23/02/2010

Vacances en famille.

Du temps passé en famille je dirai peu parce que rien d'exceptionnel que le bonheur d'être ensemble et nous entendions en profiter. Nous avons eu de la chance: 2 jours de pluie seulement! Mon fils, qui skiait pourtant fort bien jeune garçon, a une trouille bleue de remonter sur des skis. Mais les paysages sont là pour nous dire combien la nature peut  être belle sous la neige et le froid.

Antoine étant parti pour son séjour ski, les 2 cousines, Mathilde et Olivia, ont suivi un stage d’équitation mais en rentrant quand même tous les soirs! Eh oui! Heureusement sinon, je l’aurais vue quand moi, ma petite Lili???
Il y avait Quennie aussi, la chienne de la famille, gentille et belle comme on n’en fait plus.

Et la vie a repris son petit bonhomme de chemin, avec un peu de tristesse au cœur, en se disant que c’était bien court!

 
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Là c'est devant le chalet de Pain d'épices dont je vous ai déjà parlé, on vient y déjeuner (le midi) souvent, surtout quand on skie. Quennie aussi a profité des vacances!

 
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Et voilà Fred bien dubitatif: "je ne pourrais jamais redescendre ces pistes moi"!  Mais bien sûr il se trompe, c'est comme le vélo le ski, çà ne s'oublie pas!

 
AB asignat doré

20/01/2010

La saison de ski. Ma région.

Elle est belle la neige sur les pistes! J'ai la chance d'avoir la station de La Jarjatte tout près de chez moi, à Lus La Croix Haute. C'est une station à taille humaine qui ouvre toute l'année. L'été on y pratique le vélo de piste: on monte par téléski et on redescend à vélo: ils sont étudiés pour hein, comme dirait Fernand Raynaud! Si vous débutez ou que vous voulez skier cool, sans trop faire de queue aux remontées, si vous avez de jeunes enfants... c'est le lieu idéal!

 
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N'est-il pas mignon? Ici, les enfants sont sur des  skis dés l'âge de 3 ans. Mais 5 ans, c'est le bon âge!

 
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Le tire-fesses n'est pas bien méchant (surtout là, au tout débutClin d'oeil) et les Aiguilles, qui dominent la station, sont majestueuses!

 
Mon post du jour est très restreint, pas beaucoup de temps et vous l'aurez remarqué, je vous visite moins. Je ferai mieux dés que le calme reviendra!!!!

 
AB asignat doré

19/01/2010

Les perles des prof: pour rire un peu:)!

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Quelques appréciations expéditives de professeurs :


- Ta copie vaut 13, mais je t'ai mis 12, pour ne pas te porter malheur.

- Élève surtout utile l'hiver, pour chauffer la pièce de sa présence.

- Non, non, ce n'est pas une classe de rameurs. La preuve : on fait du sur-place.

- Élève violemment amnésique : oublie ses leçons, son matériel, et surtout la raison de sa présence au Lycée.

- Il y a des jours où on est heureux sans savoir pourquoi. Pour Mathilde, c'est pareil : on est heureux qu'elle soit en 1ère, mais sans savoir pourquoi.

- Même à l'oral, il fait des fautes d'orthographe !

- Conclusion d'un conseil de classe : On dit souvent que l'Éducation Nationale manque de moyens. Ce n'est pas le cas dans cette classe.

- Rendons-lui justice : il arrive fréquemment en retard à mes cours, mais du coup il est très en avance pour le cours suivant.

- Soyons positifs : il rend peut-être ses copies blanches, mais jamais en retard.

- Bien parti pour réussir à rater son année.

- Élève fantôme, mais qui manque totalement d'esprit.

- N'a jamais ses crayons, n'a jamais ses cahiers, n'a jamais ses livres, mais a des circonstances atténuantes : n'a jamais son cartable.

- Au conseil de classe, j'ai dit qu'il y avait beaucoup d'élèves en difficulté. Maintenant qu'on est entre nous, je traduis : vous êtes une bande de grosses feignasses !

- Lundi, photo de classe. Surtout ne vous entraînez pas à sourire pendant le week-end, il faut qu'on vous reconnaisse !

- C'est pour éviter d'être ébloui par mon cours que tu gardes tes lunettes de soleil ?

- M'sieur, ça a sonné ...
- C'est ça, c'est ça ... Jeanne d'Arc, au tableau !

- Au fait, je voudrais m'excuser par avance d'un problème anatomique un peu handicapant : j'entends très bien de l'oreille droite et très très bien de l'oreille gauche... Le premier qui bavarde, je l'aligne.

- M'sieur, les livres, aujourd'hui ça sert plus à rien avec Internet !
- Alors les cerveaux non plus, avec la télé ?... Taisez vous donc et reconnectez vous sur «lecoursduprof.fr ».

- A un couple fusionnel d'élèves de la même classe :
- Aimer, c'est peut-être regarder dans la même direction, mais pas sur la même copie. Merci.

- Le prof interroge une élève d'habitude très discrète et pousse un cri d'horreur : Aaaaaaaaah !...
(Stupéfaction de la classe) Elle a parlé, elle est vivante! ...

- Lequel de vous deux a copié sur l'autre ? Je pourrais lancer une recherche d' ADN sur vos devoirs, mais on va gagner du temps : dénoncez-vous !

 
AB asignat doré

24/12/2009

Joyeux Noël! Poème de circonstance:)!

