16/03/2010

Il y a... Poème de la semaine.

Je me suis demandée si je n'avais pas déjà posté ce texte écrit en janvier puis j'ai décidé que non:)! Peut être me démentirez-vous?

Par contre tiens: j'y ai mis un semblant de ponctuation, rare chez moi, afin de donner un rythme plus marqué tenant compte des longues phrases qui ont, en chacune d'elle, une rime propre. Celà est-il clair pour vous?

 
il y a


Il y a des instants doux ou de pure tempête
Des je t'aime rendez-vous, des toujours de conquête
Des lieux où l'on se noie où l'on voudrait aller
Des jours où je me noie! je ne sais que trembler.
Il y a de purs bonheurs et des journées tristesse
Des folies qui font peur: soupirs et  folle ivresse
Il y a de grands secret, des nuits de volets clos
Ces moments si feutrés où les corps sont au chaud,
D'autres où l'on ne dit rien, un silence frayeur
Et puis tout nous revient et l'on offre son cœur.
Il y a des folles errances, on croit s'être tout dit
Plaisir et flamboyance dans le creux d'un grand lit.
Alors le corps exulte; on soupire et on crie
Un mot serait insulte: par les sens tout est dit!
Alors mon cher amour, alors toi qui me blesses
Ne laisse pas mes jours dépourvus de tendresse!
Donne le feu, le sang! que tu sais me garder.
Non ne fais pas semblant de ne plus désirer
Ces instants de passion qui me brûlent à leur flamme;
Moi, comme un papillon, je sens éclore mon âme
Et mon corps est saison; de celle que l'on abreuve
Mon ventre est un sillon tu n'auras là que preuve
De la folie qui noie, de l'amour qui inonde
Mon corps, fragile proie. Viens donc cueillir cette onde!
C'est le sel de la terre, c'est un instant sacré
Rien ne peut plus y faire, je ne sais plus garder
Je suis à toi tu vois, du profond de mon havre
Creusée comme abreuvoir, comme écorce d'un arbre.
Je me donne en un flot, je suis prête à céder
En torrent fou je ploie. Et je me donne enfin
Dans un cri une flamme! Et voila c'est la fin

... Je ne suis qu'une femme.

 
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29/01/2010

Hypothèse: Le poème de la semaine.

aquarelle

 
Quelle peine immense et quel chagrin
Regard éteint
Pourrai-je encore la regarder

Elle ne peut même plus pleurer
Si fatiguée
Le monde tourne mais en vain

Le silence est assourdissant
Mais elle entend
Ses pas décroître dans l'escalier

Je me retourne et lui souris
Elle si jolie
Pourtant brisée par l'homme aimé

Une petite fille croit en l'amour
Depuis toujours
Et puis s'en vient le désespoir

Ses lendemains seront tristesse
Nulle caresse
La solitude sonne le glas effet miroir

Adieu  et larmes n'y feront rien
Ma sœur malheur
Les hommes vont vers leur destin
Et le bonheur?

Toi tu t'accroches toi tu gémis
Car tous tes gestes étaient pour lui
Il t'a quittée tu  n'as rien fait
Écris sur lui le mot passé

Et alors continue ta route
Et sans nul doute
Un jour le ciel s'éclairera
Tu le verras

L'amour est tendre parenthèse
Souris et ris
Rien ne sera plus hypothèse
Mais bien la vie!

 

Vendredi 15h30: PS. Je suis en panne d'ordi. il a des moments avec, d'autres sans. Là c'est un moment avec:))! Donc, si vous ne me voyez pas, il y a des trucs planifiés pour le WE, c'est parce que je ne peux pas passer, pas parce que je ne veux pas. Mais j'espère. Je l'ai démonté l'engin, je ne sais même pas comment j'ai fait pour retrouver la place de chaque chose mais bon, d'un autre côté, s'il est fichu, je ne prends pas de gros risques sinon de me faire sauter avec et passer pour une terroriste dans mon quartier, héhé!!!  Donc j'espère à très vite mais....

 
AB asignat doré

28/01/2010

La blagounette: l'allaitement.

Cette semaine j'ai choisi une blagounette que m'a envoyée Anne. J'en profite d'ailleurs pour lui faire un gros bisou au passage: comme vous le savez, elle se fait opérer ce matin. Et bien sûr, tout va bien se passerClin d'oeil.

 
01

 
Une dame et un bébé attendent patiemment le docteur pour le  premier examen du bébé.

Le docteur arrive, examine le bébé, vérifie son poids et, d'un air un peu préoccupé, demande à la dame s'il est nourri au sein ou au biberon.
 
- Au sein,  répond-elle.
- Eh bien, déshabillez-vous jusqu'à la taille! lui dit-il.

Elle s'empresse de le faire.

Puis il lui pince les mamelons, les presse, les palpe et lui  frotte les seins dans tous les sens dans le cadre d'un examen très minutieux.
En lui demandant de se rhabiller, il lui dit:
 

- Pas surprenant que le Bébé ait un poids si faible. Vous n'avez pas de lait.
- Je sais, je suis la grand-mère. Mais je suis quand même contente d'être venue!

 
AB asignat doré
 

05/01/2010

La noce: Atelier d'écriture

Je vous propose aujourd'hui un texte d'atelier d'écriture dont la consigne consistait à tirer une phrase dans une histoire existante et broder autour une petite nouvelle ou un conte n'ayant rien à voir avec l'histoire initiale.
A l'époque, je vivais encore à Estoublon et notre coiffeuse et amie se mariait prochainement: je me suis tout naturellement laissée inspirer, d'autant qu'elle faisait partie de l'atelier:)))! Mais non, elle ne l'a pas mal pris, au contraire, nous riions beaucoup dans cet atelier de joyeux(ses) drilles!

 
1-1A

 
Depuis le matin, Germaine s'affairait. Elle avait passé une nuit affreuse prise entre les ronflements sonores de la cousine Zoé et les reniflements du boxer de Jules qui, s'étant réfugié sous son lit où il trouvait les moutons confortables, dormait du sommeil du juste; Si on ajoute à cela les bigoudis serrés quelle supportait depuis la veille à midi, difficile de trouver un repos réparateur!
Et puis un mariage, çà n'a pas lieu tous les jours et le sien Germaine, elle le voulait impeccable. Elle partageait la vie de Jules depuis deux ans déjà. Pourtant, pour faire plus vrai et justifier la robe blanche et la couronne de fleurs d'oranger, depuis une semaine elle l'envoyait dormir chez ses parents à la Ferme du Cocu où devait avoir lieu la noce.
C'était aussi, il faut bien le dire, pour ménager les deux tantes âgées et  surtout à héritage que cette mascarade était montée: les deux pauvres vieilles la croyaient encore pucelle. Pourtant tout le monde savait au village que Jules était l'homme de la dernière chance: les autres, Germaine les avait tous essayés, y compris les déjà mariés.
Alors là, elle le tenait le Julot et pas question de le  lâcher.

