade du soir.

 
plage prado dans les année 60
La plage du Prado à l'époque dont je parle...

 
plage prado le soir
... et la même aujourd'hui, mais de nuit!

 
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