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Voilà!
Le décompte de Noël a commencé, la neige est au rendez-vous, le Père Noël a sans doute tout prévu mais dans le doute, on va un peu l'aider à remplir sa hotte pour gâter les proches -ou moins proches mais à qui l'on pense pour l'occasion-, se faire de jolies maisons, prévoir des menus sympas et (on va essayer) pas trop chers qui tiennent compte aussi de nos idées sur le respect des animaux, de l'environnement, de la santé... bref, être en harmonie avec soi-même tout en conservant la notion de plaisir et de fête.
Et puis et surtout, on va penser -et agir- à ceux et pour ceux qui n'ont rien, ceux qui sont seuls ou malades, en faisant un geste même petit pour quelqu'un de notre entourage et/ou inconnu, une aide pour une Association pas nécessairement sous forme de don d'argent mais aussi en offrant un peu de son coeur, de son temps, de son écoute, de son Humanité. C'est cela même: au moins une fois dans l'année, soyons tous Humains!
Je pense et je penserai tout particulièrement à Simon, notre petite mascotte, ses parents lui transmettront mon message, pour qui je voudrais que ce Noël soit le plus beau de sa vie, que le Père Noël en ce soir du 24 décembre, spécialement pour lui et son petit frère Sean, ait mis dans sa hotte les plus beaux cadeaux.
Je pense aussi à Méli: l'amour des siens et le retour à une meilleure santé: l'amour lui est acquis je pense, alors la santé pour Noël??? Et à tous les autres amis des blogs ou du réel qui sont dans la peine ou la maladie!

A ceux qui passent ici, à ceux qui n'auront pas le temps ce soir mais qui viendront demain ou un autre jour, peu importe, je souhaite une belle fête de Noël. Que vous soyiez seul, en famille ou entre amis, que l'esprit de Noël vous accompagne et vous apporte la sérénité, la joie d'être vous même!



La nuit est traversée
De tremblantes lumières
Les bougies jouent jolies
Derrière les carreaux
La buée se fige
Aux bouches des enfants
Il fait coeur, il fait bon
Il fait un temps d'amour.

Les cloches doucement
Au loin tintent et sonnent
Il n'y a que le froid
Pour étouffer leurs mots
Elle est belle la nuit
Dans son poudreux frimas
Les marrons sont au chaud
Ils attendent leur heure.

Bientôt tous les enfants
Pourront sauter de joie
Ils auront dans leurs yeux
Les plus tendres délires
Des mots de tous les jours
Qui ne veulent plus rien dire
C'est une nuit d'amour
C'est une nuit de joie.

C'est dans ces moments-là
Que je crois au bonheur
Des instants suspendus
Où chacun se délecte
De sons, de chants d'amour
On ne sait que donner
C'est une nuit toujours
C'est une nuit beauté.

Chacun se souviendra
De ces instants sacrés
Tout ces moments reçus
Ces lueurs partagées
De ces présents donnés
Mais surtout ces silences
Ceux qui parlent au coeur
Qui disent tout de l'amour.

C'est la nuit de Noël
Et là tout est possible
On imagine mal
De n'être pas aimé
On voudrait partager
On voudrait tout céder
Je t'offre de la vie
Pour pouvoir te sauver.

Personne n'est plus seul
Il n'y a plus de ruines
Plus de cris plus de pleurs
Personne ne souffrira
De n'avoir plus de bois
D'avoir encore trop froid
Car Noël voyez-vous
Ne saurait passer outre.

Les perdus les paumés
Tout le monde y a droit.
Je rêve de ce monde où l'amour serait roi
Serais-je trop naïve?
Hélas, hélas! je crois,

Nous n'y arriverons pas.

AB asignat doré

16/12/2009

Premiers sapins: souvenirs d'enfance.

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Le sapin de noël chez nous, on le décorait le 24 décembre au matin alors que la crèche était prête depuis quelques jours déjà. Mon frère aîné et mon père partaient le choisir en forêt le 23. Comme les plafonds étaient très hauts à l 'époque, surtout dans les maisons de campagne, ils ne lésinaient pas sur la taille d'autant qu'il fallait éclaircir les bois. Donc, généralement le sapin touchait le plafond, voire même se recourbait au faîte. Ajoutez à cela que les souvenirs d'enfant sont toujours surdimensionnés et vous aurez une idée de la taille qu'avait notre sapin pour la petite fille que j'étais.

Nous réunissions tout ce que nous avions préparé pour le décor: des boules de platane recouvertes de papier doré ou argent, des étoiles, pères noël et autre figurines en carton, des pommes de pin (des pignes) peintes dans toutes les couleurs dont nous avions disposé, des guirlandes aussi, en carton mais quelques-unes que maman achetait. Elle nous offrait tous les ans quelques boules mais à l'époque c'était très fragile, elles étaient dans une matière, genre ampoules, et il y avait de la casse. Nous mettions aussi des papillotes dans leurs jolis papiers rouges, verts et bleus, des mandarines et oranges,  des petits sachets de noisettes et noix que maman confectionnait pour nous dans du tissu dentelé. Le coton symboliserait la neige et  nous possédions des bougies à clipper sur le bout des branches du sapin.

Mon frère aîné s'aidait d'une échelle et installait la pièce maîtresse: l'Étoile du berger! Je crois bien que j'ai toujours vu cette étoile chez nous. Elle est actuellement dans la famille de ma sœur, l'aînée de la famille, ainsi que notre grande crèche.