On était donc à quatre heures de la grande cérémonie et il fallait dès à présent s'atteler à la tâche.

Germaine se plongea dans un bain voluptueux. Facile de s'épiler: les poils flottaient à la surface. Elle commença donc au ciseau puis, après s'être enduite de savon de Marseille elle finit par le rasage proprement dit, munie du coupe-chou aiguisé et prêté par son cher papa. Malgré quelques larges estafilades qui lui zébraient les guiboles, le résultat lui parut satisfaisant.
Sortie du bain, elle entreprit la séance maquillage. Rien à redire: le fond de teint, choisi avec soin dans un beau brique cuivré s'étala en larges couches sur la couperose du joli visage de la donzelle. Elle dessina légèrement ses joues de deux petits ronds roses fushia, ombra ses paupières  de vert perroquet et, touche finale, ses lèvres, très fines d'ordinaire, s'ourlèrent d'un grand tour de crayon marron puis s'emplirent de vermillon nacré (elle l'avait bien lu sur la notice: repulpe les lèvres!).
Les petits rouleaux une fois défaits dévoilèrent une chevelure rare certes, mais élégamment frisottée très prés de la tête. Germaine peaufina au petit fer: tout était dit!

Elle enfila sa robe blanche légèrement jaunie, au volant un peu déchiré et reprisé sur le bas. L'odeur de la naphtaline emplit la chambre: la cousine Julie, mariée depuis dix ans, avait dû à l'époque forcer un peu la dose. Zoé, appelée à la rescousse pour aider à la mise en place du diadème et du voile, montée sur une chaise bancale, chuta lourdement sur le sol douteux. Une large tâche de la multicouche de vieille graisse de bœuf sensée entretenir le parquet ornait désormais sa robe de demoiselle d'honneur.
Mais la couronne, bien qu'installée de guingois, ornait joliment les bouclettes de la future mariée.

La cérémonie se déroula au mieux bien que le maire, pas mal éméché déjà, faillit marier Germaine à son garçon d 'honneur et que le curé, en bafouillant un peu d 'émotion, ait révélé malencontreusement son ex-liaison avec Germaine.
Et la noce partit sur la route poudreuse pour aller honorer le banquet.

La grande ferme paraissait attendre là-bas, au bout de la voûte de pommiers. Une sorte de fumée sortait de la porte et des fenêtre ouvertes et une odeur épaisse de mangeaille s'exhalait du vaste bâtiment, de toutes ses ouvertures, des murs eux-mêmes.
La mère de Jules n'avait pas fait les choses à moitié, fière qu'elle était d'avoir enfin casé son nabot, qu'elle voyait venir sur la route au bras de Germaine, pas une sainte certes, mais qui lui donnerait de beaux petits enfants.

On se serra autour de la table: les festivités pouvaient commencer.

 
AB asignat doré

03/12/2009

La vieille. Le poème de la semaine.

Je n'ai pas trop de scrupules à reposter ce texte. D'abord parce que je l'aime beaucoup et tant pis pour l'immodestie dont je fais preuve là:) et puis parce que c'est sans nul doute le poème le plus apprécié par mes lecteurs au vu des très nombreux coms qu'il a suscité. Peut être une projection sur la vieillesse à venir ou la vision que chacun a de ses propres "vieux"? J'aime ce terme moi, vieux! C'est plus affectueux que personnes âgées. Qu'Est-ce que ç veut dire çà personnes âgées? Disons-nous personne jeunes

Mais si je poste ceci, ce n'est pas anodin, pas seulement pour les raisons que je donne plus haut: nous avons tous nos vieux, ne les oublions pas au moment de Noël, fête de famille par excellence. Dans la mesure où leur santé le permet, même si vous ne faites pas grand-chose pour l'occasion, n'oubliez pas que pour eux, ce sera un gage d'amour que de partager ces moments avec vous.
 

la vieille
 

Son temps est raccourci, ses gestes sont menus
Elle avance petit et un pied après l'autre
Ses os sont torturés, son dos en est bossu
Ses soucis ne sont déja plus les mêmes que les nôtres.
Elle marche courbée mais son pas est léger
Ses préoccupations, le temps les a changées
Elle ne pense plus à ces années qui arrivent
Elle le sait très bien qu'elle va vers l'autre rive.
 
Mais elle n'en souffre pas, elle va l'âme en paix
Elle a mené sa vie aussi loin que possible
Elle a aimé un homme et lui a tout donné
Elle finit ces jours qui se suivent, paisibles
Ses souvenirs sont prés de son lointain passé
Elle oublie la tristesse des dernières années
Ses enfants sont partis vers d'autres horizons
Mais elle, elle n'oublie pas. Elle vit avec Gaston.
 
Ce jeune militaire qui partait mais avant
Il voulait faire d'elle une femme, une mère
Qui sait s'il reviendrait de cette sale guerre
Son père y est resté et son frère, le grand.
Elle oublie tout ce temps qui s'est enfui depuis
Qu'elle a fermé sa tombe, l'a bénite de buis
Parfois elle lui parle et lui qui est si bon
Au dela de la mort, toujours il lui répond.
 
Bientôt, bientôt tu vois, je vais te retrouver
Tu m'accompagneras tu me tiendras la main
Te souviens-tu Gaston combien j'aimais l'été!
Toi tu étais jaloux tu traitais de vauriens
Tous ces gars du village qui me faisaient la cour
Mais au fond tu savais, oui tu savais très bien
Que tu étais celui que j'aimerais toujours
Au delà de mes nuits, au delà de nos jours.
 
Nous ne le disions pas, nous avions nos pudeurs
Nous frôlions du regard, nos coeurs faisaient le reste
Nous nous parlions d'amour mais pas besoin de gestes
Vous les garçons saviez respecter nos candeurs
Nos robes étaient longues mais d'un geste parfois
La cheville dévoilait plus que vous attendiez
Je n'oublierai jamais la toute première fois
Où tu osas baiser ma chevelure dorée.
 
Nous nous retrouverons un beau jour quelque part
Ce sera comme avant, nous serons jeunes et beaux
Tu baiseras ma main soulevant ton chapeau
Ce sera l'arrivée, nullement un départ.
Pour nous les jours seront à jamais d'insouciance
Nous ferons comme avant, garderons nos silences
Nous fermerons nos yeux n'écoutant que nos coeurs
Vois-tu mon cher Gaston, ce sera le bonheur.

 
AB asignat doré

12/11/2009

S.D.F. Poème de la semaine.

A1-A sans abri

 

J'ai posté ce texte déjà. Je vous l'offre là dans son intégralité. Un peu long me direz-vous! Mais la première version m'a semblée trop généraliste.
En fait lorsque je l'ai écrit, j'imaginais C. Chazal dans le "rôle" de la femme. Je ne veux pas dire que cette journaliste que j'apprécie se fiche des SDF mais, plus simplement pour moi, il était plus facile de mettre un visage sur la passante dont je parle:-).

Ah! une chose encore: vous remarquerez que la structure de ce texte n'est pas très orthodoxe mais il est venu comme celà et c'est ainsi que je veux vous l'offrir.



Il fait doux, temps matin
Mais un peu tristounet
Elle marche d'un bon pas
Lui ne sait où aller
Il fait semblant de vivre
D'entamer la journée
Il va un peu la suivre
Elle est déterminée
Comme toutes ces personnes
Qui s'en vont travailler.

Tous les jours il la voit
Elle est toujours en retard
Il essaie de savoir
Qui elle rejoint le soir
Quand elle rentre tard
Un mari, un amant
Et puis un, deux enfants!
Elle lui paraît heureuse
Son visage est serein
Mais est-elle amoureuse
Sans doute un homme bien.

Il s'assoit contre un mur
Il glisserait plutôt
Comme le sol est dur!
Il n'a pas de repos
La nuit il dort si mal
Dans les miasmes sordides
De ce petit local
Si plein, mais qui lui semble vide.

Vide de tous ces mots
Que personne ne dit
J'ai froid j'ai peur la vie
Mais où elle est ma vie?
Toujours courber le col
Attendre qu'on te donne
Tu es là sur le sol
Et personne ne te sonne
Tu n'as même plus d'avis
Tu n'iras pas voter
De ta voix ce pays
Ne veut pas en parler.
Ceci est si banal!

Tu n'es qu'un mal loti
On se renvoie la balle
C'est sa faute aussi
Il boit. Et il est sale
Je n'étais pas comme çà
Je le suis devenu
On te vire, tu t'en vas
Ailleurs il y a l'emploi
Oui mais ailleurs c'est où?
On ne me l'a pas dit.

Et je m'en suis allé
De défaite en dépit
Trop vieux monsieur, trop cher
Mais qu'est-ce que vous croyez
Un jeune fera l'affaire
C'est çà ou le balai
Petits boulots sinistres
Et descente aux enfers
On écrit aux ministres
Qui n'en ont rien à faire
Alors là vous tombez.

Puis un jour c'est la rue
Une panne de loyer
Déjà huit mois monsieur
Vous ne pourrez plus payer.
On vous saisit vos biens
On vous met à la porte
Mais une âme sans toit
C'est comme une âme morte
Bien sûr on nous héberge
On nous donne à manger
Mais qui nous reconnaît
Qui nous sait humilié?

Pas cette jeune femme
Au bon pas élastique
Qui va en conquérante
Qui tient là son public
Elle fait une émission
J'ai vu à la télé
Le soir quand au foyer
Et par pure exception
Parce qu'il y a SA rubrique.
Ô combien je voudrais
Qu'un soir elle m'invite!

Je pourrais m'expliquer
Dire que tout va trop vite
Je ne suis pas un clochard
Je suis un sans-abri
Un homme qui avait tout
A qui l'on a tout pris
Elle parle de nous
Mais ne nous connait pas
Elle invite des savants
Mais qui ne savent pas
Ils ont de beaux costumes
Rentrent chez eux le soir
Mais qu'est-ce qu'ils en sauraient
De notre désespoir!

J'avais femme et enfants
Tout le monde est parti
Comment les faire vivre?
Je suis un sans-abri.
Mais demain si Dieu veut
Je pourrai repartir
Couper court mes cheveux
Et un peu me vêtir
J'élèverai mon âme
Vers un ciel plus serein

Si seulement cette femme
Me tendait une main!

 
AB asignat doré

05/10/2009

Un héros, qu'est ce que c'est? Société.

1-a a super héros

 

J'ai lu dernièrement un article faisant état de l'héroïsme d'un homme qui aurait sauté d'un pont dans une rivière  (froide l'eau!) pour porter secours à un jeune garçon qui se trouvait en difficulté, suicidaire ou pas. j'ai eu envie d'écrire un post qui pose la question parce que j'aimerais vraiment avoir votre avis sur le sujet:

 
- Qu'est-ce qu'un Héros?

 
Pour moi un héros c'est quelque un qui, par ses faits, a contribué à  sauver des gens; tenté une action, réussie ou pas, qui l'aurait amené à un destin exceptionnel; commis un acte de bravoure...

Pour exemple je pense aux résistants de la dernière guerre qui, quelle que soit leur tâche, même la plus minime, ont couru des risques pour la libération de leur Patrie.

 
Prenez un prisonnier de la première heure placé dans un camp d'internement où il est resté jusqu'à sa libération sans faire parler de lui, sans aider personne à survivre, sans tenter de s'évader :Celui-la n'est pas blâmable: il se contente de faire ce qu'on lui dit de faire, y compris travailler pour l'ennemi, peut être en ralentissant la cadence mais est-ce que cela fait de lui un héros?  Je ne le pense pas .

Par contre un autre prisonnier qui va, par tous les moyens imaginables tenter de s'évader ce qui est, rappelons-le, le propre d'un prisonnier de guerre puisque, pour assurer sa garde, des forces adverses seront mobilisées qui ne seront pas sur le front de combat, puis qui souvent, quand il parvient à fuir, pourra, comme beaucoup l'ont fait, intégrer la résistance, celui là est un Héros. 

 
Voici d'ailleurs un extrait de loi qui fait mention de l'état de Héros susceptible de prétendre à la médaille des Évadés.
  
 

 « « Ces conditions sont les suivantes :


Le candidat à cette médaille doit s'être évadé d'un endroit situé à l'intérieur d'une zone occupée ou contrôlée par l'ennemi avec franchissement clandestin et  périlleux d'un front de guerre ou d'une ligne douanière.