C'était pratique: mon frère Paul et moi, les plus jeunes, nous décorions le bas de l'arbre, ma sœur Carole et mon frère Alex s'occupaient du milieu tandis que les plus grands se débrouillaient avec ce que nous voulions bien leur laisser pour meubler le haut. Nous discutions ferme, nous tenions tant à ce que notre partie soit la plus belle! J'aimais par-dessus tout lancer le coton, je chargeais toujours trop et je soupçonne maman d'avoir retiré souvent une partie de ma « neige » lorsque j'étais au lit.

Nous disposions nos chaussures bien cirées au pied du sapin, à côté de la crèche. Un verre de vin, quelques fruits secs et une petite tranche de pain étaient prévus pour restaurer le père noël.

Il était magnifique notre sapin et ce n'est que le soir au moment du repas que nous allumions les nombreuses bougies. Elles ne brûleraient pas longtemps et ce soir-là seulement. Gare au feu disait papa.

C'est surtout le parfum de cet arbre frais coupé que je garde en mémoire: une odeur très présente que j'ai recherchée longtemps dans mes noëls aux sapins standardisés.

 
AB asignat doré

08/12/2009

Noël en Provence: Préparatifs.

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Passée la Sainte Barbe, plus rien à faire qu'à attendre les vacances de Noël. Et quand on est enfant, le temps parait long! Une petite quinzaine me paraissait un monde.
Nous ne restions pas sans rien faire cependant: Noël, çà se prépare. Alors le jeudi, jour de repos scolaire à l'époque, souvenez-vous,  nous partions nous les  plus jeunes, chercher des fournitures à sapin ou crèche.
J'adorais les pignes de pins de diverses sortes. Je ne saurais vous dire les essences mais le plaisir était là. Elles seraient emballées dans du papier argent. Mes frères se spécialisaient dans la mousse qui constituait le fond de crèche que nous préparions avant le sapin qui serait installé, lui, le 24 décembre au matin.

Depuis le Noël précédent nous avions commencé à garder et bien étaler sans le déchirer le papier alu qui enveloppait le chocolat en tablettes. Car si de nos jours il suffit d'aller en acheter au supermarché du coin, pour nous le seul moyen de s'en procurer était l'achat du chocolat qui constituait le goûter de tous les enfants de l'époque,  accompagnant une grosse tranche de pain.
Nous gardions précieusement « Le Provençal », le journal de mon père. Il serai peint pour en faire du rocher. 
Et puis nous avions à faire une maison, un lac... toutes choses qui pourraient venir agrandir, embellir encore la crèche. Pour les maisons, les boites de chaussures soigneusement découpées puis peintes en divers tons de ocre étaient idéales. Par contre mon beau frère nous ramenait pour les toits qui chez nous sont en tuiles, du carton  d'emballage ondulé. Nous découpions et peignions mais dans une couleur tout à fait étudiée, orange et rouge à la fois, avec un peu de jaune pour l'usure et de vert pour des coins de moisissure.

Tous les ans, la crèche gagnait une taille, tant pour ce qui est du « village » que forcément, des personnages donc, nous remplacions un ou deux santons et petit à petit cette petite crèche que nous avions jugée admirable au début, devenait immense et élaborée et nous en étions très fiers!

Peut être une suite pour le montage des crèche et sapin si j'ai le temps....

 
AB asignat doré

25/11/2009

Etre Enseignant. Société.

CHAHUT
Curieux et révélateur: pas de photos de profs maltraités.

 
Être enseignant, c'est se la fermer ou faire cours?

C'est la question qu'on peut se poser et se demander surtout que vaut un diplôme en France (et ailleurs) de nos jours.

Les faits: C.L a 58 ans, elle est prof d'anglais en Terminale Sciences et Technologie de Gestion (du sérieux quand même!), elle a enseigné dans divers établissements dont 8 ans dans le Lycée parisien dont il est question ici.
Et elle a des exigences C.L! elle le dit elle-même, elle est un peu sévère: elle souhaite que ses élèves suivent ses cours, elle veut enseigner. Elle a donc demandé à ses (grands) élèves de ne plus utiliser leur portable, elle voudrait bien que les filles ne passent plus l'heure de cours le miroir dressé devant le visage à se maquiller, s' épiler, discuter entre elles de la dernière série TV à la mode... bref! Elle veut que ces futurs bacheliers fassent ce pour quoi ils sont dans sa classe: qu'ils suivent le cours.
Et elle n'est pas la seule, ses collègues se plaignent aussi de l'attitude de ces jeunes gens! Mais elle, C.L, elle est de la vieille école, elle insiste, elle ne lâche rien, elle gronde. Elle ne sévit pas, ne supprime pas les portables... elle n'a pas le droit! mais elle se fâche!

A tel point que les élèves demandent au Proviseur d'opérer un changement de prof! Peine perdue, elle refuse cette personne sensée. Alors la joyeuse bande vole une clé USB à C.L. et ils signent à l'unanimité une lettre adressée à son domicile qui conseille:

« changez d'attitude et cessez de faire des remarques à chaque fois que l'on a un téléphone entre les mains car cela est une perte de temps... vous nous prenez trop au sérieux en vous fâchant à chaque cours... »


Puis ils continuent sur le style bulletin scolaire, en moins châtié tout de même:

« si ce n'est pas le cas et qu'il n'y a aucun effort de changement de votre part, nous n'avons plus que quelques mots à vous dire: allez vous faire enc.....er! ».