Ou avoir tenté à deux reprises de s'évader des camps ou établissements militairement gardés et subi des peines disciplinaires ou la déportation dans un camp de représailles comme celui de ().

Les prisonniers civils évadés de France ou d'un camp et établissement situés en France avant leur transportation en Allemagne doivent justifier s'être engagés par la suite dans une unité combattante ou avoir été membres d'une organisation de la Résistance. Par contre, les prisonniers de guerre (sous réserve de leur attitude patriotique) n'ont pas à fournir cette justification. » »
 

 
Mais il n'y a pas que cela. Ainsi je n'exclus pas  le pompier qui risque sa vie tous les jours, je n'oublie pas le médecin qui a un jour tenté sur lui-même ce vaccin qui ensuite a sauvé tant de vies même s'il a fait ce choix ...mais n'est-ce pas justement le propre du Héros que de choisir de l'être?

 
A mon sens on ne peut pas qualifier toute personne qui aurait participé à un conflit, qui aurait vécu dans des conditions difficiles et seulement pour ces raisons, de Héros sans risquer de dévaloriser les personnes qui se sont vraiment montrées héroïques.

 
Alors vous, dîtes-moi tout! Quel est pour vous le sens du mot héros? En avez-vous connu ou en connaissez-vous???

 
Je ne parle pas bien sûr des héros que nous avons tous, qu'ils soient de BD, de films ou autres chanteurs dont nous sommes fansClin d'oeil!!!

 
signat doré

02/10/2009

La veuve. Le poème de la semaine.

Je vais tenter de me remettre à écrire, photographier, chercher des sujets de société agréables...  Mais je ne suis pas en grande forme en ce moment. Alors pour aujourd'hui, j'ai remanié quelque peu ce texte posté il y a un an (déjà!) sur 4mains. Peu de chose, juste un zeste de musicalité, de fluidité... L'aimerez-vous, le reconnaitrez-vous? 

Et je tenterai de passer chez vous, au moins, qui me rendez visite:)! Alors, à bientôt!

 
a la veuve

 
Je ne t'oublierai pas
Tu es là à jamais
Je te garde au coeur
Mon secret bien gardé
Tu me permets de suivre
Le chemin de la vie
Parfois dans le silence
Je te parle, je te dis
Te souviens-tu de nous
De nos mots, de nos gestes
Des moiteurs de nos nuits
De nos élans si fous
Tu sais c'est une souffrance
De te savoir ailleurs
Je sais ce qui me reste
Nos jours de grand bonheur
Tu étais doux, sensible
Tu savais m'amuser
Maintenant par ton absence
Je me sens invisible
J'étais belle pour toi
Et toi tu m'admirais
Je sens monter en moi
La houle des regrets.
Je t'espère serein
Dans ce nouvel ailleurs
Pour moi chaque matin
Est moment de douleur
Savoir que tu n'es plus
Ne jamais te revoir
Vivre une heure, un peu plus
J'ai promis de savoir.
Alors mon cher amour
De là-haut dans tes cieux
Tu peux voir que toujours
J'obéis à ton voeu
Je vis, je vis tu vois
Je fais de gros efforts
Pour que, à travers moi
Toi aussi vives encore.

 
signat doré

21/09/2009

Vous. Le poème de la semaine.

J'ai toujours adoré le vous en amour! Pas tous les jours mais parfois et curieusement me direz-vous, dans les moments plus intimes. Le "Vous:" il donne une autre dimension à l'instant, ce vous partagé, comme une re-connaissance, une re-découverte (tréma volontaire)!

 

1


Donnez moi ces mots flous que je tisserai pour vous
Que je brode et enlace de sourires aigre-doux
Que je creuse à la nuit ce lit de sombres drames
Que je puisse pour vous en esquisser le charme
Des mots faits de passions et de désirs torrides
Pour voir sous quels sillons se brisent vos nuits languides
Des rêves effarouchés par la main qui se tend
Des vies éclaboussées en offrandes de sang
Ô serrer dans mes bras votre amour fait de flamme
D'étreintes que nos draps retiendraient dans leur trame
Croire que cette nuit pourrait durer toujours
Des mots crus chuchotés mais qui verraient le jour
De mes lèvres fendues par l'ardeur des baisers
Un corps écartelé que d'avoir trop donné
Se frayer dans l'ivresse un chemin vers vos rêves
Avoir peur quand soudain au point du jour se lève
Ce semblant de clarté qui me fera rougir
Mais en moi je saurai toujours me souvenir
De cette volupté qui fit céder mon corps
La nuit venue je sais, je vais vous vivre encore!

 
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19/09/2009

Se ronger les...! Texte d'atelier.

Ce texte date! je l'ai écrit à l'atelier des mots dont je faisais partie il y a quelques années. Un moment d'amusement sans prétention!

 

 

AA1

 

La consigne en est simple puisqu'elle tient dans cette simple phrase:

Il ne faut pas se ronger les ongles parce qu'ils sont à toi, si tu aimes les ongles, mange ceux des autres (Georges Darrien).

En période de pénurie, il n'y a que çà à ronger.

L'un ronge son os, l'autre ronge son frein... moi je me ronge les sangs. Mais oui, je suis de nature inquiète! Ainsi, hier tenez:

J'ai donné son os à ronger à Médor. Il a rampé lentement, accroupi, reniflant de loin. Pendant ce temps moi, je rongeais mon frein: j'avais prévu d'aller faire les boutiques mais voulais m'assurer que la bête  -pas celle qui sommeille en moi mais la vraie, mon chien-  avalerait bien son os. Oui parce que c'est vrai, c'est fou ce que cet animal manque de calcium!
En attendant qu'il s'exécute, je me rongeais les sangs, donc! Parce qu'avant d'aller faire les boutiques, j'avais prévu de passer chez Pierrot afin qu'il apaise cette bête qui justement sommeille en chacun de nous.

Pour ne pas bousculer Médor,  que faire d'autre que me ronger les ongles en rongeant mon frein tout en me rongeant les sangs en essayant de calmer la bête qui sommeille en moi ainsi que ma bête craintive  -Médor-  afin qu'il se décide enfin à ronger son os! Dans des circonstances semblables vous avez toutes les raisons avouez, de vous ronger le cœur!

 
Copie de imagemagic

14/09/2009

Fin d'été: le poème de la semaine.

FIN D'ETE

 
 
Mon âme au bord des yeux
Je regarde le ciel
Piano désaccordé
Mon pauvre coeur palpite
Les nuages aux dos ronds
Se bousculent et s'agitent
C'est la fin de l'été
De ses saveurs de miel
Et de mon amour feu.

 
Je le sais, on m'a dit
Je connaissais l'histoire
Ces passions des beaux jours
Ne vont jamais bien loin
Oui mais moi je l'aimais
Je voulais tant y croire
Il semblait sûr de nous
De nos grands sentiments
Dans le chaud de nos nuits.

 
Mais pour lui est fini
L'incendie qui me brûle
Il n'est rien au delà
Du pauvre quotidien
Les feuilles tourbillonnent
Le vent se fait chagrin
Il ne reviendra pas
Il l'a dit ce matin
 
Et l'amour feu s'éteint.

 
Copie de imagemagic

11/09/2009

Le Tchad (2). Extrait de journal perso.

1A1 afrique2

 
 
C'est le pharmacien qui l'a envoyée me "rendre visite". Elle est arrivée, timide et apeurée, me demandant un peu d'argent pour manger. Son regard était brûlant de fièvre et pourtant elle était belle, son port de tête si fier! Son visage doré s'éclairait de grands yeux pourtant couleurs de nuit, légèrement écartés. Sa bouche en cœur semblait presque trop rouge, comme maquillée, pour une fillette de son âge. Ah oui son âge: 10 ans m'a-t-elle annoncé mais en paraissant à peine 8 malgré sa taille assez élancée comme souvent les filles tchadiennes. Elle marchait pieds nus bien sûr et flottait dans son pagne. C'est-ce qui m'a frappée d'abord chez elle: son extrême maigreur. Pourtant je commençais à être habituée à ces enfants affamés par cette guerre du pouvoir qui déchirait depuis si longtemps les 2 frères ennemis.

Elle se nommait Souad et j'adorais ce prénom si doux.
Elle ne parlait pas au début. Elle arrivait le matin dés après que je me sois installée à ma table, trié mon courrier et donné les premières instructions pour le programme de la journée. Je ne pouvais lui accorder que peu de temps, elle savait que je devrais vite me rendre dans les services ou sortir en quète des aides de l'Etat, des Ambassades... Toujours un papier qui manque, un protocole d'accord avec tel ministère incomplet...

Les premiers jours je lui ai donné cette pièce dont sa survie alimentaire semblait dépendre. Puis je lui ai posé quelques questions. Je lui ai acheté quelque beignet ou fruit... Je  pensais que c'était plus important de lui acheter de la nourriture, qu'au moins ainsi j'étais sûre qu'elle profiterait de ce que je donnais. Mais j'ai très vite compris que partir sans argent serait grave pour elle et sa famille. En fait j'ai appris plus tard que son père était mort à la guerre et ses 2 grands frères étaient engagés dans l'armée: des combattants! C'était de ce que ramenait cette petite fille que se nourrissaient ces « hommes » si utiles: 2 gamins de 18 et 14 ans. Et s'il restait quelque chose, sa mère et elle étaient nourries. Autant dire qu'elles mangeaient rarement.

Ainsi, nous avons instauré un petit rituel: un marchand ambulant passait le matin tôt et nous fournissait ce dont avait besoin l'enfant pour se nourrir: 2 brochettes de rate, un peu de mil ou de riz, une mangue, un petit beignet... C'était plus qu'elle n'avait jamais eu depuis qu'elle avait quitté le sein maternel. Elle restait là, se promenait, aidait de vieilles gens dans le dédale de l'hôpital, soutenait la mère épuisée à changer les langes de son enfant... elle se rendait utile. Puis vers midi, 13 heures, ma journée de travail finie, je lui donnais les quelque 50 F.CFA qu'elle ramènerait à la famille pour ne pas être battue par le frère aîné, très dur et fier de sa kalachnikov presque aussi lourde que lui.

Des mois se sont écoulés ainsi. Que pensait sa famille voyant cette gamine si frêle s'étoffer un peu, devenir de jour en jour plus forte? Elle prenait confiance, se racontait, répondait aux questions mais je n'ai jamais vraiment eu de curiosité envers elle, je préfèrais l'écouter. Elle parlait de ce qui la choquait, posait des questions sur la France, mes enfants, l'école, de la paix surtout: elle ignorait la paix. Elle adorait son pays, sa ville mais ne connaissait rien d'autre que ces trous de balles dans les murs, la peur parfois, quand les bombardements se faisaient plus intenses  mais elle était devenue très rieuse et adorait jouer avec les bébés du service pédiatrie.

Je ne sais pas ce qu'est devenue Souad, j'ai quitté le Tchad rapatriée en avion sanitaire, dans le coma. Lorsque j'y suis retournée, presque un an après pour de courtes vacances auprès de mon mari, personne n'a pu me donner de ses nouvelles. Le pharmacien qui la connaissait un peu avait changé de poste.

 
Elle reste là, dans mon cœur. Comment ne pas imaginer le pire dans ce pays où les filles sont si peu de choses?

 
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09/09/2009

Le port du pantalon au Soudan: Société.

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Loubna Ahmed Al-Hussein est une journaliste soudanaise  qui a été incarcérée le 3 juillet avec plusieurs autres femmes pour avoir osé porter un pantalon "indécent". Oui parce que le port du pantalon n'est pas interdit au Soudan mais plutôt la façon dont il est porté, dont il dévoile ou non le corps de la femme. Mais comment savoir ce qui peut être jugé indécent, çà c'est à la fort libre appréciation des policiers et des juges.

Prévu  pour mi-août, le procès a été reporté au 7 septembre suite à une manifestation devant le tribunal de Khartoum.  La condamnation, 40 coups de fouet, est venue suite au refus de Mme Hussein de payer une amende de 200 dollars, la sentence initiale de lundi.  

La journaliste a été libérée ce mardi, selon l'indication donnée par le président de l'Union des journalistes soudanais à l'agence AFP.

Loubna Hussein combat l'article 152 du code pénal de 1991, entré en vigueur deux ans après le coup d'État du président Omar el-Béchir et prévoyant une peine maximale de 40 coups de fouet pour quiconque "commet un acte indécent, un acte qui viole la moralité publique ou porte des vêtements indécents" .

 Mme Hussein écrivait des billets pour le journal al-Sahafa ("La Presse") et travaillait à la section médias de la mission des Nations unies au Soudan (Unmis) au moment où elle avait été arrêtée. La jeune femme a quitté ce poste et refusé, comme le gouvernement soudanais le présumait (qu'est-ce que c'était arrangeant hein!)  d'invoquer l'immunité diplomatique. Elle a souhaité que ce "procès" suive son cours. Elle a reçu plusieurs appuis à l'étranger dans son bras de fer contre l'article 152.