C.L a déposé plainte: pour la lettre, pour les menaces verbales parce qu'elle en a eu la brave dame qui croit encore avoir le droit d'exercer son métier, et pour le vol de sa clé USB.
Depuis jeudi 19 novembre, tous les profs de ce lycée de 1200 élèves ont cessé les cours. La proviseur est en arrêt-maladie et l'Inspecteur d'Académie a signifié à la classe  combien « ces faits sont inacceptables » tout en remarquant que rien n'est prévu en matière de punition collective. Comme si chaque élève, pris individuellement - ils feraient moins les fiers à bras justement les chers jeunes gens- ne pouvaient pas, ainsi que leur famille, être puni sévèrement! Faire que chacun d'eux soit mis devant ses propres (mais le mot est-il adapté?) actes. C'est trop facile de faire masse face à une seule personne.

Pour l'heure, les enseignants se sentent bien peu soutenus dans leur action puisque « est évoquée l'idée de changer l'enseignante d'anglais au nom de la continuité du service public ».

Mais que devons-nous entendre par « Service Public  d'Éducation»?  Est-ce que les profs devront faire de la surveillance passive, assis devant une classe de loubards ou devront-ils continuer d'assurer des cours que plus personne n'entend?


AB asignat doré

15/10/2009

L'exemple c'est nous!

L'hospitalité, la solidarité: la vision qu'en a un petit garçon (histoire vraie)!

A la maison, il y a toujours du monde. Des amis de passage, des copines de ma sœur, mes potes qui viennent , on joue, on rit... c'est une vie cool!

Ce jour-là à la télé on a vu un truc horrible: dans le sud de la France, là pas loin de chez nous, il y a eu des inondations, des maisons se sont écroulées, des gens blessés et peut être mort, je ne sais plus combien, nombreux je crois.

Le lendemain on a entendu dire qu'il fallait de tout pour ces gens, qu'ils avaient perdu leurs affaires. Au village, on a fait une collecte et on a envoyé des tas de choses.  Nous, on ne voulait rien donner, on était des enfants et nos jouets, nos vêtements on voulait tout garder. Maman nous a expliqué ce qu'est le partage, que nous, on a tout mais que là-bas les enfants, les grands, n'avaient plus rien et finalement on a bien voulu donner des jouets et des vêtements presque neufs qui nous serraient à peine un peu.

Puis un pompier, un ami nous a raconté qu'un bébé venait de naître et que le papa était au chômage et qu'ils n'avaient plus rien dans cette famille. Ils étaient hébergés dans le gymnase avec beaucoup d'autres, que le papa de la dame était là aussi mais  il y avait ce bébé, une petite fille qui s'appelait Clara. Tout ce que les parents avaient acheté pour elle était parti dans la boue. Ils avaient un panier de la maternité pour la faire dormir et des petits vêtements donnés et des biberons aussi mais plus rien de joli qu'ils avaient choisi pour elle.


C'était le printemps, pour nous il faisait beau mais pour eux, c'était triste. On en a beaucoup parlé et puis on a pris une décision. On allait prendre cette famille chez nous. Moi j'étais content parce qu'il y avait un petit garçon de mon âge. Maman est partie les chercher.

Ils pleuraient beaucoup quand ils sont arrivés chez nous. Maman disait: çà vous fera du bien de vous éloigner un peu de tout çà. Vous pourrez rester en contact avec les assurances. Mais  le papa de Sandrine, la maman, était resté au gymnase et promis de s'occuper de tout. Luc, le papa, est resté 2 jours, il était venu voir si tout irait bien pour sa famille et puis il est reparti aussi, pour aider et pour s'occuper de retrouver des affaires, nettoyer...

Et nous, on s'est serrés. Moi j'ai partagé ma chambre avec Théo. Ma sœur a voulu rester avec Sandrine et Clara dans la sienne. Elle a dit que si Sandrine pleurait la nuit elle pourrait la consoler. On a tout partagé, c'était très sympa, un peu comme des vacances sauf que Sandrine pleurait et faisait des cauchemars. Théo avait peur la nuit, il venait dans mon lit et je lui disais que son papa allait leur trouver une autre maison. Et il était inscrit à l'école, en moyenne section, comme çà c'était plus normal pour lui. Et quand on sortait, on allait se promener tous ensemble.

Au bout de peut être un mois ou un peu plus, maman a raccompagné Sandrine Théo et Clara dans leur nouvelle maison. C'était un mobil-home mais c'était en attendant. Mais quand même, encore maintenant, ils viennent chez nous et nous, quand ils ont eu leur nouvel appartement, on est allé chez eux. Théo dit qu'il nous aimera pour toujours.

Pour ma sœur et moi, çà nous a fait du bien. Avec maman et Mamie on en parle souvent. On a appris la solidarité, le partage et on sait maintenant qu'on doit héberger ceux qui sont à la rue quand on le peut. Çà s'appelle l'hospitalité! Et puis pensez à donner ce qui ne vous va plus quand c'est très propre et en bon état, çà peut aider des gens qui n'ont pas assez d'argent pour acheter. Çà, on l'a bien compris maintenant avec ma sœur, c'est une chose qu'on n'oubliera jamais!

****

 Et puis enfin, cette vidéo parce que: quel plus bel exemple que celui de cette grande (mais si peu!) soeur qui parvient, à force d'amour et de patience, à trouver le chemin du coeur de son petit frère autiste et le rejoindre dans sa bulle!

 
AB asignat doré

29/09/2009

Ma montagne en automne!

Je profite des derniers feux de l'été, il fait si beau! Et du coup, je n'écris rien: l'actu, veux pas savoir, çà déprime, grippe A, crise mondiale, l'iran et sa nouvelle bombe, le G 20 qui ne sert à rien mais qui coûte des sous... tout çà, un peu ras-le-bol! Donc voilà, je sors, je profite, je marche beaucoup dans la montagne, c'est superbe!
 
Nays, tu reconnaîtras sans doute quelques photos mais bon! tu les reverras je suis sûre, avec plaisir:)!

 
Avez-vous vu là dans ma colonne de gauche? mon amie Jaly m'a décerné le certificat de l'amitié! Eh bien j'en suis ravie. Mais vous seriez trop nombreux et nombreuses à qui je voudrais, moi, l'attribuer. Alors vous, que je visite quasiment tous les jours, je vous le dédie sincèrement. En espérant que cette amitié virtuelle durera encore longtemps.
 

Bon début de semaine à tous. Ne prenez pas trop de résolutions, vous risqueriez vendredi soir de vous dire que décidément...!!! C'est ce qu'on fait au début de l'année déjà et çà ne marche pas. Alors prenons les jours comme ils viennent et faisons au mieux!
 

 

 

signat doré

10/09/2009

La blagounette du jour: parlons d'enfants!

Oui parce qu'en ce moment il est beaucoup question de nos gentils bambins, je vous propose là une image trés parlante à propos de la rentée des classes:

 
Ecole-Informatique

 

Et là une petite histoire que m'a gentiment envoyé l'ami UrsonSourire! Tout le monde connait son blog, c'est lui qui photographie si bien les stars au Festival de Cannes... et pas seulement!

 

Un ingénieur se retrouve assis à côté d'une petite fille lors d'un vol intercontinental.


L'ingénieur dit à la petite fille :
- Si on parlait un peu ensemble, il paraît que les voyages passent beaucoup plus vite si on discute avec quelqu'un!

La petite fille le regarde:
- D'accord, de quoi voulez vous parler?

L'homme répond:
- Si on parlait de physique nucléaire?

La petite fille:
- Voyez-vous, un chevreuil, une vache, un cheval mangent tous la même chose, de l'herbe. Pourtant le chevreuil fait des petites crottes, la vache fait des bouses plates et le cheval de gros boulets verts. Comment expliquez vous cela ???

L'ingénieur réfléchit et dit:
- Ma foi, c'est vrai, je ne saurais l'expliquer!

Alors la petite fille rétorque:
-  Comment voulez vous parler de physique nucléaire, alors que vous ne maîtrisez même pas un petit  problème de merde???

 
Copie de imagemagic

07/09/2009

Ô toi dis-moi... Le poème de la semaine.

1A adroits des filles

 

 

Quand le vent se levant
Éparpillant le sable
Faisait de tes enfants
Des sans toit des sans nid
Dis moi, ou étais-tu

Quand les armes crachaient
De feu et puis de flammes
Gisaient les corps sans vie
De tes enfants ô Dieu
Dis moi en souffais-tu

Quand rien ne poussait plus
Sur  tes terres arides
Quand l'eau n'existait plus
Dans ce ciel bien trop bleu
Alors que faisais-tu?

Et ces fillettes mutilées
Qui ne sauront jamais aimer
Vendues à des hommes ces poupées
Pour les punir pour les salir
Est-ce bien là leur avenir
Et çà dis moi toi, le veux-tu

Bien sûr ils pensent ce sont des femmes
A quoi servir sinon de jeu
Pour les voiler pour les souiller
Droit de vie ou de mort c'est infâme!
En ton nom seront elles répudiées
Toi, pourras-tu le tolérer

On te lapide si tu refuses
De lui donner le fils béni
Qui priera pour causes confuses
Hommes de "foi" soyez maudits!
 

Je te le crie! Mais l'entends-tu?

 
Copie de imagemagic

28/08/2009

Le Tchad: l'arrivée. Extrait de journal perso.

A-a1 tchad hôpital

 
La guerre était encore bien présente quand je suis arrivée à N'Djaména, au Tchad. La ville était défigurée: pas un immeuble, pas un mur qui ne soit criblé d'impacts de balles. Beaucoup m'ont dit plus tard que ceci ne représentait pas la réalité des combats, que ces rafales de mitrailleuses n'avaient pas été toutes dirigées sur des personnes mais souvent pour le plaisir de tirer: nombre de combattants avaient à peine 15 ans et la guerre était leur jeu et la ville son cadre.
 
Malgré cela je sais des familles meurtries par le deuil. Et d'ailleurs, un enfant dans la guerre, n'est-ce pas déjà une mort? Ceux-là ne connaissaient pas grand-chose d'autre de la vie que la perte d'un frère tombé et qu'on part remplacer, une mère qui pleure celui qui a laissé sa vie et celui qui part en arracher d'autres ou mourir à son tour.

 
Quand j'y suis allée pour la première fois, toutes les femmes européennes étaient parties avec leurs enfants. J'y suis restée 3 mois. J'ai pris des contacts sur place pour évaluer mes chances d'avoir autre chose à faire là que reprendre la vie mondaine que j'avais quittée au cameroun. Je voulais être utile dans un pays en guerre. Ne pas me mettre la tête dans le sable en recommençant à choisir des toilettes pour des réceptions. Bien sûr ce côté-là de ma vie de femme de cadre ne pourrait être occulté complètement mais trouver autre chose. Et en effet j'ai trouvé un poste à l'hôpital central qui était complètement détruit par les bombes reçues malgré sa grande croix rouge qui marquait la cour centrale.