Une pétition circulait sur le net depuis son arrestation (que j'ai signée bien sûr) pour lui apporter notre soutien mais surtout pour l'abrogation de cet article.

Pour elle donc, tout se passe au mieux, la pression médiatique et l'intervention d'Amnesty International étant très présentes.

Mais pour les autres? Le 5 juillet, soit 2 jours après l'arrestation du groupe dont Mme Hussein faisait partie, 10 femmes ont été flagellées publiquement en application de cet article 152!

 
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04/09/2009

Mon blog, partie de moi!

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Je poste ici, contrairement à 4 mains où tout était fiction, des moments de ma vie. Certains ne sont pas forcément gais que voulez-vous: la vie est un tout: bonheurs, malheurs, petites et grandes joies mais aussi peines plus ou moins profondes, cruauté... C'est-ce qui m'a construite, qui a fait que je suis moi, telle que je suis avec ma sensibilité parfois trop vive, mes colères face à l'injustice, surtout quand elle est dirigée vers des enfants... mais pas seulement.

Mes choix de vie, l'entraide par exemple, sont forgés par mon propre passé. Sans doute, quand j'en avais tant besoin, le fait que la maman d'une petite camarade m'ait donné l'attention que ne m'apportait pas ma famille a-t-il fait naître en moi le désir de rendre ce qui m'a été donné de cette façon.
 

Puis je me suis aperçue que si l'évocation de mes souvenirs heureux faisaient renaître les vôtres et étaient fort appréciés, quand il m'est arrivé de raconter simplement des peines, parfois la cruauté de ma propre vie d'enfant, un évènement qui, par sa dureté, a marqué mon âme à jamais... vous réagissiez de manière plus vive, presque agressive, voire carrément insultante pour certains qui n'ont pas hésité à m'envoyer des mails outrageants. Mais ces moments-là, en les niant, me feraient me renier moi-même! Alors que faire? N'écrire et de plus en les édulcorant, que des pans de vie semés de rires et de joies? Qui pourrait croire que je ne suis que cette femme-là? Renoncer à me raconter? Ce blog a été, contrairement à 4 mains, dans lequel j'ai mis tant de temps à poster ma propre photo par souci d'anonymat , conçu pour cela: parler de moi, un peu, mais très expurgé pourtant, des parties de mon journal personnel. mais ce qui peut être dit sans trop en dire!
 
Alors je m'interroge: dois-je changer de genre et ne poster là que du général? Des recettes, des blagounettes, un poème (encore qu'ils disent déjà beaucoup) ou un texte d'atelier, un résumé de vacances, des photos de ma région, un fait de société? Dois-je me cantonner à çà? Car je mets tout cela ici déjà mais est-ce que ce contenu là me plairait à moi? Ce blog se veut  ouvert à tout, c'est mon choix: la variété des posts en atteste. Alors oui, peut-être devrais-je supprimer les parties qui me concernent plus intimement et écrire sur moi pour moi! mais dans ce cas, serait-ce encore mon blog ou bien deviendrait-il plutôt celui que je ferais pour vous plaire?  est-ce là son but? Là je dis non, ce blog je l'ai créé pour mon plaisir et il vit pour cela. Si ce n'était plus le cas il n'aurait plus de raison d'être!
 

 
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02/09/2009

Homosexualité et adoption: Société.

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1. La situation juridique et sociale:
   

La loi bioéthique de juillet 94 ne donne pas accès au recours à la procréation médicalement assistée avec tiers donneur dans la loi française, pratique utilisée aux Pays-Bas ou en Belgique entr-autres. Les femmes françaises vont alors se faire inséminer dans ces pays (ce qui a donné l'appellation "enfants du Thalys").
 

Les "convention mère porteuse" sont également interdites, cependant:

 - un homme en couple homosexuel peut très bien avoir un enfant avec une femme qui ne reconnaît pas l'enfant, l'enfant reconnu par son père biologique est donc élevé par lui et vit en fait dans un couple homosexuel.

- 2 membres de 2 couple homosexuels (un couple hommes et un couple femmes) ont un bébé reconnu par les parents biologiques et sera donc élevé par 2 couples homosexuels.
  

Dans les 2 cas le "non parent" reconnu risque en fait de perdre tout contact avec l'enfant en cas de séparation puisque le "lien affectif" ne peut être reconnu.

 
L'adoption est la solution idéale qui offrira un foyer à un enfant qui en est dépourvu. Mais, si l'adoption par un parent célibataire est reconnue et appliquée, elle ne l'est en aucun cas par un couple dont les 2 parents seraient du même sexe et le fait du PACS ne change rien: il y a là une forme d'hypocrisie qui concède la vie commune mais dénie la possibilité de devenir également parents.

Les législations européennes différent en cela puisque l'adoption conjointe par un couple homosexuel est reconnue aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne au Danemark en Islande et en suède.

 

Tout le monde a encore en mémoire le cas de Philippe Fretté dont le recours a été rejeté après 10 ans de procédure (et la séparation de son couple), les juges européens ayant estimé que la question divisait fortement les spécialistes à l'enfance et que ce n'était pas à la cour (européenne) de se substituer aux états et d'imposer une solution unique en Europe.

 

Mon approche personnelle:
  

 

Tout le monde est d'accord sur 2 choses:

 - Le bien-être de l'enfant avant tout,

- les parents doivent être une référence pour que l'enfant puisse s'épanouir.

 

La question est donc:

Est-ce qu'un couple homosexuel peut être une référence pour un enfant? C'est là que la morale intervient.

Ce qui fait référence, c'est avant tout d'apporter de l'amour à l'enfant, prendre soin de lui et être stable. Et me semble-t-il, on peut très bien remplir toutes ces conditions et vivre en couple du même sexe. Je ne vois là aucune contradiction. Une famille hétérosexuelle peut très bien être une mauvaise famille, l'orientation sexuelle n'a aucune incidence sur la capacité d'aimer et prendre soin d'un enfant, de l'élever.

En ce qui concerne l'adoption, on devrait procéder, comme pour une famille hétéro, à l'évaluation de ces capacités. L'amour donné ne se comptabilise pas en cochant des petites cases sur un formulaire.

D'ailleurs, où est le modèle traditionnel? Qui peut dire ce qu'est un couple "normal"? On peut à la rigueur parler de schéma classique de la famille dicté par la société mais à quoi ressemble-t-il de nos jours devant les familles éclatées, disloquées, déchirées...?