 
C'est donc en 83 que je suis retournée dans ce pays: les tchadiens sont très attachants et puis les hommes comme les femmes ont cette dignité, cette élégance de comportement qui inspirent le respect. Nous nous sommes très vite appréciés.
  
Il y avait fort à faire pour remettre cet hôpital en route. J'ai commencé par visiter les lieux en compagnie du chirurgien chef. Les locaux se composaient de 4 bâtiments disposés autour d'une cour centrale qui fut un jardin dont ne subsistaient que les piliers des pergolas et un beau flamboyant qui mettait dans ce lieu noir de suie un peu de gaîté mais permettait aussi aux nombreux patients en consultation de bénéficier d'un semblant d'ombre.
 
C'est le secteur pédiatrie bien sûr qui m'a immensément touchée. Imaginez des chambres à 6 lits au sommier recouvert d'une couverture de l'armée et des bébés de quelques mois alignés dans le sens de la largeur, 4 à 6 par lit, le ventre gonflé, une perfusion dans le bras et le regard perdu, la morve, les mouches qui vrombissent autour... pas de toit, que des bâches tendues pour abriter de la pluie et, un peu, des vents de sable.
  
Ces enfants venaient parfois de très loin dans le sahel et souffraient de malnutrition comme leurs mères, hospitalisées souvent dans un autre service, les seins flasques vidés de toute substance nourricière. Ils étaient là soignés, reprenaient un peu de poids, leurs cheveux, blondis par le manque de nourriture, se teintaient de nouveau puis on manquait de places, leur mère, un peu remise elle aussi, voulait regagner le village et le cœur serré, nous les voyions repartir, sachant que, quelques mois plus tard, ils seraient de retour, le visage émacié de vieillard et dans un état pire que celui que nous avions connu la première fois.

 
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25/08/2009

Remise à neuf!

Je suis rentrée cette aprés midi des 3 lacs. C'est trop peu dire que je me suis régénérée: je suis, comment dire?  neu-ve!!!

 
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Le matin, petit déjeuner à l'ombre des grands arbres avec pour seul bruit que celui du vent dans les feuilles, les canards qui remontent du lac réclamer un peu de pain,

 
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promenade de santé dans la forêt, farniente-lecture, petite sieste à l'ombre puis baignade, repos (toujours à l'ombre des arbres qui bordent le lac de baignade)

 
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jusqu' à être seule sur la plage, les enfants passant leurs aprés-midi à trouer leurs maillots sur les pentes du toboggan aquatique,

 
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repas au restaurant surplombant le lac et soirée animée du camping.

 
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Vous l'aurez compris, je ne me suis pas épuisée. Une petite incursion au marché (très beau) du dimanche matin au village à côté mais c'est tout hein, pas de visites ni rien qui vienne troubler ma petite routine vacancière! Le Bon-heur!!!!

 
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15/08/2009

Lectures d'été: Yeux jaunes et valse lente!

A la veille de son troisième mois de vie, hier, ce blog enregistrait son 20 000ième visiteur. Un petit lieu créé pour me donner meilleure latitude de diversifier mes posts, aller un peu plus loin que dans 4 mains dans la connaissance de mes amis blogueurs et me faire mieux connaitre aussi de vous.

Je vous remercie d'être fidèle dans votre sympathie et de me donner, au fil des jours, de plus en plus de joie dans l'élaboration de cet espace!

A1-1-A yeux jaunes  A1-1-A valse-lente-des-tortues

 

Pour changer un peu de registre j'ai eu envie, puisque les beaux jours sont encore bien présents, de vous suggérer une lecture, celle de mes vacances. C'est très bien çà pour l'été, pas casse-tête pour un sou mais beaucoup d'évènements, une écriture moderne et ludique comme sait si bien nous en concocter Katherine Pancol!

 
Les yeux jaunes des crocodiles!

 
Deux sœurs que tout sépare: l'une, Iris, très (trop)sûre d'elle qui attire tous les regards et ne vit que pour l'argent et l'autre, Joséphine au grand coeur  qui elle, manque totalement d'assurance. La première a en apparence tout pour être la femme la plus heureuse sur terre et la seconde se débat avec des problèmes en tous genres : de couple, d'argent, etc.... L'histoire commence d'ailleurs par une pensée fugace de la part de Joséphine qui a envie de se laisser mourir. Et pourtant...


Leur petit monde, est décrit et les personnages dépeints  parfois de manière une peu caricaturale, stéréotypée ; on devine comment les personnages vont tourner, mais on ne peut s'empêcher de s'attacher à eux quand même, aussi improbables soient-ils (comme la bonne copine qui n'est autre que...). Je soupçonne l'auteur d'avoir vécu un divorce parce que personne dans son histoire n'y échappe. C'en est d'ailleurs déprimant au début. On est témoin d'une transformation tout au long de l'histoire, celle du personnage principal, Joséphine. Cette transformation paraît un peu irréaliste mais Jo est si attachante qu'on se laisse prendre à avoir envie de savoir la suite!
 

La valse lente des tortues !

 

Depuis les Yeux jaunes des crocodiles la vie de Jo a bien changé : passée de l'appart de banlieue à un triplex dans Paris, l'auteure désormais reconnue n'a plus de soucis d'argent, mais vit au milieu de voisins très suspects. Sa relation avec Luca bat de l'aile, et les liens avec son beau-frère Philippe se font de plus en plus forts. En arrière-plan : une série de meurtres, des suspects qui défilent et un mari qui revient...
  