 

Il n'y a pas de règle je pense aujourd'hui. En réalité il existe déjà partout en France des enfants de couple homo parental et ces enfants n'ont aucune reconnaissance c'est cela qui est tout à fait anormal.

 

Un petit mot au sujet des "folles":

 
Car il y a en effet diverse formes d'homosexualité ou du moins différentes façons de la vivre. Certains choisissent le secret, d'autres la vivent aussi naturellement qu'une hétérosexualité et d'autres ont besoin de l' excès et l'excentricité. C'est la partie émergée de l'iceberg car ce sont ceux-là que l'on voit se trémousser aux gayprides et participer aux émissions télé (on cherche le sensationnel) qui au lieu de servir à démontrer la normalité des homosexuels vient démentir cette version plus juste.

 

Cela dit, ceux qui vivent de cette façon leur homosexualité ont en principe une sexualité débridée et montrent peu de motivation à s'investir dans une forme de parentalité quelle qu'elle soit!

 

En conclusion:

 
Je dirai que la situation n'a pas de réponse type. Il y a autant de réponses qu'il y a d'individus. Je crois sincèrement que 2 personnes peu importe leur sexe, peuvent adopter un enfant dé lors qu'il y a de l'amour à donner. Ensuite l'éducation écrira l'histoire de la famille même si je pense qu'il ne doit pas être facile pour un enfant issu de couple homo d'être accepté dans une société si prompte à juger et cataloguer. Le chemin est encore long vers la tolérance mais le fait de légaliser le mariage homo et l'adoption peut aussi contribuer à faire avancer les mentalités. J'ai bon espoir, nous y arriverons! Pour peu que l'église y mette un peu du sien après les politiques... mais çà, c'est un autre débat!!!

 
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25/08/2009

Remise à neuf!

Je suis rentrée cette aprés midi des 3 lacs. C'est trop peu dire que je me suis régénérée: je suis, comment dire?  neu-ve!!!

 
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Le matin, petit déjeuner à l'ombre des grands arbres avec pour seul bruit que celui du vent dans les feuilles, les canards qui remontent du lac réclamer un peu de pain,

 
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promenade de santé dans la forêt, farniente-lecture, petite sieste à l'ombre puis baignade, repos (toujours à l'ombre des arbres qui bordent le lac de baignade)

 
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jusqu' à être seule sur la plage, les enfants passant leurs aprés-midi à trouer leurs maillots sur les pentes du toboggan aquatique,

 
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repas au restaurant surplombant le lac et soirée animée du camping.

 
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Vous l'aurez compris, je ne me suis pas épuisée. Une petite incursion au marché (très beau) du dimanche matin au village à côté mais c'est tout hein, pas de visites ni rien qui vienne troubler ma petite routine vacancière! Le Bon-heur!!!!

 
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20/08/2009

Et si l'enfant. Poème de la semaine.

J'ai déjà posté ce texte sur 4 mains, il n'y a pas très longtemps d'ailleurs.

Puis j'ai appris hier que dans un village voisin, ce que nous appelons communément un fait divers s'est produit. Un enfant maltraité a été enlevé à sa famille. Jamais au point d'en mourir, jamais avec des brutalités mais privé des petits plaisirs auxquels ses frères avaient droit comme l'inscription à un club de sport, une sortie en famille, un cadeau pour son anniversaire... et des mots si durs qu'ils lui sont devenus intolérables au point de préférer la séparation. C'est lui qui a fait ce choix, il a 9 ans!

 
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Aquarelle sur coton sur contreplaqué. 50,8 x 50,8 cm, 1933, Centre Paul Klee, Berne.

  


Et si l'enfant pouvait parler il vous dirait
Toi l'ami le frère le voisin
Toi qui vois tout mais ne dis rien
Mais qui es-tu ou est ton âme?
 

Quand je hurlais de désespoir, que faisais-tu ou étais-tu
Quand mon corps écartelé geignait l'entendais-tu
Quand ma souffrance devenait telle que ma vie s'enfuyait déjà
Qu'éprouvais-tu
Et toi qui me dis que tu m'aimes comment peux-tu
Les longs chemins que j'ai suivis malgré mon âge
Les connais-tu?
Les souffrances les chagrins la solitude
Les sauras-tu!
J'en ai tant vu pourtant! une habitude
Mais le vois-tu
Pourquoi enfant je dois subir
De l'homme lourd tous les outrages
Me diras-tu?
A mon secours peux-tu venir
  
 

Et je gis là, nuit de silence
Mais qui viendra?
Pourtant le cœur plein d'espérance
Tout finit là
Vivre ou mourir quelle importance
Et tu diras
C'est la mort ma seule vengeance
L'homme connaîtra la déchéance
Pourquoi, pourquoi?
 
  

Faire la Une des journaux?
Trop tard déjà!
Pourtant le ciel était si beau
Mais ce jour-là...

 
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15/08/2009

Lectures d'été: Yeux jaunes et valse lente!

A la veille de son troisième mois de vie, hier, ce blog enregistrait son 20 000ième visiteur. Un petit lieu créé pour me donner meilleure latitude de diversifier mes posts, aller un peu plus loin que dans 4 mains dans la connaissance de mes amis blogueurs et me faire mieux connaitre aussi de vous.

Je vous remercie d'être fidèle dans votre sympathie et de me donner, au fil des jours, de plus en plus de joie dans l'élaboration de cet espace!

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Pour changer un peu de registre j'ai eu envie, puisque les beaux jours sont encore bien présents, de vous suggérer une lecture, celle de mes vacances. C'est très bien çà pour l'été, pas casse-tête pour un sou mais beaucoup d'évènements, une écriture moderne et ludique comme sait si bien nous en concocter Katherine Pancol!

 
Les yeux jaunes des crocodiles!

 
Deux sœurs que tout sépare: l'une, Iris, très (trop)sûre d'elle qui attire tous les regards et ne vit que pour l'argent et l'autre, Joséphine au grand coeur  qui elle, manque totalement d'assurance. La première a en apparence tout pour être la femme la plus heureuse sur terre et la seconde se débat avec des problèmes en tous genres : de couple, d'argent, etc.... L'histoire commence d'ailleurs par une pensée fugace de la part de Joséphine qui a envie de se laisser mourir. Et pourtant...