Cette suite nous emporte dans un tourbillon : la vie passionnée de Jo ! Et nous, on fonce !
La valse lente... dresse le portrait de  femmes libres et parfois malheureuses, qui essaient de mener de front carrière, famille, réussite sociale. Un peu comme nous, en somme.

 
Rien de tel pour décrocher de son quotidien. Sitôt ouvert, on se laisse emporter par cette histoire (rocambolesque, reconnaissons-le) et on ne peut plus s'arrêter de bouquiner ! Les vacances étaient les bienvenues pour s'accorder le bonheur de lire ces 2 gros pavés mais l'histoire est facile à lire et on dévore très vite!

 

CRITIQUE: 4,5/5.

 

Les personnages sont extrêmement attachants et le récit réserve son lot de surprises et d'émotions. Aucun n'a l'outrecuidance d'être parfait, chacun est tourmenté par une blessure, un secret, un caractère qui se croit faible mais révèle des trésors d'imagination et d'amour. Les réflexions sur le sens de l'existence de l'héroïne parlent à chacun de nous. L'humour et l'autodérision arrachent des sourires à chaque page. On aimerait tant qu'il y ait une suite!
 

Remarque: ces 2 livres se trouvent dans la Collection Livre de Poche, ce qui n'est pas négligeable!

 
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14/08/2009

Et tu t'en vas: poème de la semaine.

1-1a-A-

 

 
J'écoute
  

Et en moi s'insinue le silence
La solitude n'est rien face à l'indifférence
Plus rien chez nous ne peut justifier cette vie
Nous ne sommes plus un couple pas même des amis.
 

Tu es là mais absent

 
Tes yeux tournés déjà vers des ailleurs plus beaux
Une vie avec elle où tout sera nouveau
Elle pourra te sourire chaque matin venu
Et tu pourras lui dire ce que pour moi tu as tu.

 
Partir

 
Et m'éloigner de toi sans attendre demain
Essayer de m'enfuir vers un autre destin
Croire que le chaud soleil pourra encore mûrir
Donner autant de fruits que nous pouvions cueillir.

 
Et oublier

 
Oublier ô combien le ciel peut être bleu
Quand on le voit à deux, quand on est amoureux
Regarder l'autre rive avec des yeux confiants
Il y a d'autres joies, un autre jour m'attend.

 
Survivre

 
Et avancer sans regarder derrière
Il n'y a rien de bon à se faire la guerre
Je monterai bientôt sur un autre bateau
Qui cinglera là-bas vers des ailleurs plus chauds.

 
Sourire

 
Pour un autre qui saura m'aimer mieux
Je veux croire en demain, connaître d'autres jeux
Je ne veux faire que çà, je ne veux pas sombrer
Je me raccroche à tout pour pouvoir oublier.


Mais mon coeur saigne encore

 
Te voir te retourner sans un geste vers moi
Vers celle qui est là et qui te prend à moi
Elle sait qu'elle pourra te donner cet enfant
Alors que moi jamais je ne serai maman.

 
Et tu t'en vas...

 
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13/08/2009

Une si jeune femme! Extrait de journal perso.

A1sanaga

Dés l'abord, j'ai su qu'elle était dangereuse. Il faisait chaud et pourtant je n'y aurais pas même mouillé mes pieds. Les enfants l'ont senti aussi : ils se tenaient à distance sur la plage. Cette eau, trop calme au bord, propice aux crocodiles, puis plus loin ces tourbillons aux apparences si sages, ne semblait pas leur inspirer confiance.

 
Cependant nous avons passé une bonne journée. Nous nous tenions surtout à l'ombre d'un énorme tronc foudroyé aux racines dressées vers le ciel et des palétuviers qui étendaient mollement leur ancrage bien avant dans l'eau boueuse.

Nous avons enfilé puis dégusté les brochettes arrosées de petit rosé bien frais puis enchaîné sur la partie de pétanque et couru derrière un ballon dans un simulacre de foot dont nous ne connaissions pas tous les règles. On riait oui, beaucoup et la chaleur était là; un peu oppressante, rendant le geste lent et lourd, les idées floues tandis que des dizaines de piqûres de mouches et  moustiques venaient nous harceler sans cesse: des petits riens pour nous mais qui devaient peser à cette très jeune femme qui venait de débarquer en Afrique.

 
La dernière fois que je l'ai vue elle était au bord de l'eau, tenant par la main ses deux enfants. Chacun vaquait encore, trouvant du bois flotté, de jolis cailloux, sommeillant à l'ombre...

 
Puis un appel lointain déjà, les enfants seuls sur la rive et elle qui se débat dans l'eau loin dans les remous puis plus rien que le long cri, étouffé par le bruit du courant, du jeune mari affolé hurlant son nom, appelant au secours, entrant dans l'eau, les autres hommes qui le rattrapent, les cris, la peur... la terreur absolue, pure et folle, de chacun de nous, palpable dans le silence revenu devant l'horreur indicible.

Et puis la course aux voitures garées plus loin: trop loin! Vite, chercher des secours. Les pêcheurs du village partent en pirogue, les européens de la cité cadres embarquent sur le petit bateau de la société.