Leur petit monde, est décrit et les personnages dépeints  parfois de manière une peu caricaturale, stéréotypée ; on devine comment les personnages vont tourner, mais on ne peut s'empêcher de s'attacher à eux quand même, aussi improbables soient-ils (comme la bonne copine qui n'est autre que...). Je soupçonne l'auteur d'avoir vécu un divorce parce que personne dans son histoire n'y échappe. C'en est d'ailleurs déprimant au début. On est témoin d'une transformation tout au long de l'histoire, celle du personnage principal, Joséphine. Cette transformation paraît un peu irréaliste mais Jo est si attachante qu'on se laisse prendre à avoir envie de savoir la suite!
 

La valse lente des tortues !

 

Depuis les Yeux jaunes des crocodiles la vie de Jo a bien changé : passée de l'appart de banlieue à un triplex dans Paris, l'auteure désormais reconnue n'a plus de soucis d'argent, mais vit au milieu de voisins très suspects. Sa relation avec Luca bat de l'aile, et les liens avec son beau-frère Philippe se font de plus en plus forts. En arrière-plan : une série de meurtres, des suspects qui défilent et un mari qui revient...
  
Cette suite nous emporte dans un tourbillon : la vie passionnée de Jo ! Et nous, on fonce !
La valse lente... dresse le portrait de  femmes libres et parfois malheureuses, qui essaient de mener de front carrière, famille, réussite sociale. Un peu comme nous, en somme.

 
Rien de tel pour décrocher de son quotidien. Sitôt ouvert, on se laisse emporter par cette histoire (rocambolesque, reconnaissons-le) et on ne peut plus s'arrêter de bouquiner ! Les vacances étaient les bienvenues pour s'accorder le bonheur de lire ces 2 gros pavés mais l'histoire est facile à lire et on dévore très vite!

 

CRITIQUE: 4,5/5.

 

Les personnages sont extrêmement attachants et le récit réserve son lot de surprises et d'émotions. Aucun n'a l'outrecuidance d'être parfait, chacun est tourmenté par une blessure, un secret, un caractère qui se croit faible mais révèle des trésors d'imagination et d'amour. Les réflexions sur le sens de l'existence de l'héroïne parlent à chacun de nous. L'humour et l'autodérision arrachent des sourires à chaque page. On aimerait tant qu'il y ait une suite!
 

Remarque: ces 2 livres se trouvent dans la Collection Livre de Poche, ce qui n'est pas négligeable!

 
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14/08/2009

Et tu t'en vas: poème de la semaine.

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J'écoute
  

Et en moi s'insinue le silence
La solitude n'est rien face à l'indifférence
Plus rien chez nous ne peut justifier cette vie
Nous ne sommes plus un couple pas même des amis.
 

Tu es là mais absent

 
Tes yeux tournés déjà vers des ailleurs plus beaux
Une vie avec elle où tout sera nouveau
Elle pourra te sourire chaque matin venu
Et tu pourras lui dire ce que pour moi tu as tu.

 
Partir

 
Et m'éloigner de toi sans attendre demain
Essayer de m'enfuir vers un autre destin
Croire que le chaud soleil pourra encore mûrir
Donner autant de fruits que nous pouvions cueillir.

 
Et oublier

 
Oublier ô combien le ciel peut être bleu
Quand on le voit à deux, quand on est amoureux
Regarder l'autre rive avec des yeux confiants
Il y a d'autres joies, un autre jour m'attend.

 
Survivre

 
Et avancer sans regarder derrière
Il n'y a rien de bon à se faire la guerre
Je monterai bientôt sur un autre bateau
Qui cinglera là-bas vers des ailleurs plus chauds.

 
Sourire

 
Pour un autre qui saura m'aimer mieux
Je veux croire en demain, connaître d'autres jeux
Je ne veux faire que çà, je ne veux pas sombrer
Je me raccroche à tout pour pouvoir oublier.


Mais mon coeur saigne encore

 
Te voir te retourner sans un geste vers moi
Vers celle qui est là et qui te prend à moi
Elle sait qu'elle pourra te donner cet enfant
Alors que moi jamais je ne serai maman.

 
Et tu t'en vas...

 
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13/08/2009

Une si jeune femme! Extrait de journal perso.

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Dés l'abord, j'ai su qu'elle était dangereuse. Il faisait chaud et pourtant je n'y aurais pas même mouillé mes pieds. Les enfants l'ont senti aussi : ils se tenaient à distance sur la plage. Cette eau, trop calme au bord, propice aux crocodiles, puis plus loin ces tourbillons aux apparences si sages, ne semblait pas leur inspirer confiance.

 
Cependant nous avons passé une bonne journée. Nous nous tenions surtout à l'ombre d'un énorme tronc foudroyé aux racines dressées vers le ciel et des palétuviers qui étendaient mollement leur ancrage bien avant dans l'eau boueuse.

Nous avons enfilé puis dégusté les brochettes arrosées de petit rosé bien frais puis enchaîné sur la partie de pétanque et couru derrière un ballon dans un simulacre de foot dont nous ne connaissions pas tous les règles. On riait oui, beaucoup et la chaleur était là; un peu oppressante, rendant le geste lent et lourd, les idées floues tandis que des dizaines de piqûres de mouches et  moustiques venaient nous harceler sans cesse: des petits riens pour nous mais qui devaient peser à cette très jeune femme qui venait de débarquer en Afrique.

 
La dernière fois que je l'ai vue elle était au bord de l'eau, tenant par la main ses deux enfants. Chacun vaquait encore, trouvant du bois flotté, de jolis cailloux, sommeillant à l'ombre...

 
Puis un appel lointain déjà, les enfants seuls sur la rive et elle qui se débat dans l'eau loin dans les remous puis plus rien que le long cri, étouffé par le bruit du courant, du jeune mari affolé hurlant son nom, appelant au secours, entrant dans l'eau, les autres hommes qui le rattrapent, les cris, la peur... la terreur absolue, pure et folle, de chacun de nous, palpable dans le silence revenu devant l'horreur indicible.

Et puis la course aux voitures garées plus loin: trop loin! Vite, chercher des secours. Les pêcheurs du village partent en pirogue, les européens de la cité cadres embarquent sur le petit bateau de la société.

 
On l'a retrouvée deux jours après dans les remous des chutes. S'est-elle avancée dans l'eau pour se rafraîchir, pas assez avertie des dangers des lieux? A-t-elle été happée par un crocodile dont elle aurait interrompu la sieste? A-t-elle glissé et s'est-elle laissée emporter par le courant?

 
Son frère et son jeune mari se sont sentis coupables: elle ne savait pas nager. Ils ont quitté le Cameroun très vite, rapatriant le corps. Le veuf, les orphelins et ce frère, vieux briscard du pays qu'on ne revit pourtant jamais.

 
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