 
On l'a retrouvée deux jours après dans les remous des chutes. S'est-elle avancée dans l'eau pour se rafraîchir, pas assez avertie des dangers des lieux? A-t-elle été happée par un crocodile dont elle aurait interrompu la sieste? A-t-elle glissé et s'est-elle laissée emporter par le courant?

 
Son frère et son jeune mari se sont sentis coupables: elle ne savait pas nager. Ils ont quitté le Cameroun très vite, rapatriant le corps. Le veuf, les orphelins et ce frère, vieux briscard du pays qu'on ne revit pourtant jamais.

 
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02/08/2009

C'est dimanche!

 

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Et comme vous le savez, pas de post le dimanche. Eh bien! je vais me contenter de vous mettre une petite photo de la locomotive du Chemin de Fer du Haut Quercy que nous avons pris en famille pour un petit voyage pendant les vacances.

Vous comprendrez bien que, avec la chaleur, un bain s'imposait à l'arrivée:)! bouh! on était sales comme jamais! Mais on découvre de cette façon de bien beaux paysages. Là c'est le moment de repartir après la pause pipi, boissons, souvenirs!!!
 

Bon dimanche à tous, profitez bien de cette journée si vous n'êtes pas en vacances, l'été est toujours si court!

 
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28/07/2009

Au fil du courant!

Finalement j'ai assez de matière pour vous faire un petit topo. Il s'agira de la descente de la Dordogne en canoë et canoë kayak surtout puisque le plus gros de notre séjour s'est déroulé sur l'eau. J'ai choisi des photos hors personnages remarquez-vous???

 
Voici d'abord le jardin devant la maison...

1Adordogne jardin devant

 

Puis derrière, un pré en fait. Le devant est abrité par un gros tilleul qui fait de l'ombre toute la journée pour manger, lire, lieu de vie par excellence en été!

l1Adordigne jardin l'arrière

 
La photo du départ de Copeyre, l'embarcadère, a été postée hier. Nous voici maintenant dans le courant.

1A dordogne à gageac

 
Nous nous laissons porter. Les enfants ont des kayaks, trés maniables. Mais trés vite Lili qui est un peu capricieuse, va casser le rythme. Au long du parcours, elle "essaiera" les 5 embarcations. Finalement à l'arrivée, elle sera dans le canoë de son père et mon gendre, le kayak attaché à l'arrière flottant à la va-comme-je-te -pousse:)!
 

Ici le Château de Castelnaud que nous pourrons revoir en petit train mais pas aussi beau: là il est pris dans le couchant et la brume montant de la rivière.

1A dordogne chateau de castelnaud

 
1A ne vous y fiez pas

Elle parâit calme hein? Ne vous y fiez pas: nous avons eu pas mal de rapides mais pas question de prendre des photos, cramponnons-nous pour ne pas nous mettre en vrille. Il s'agit là de souquer ferme!!!

 
 
1A dordogne villamblard

Ici, nous étions dominés par Villamblard. Les enfants auraient voulu que le canon nous salue au passage mais nous n'avons pas osé demander:)!

 
1A une gabare sur la dordogne

Et là, une gabare chargée de touristes nous précède. Nous la doublerons et les passagers nous feront une ovation surtout destinée aux enfants.
 

 
1Adordogne habitat troglodyte

Et je termine sur cet habitat troglodyte que nous avons beaucoup aimé. La photo est mal prise, on ne voit pas grand chose mais pas évident quand on est en mouvement, mon fils a bien demandé à la Dordogne de s'arrêter de couler mais elle est trés indisciplinée.;) Et puis, la distance aussi...

 
Allons, on ne va pas se quitter sans que je vous montre une petite image de pause sur une plagette. Là, Lili n'est plus fatiguée, elle barbotte avec sa cousine Mathilde avec plaisir. Nous les "grands" (Antoine compris)  nous sommes à l'ombre mais nous nous sommes tous baignés souvent.

A1dordogne

 
La promenade vous a plue? Alors lancez-vous! C'est à la portée de tous, trés facile. La Dordogne à partir de juillet n'est que rarement profonde. Peut être l'an prochain????

 
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27/07/2009

L'aprés vacances.

la dordogne au fil de l'eau 1

 

Les vacances sont finies. Bien sûr tout a une fin mais quel dommage quand vous passez des moments formidables en famille de devoir se séparer!

Pour la première semaine, j'étais seule avec les petits enfants, nous nous sommes promenés mais pas loin dans le village de Martel, au marché, la campagne environnante mais surtout, chaise longue sous le gros tilleul devant la maison.

 

Puis les enfants et conjoints sont arrivés. Ah! La descente de la Dordogne en canoë kayak, les arrêts dans des guinguettes au bord de l'eau, les baignades sur des plages de graviers, seuls, les paysages, les châteaux, le bruits de l'eau sous les rames, le ciel changeant mais qui, jour après jour a su se maintenir au beau pour nous.

 

Nous avons vu de beaux endroits mais avons manqué de temps pour vraiment visiter. Est-ce important? Pour moi le bonheur a été de faire des choses avec les miens: il n'y a rien de mieux.

 

Le jour de l'anniversaire d'Olivia s'est passé dans le petit train du Quercy, vieille locomotive fumant et crachant et le soir resto sympa au bord de l'eau! C'est curieux non? Nous sommes restés en permanence au bord de l'eau alors qu'il n'y a pas plus intérieur des terres que le Lot.

 

Nous n'avons pas fait des masses de photos: quand vous ramez sur une petite embarcation, vous avez les mains prises (j'en ai ramené des ampoules d'ailleurs:o) Alors, il y en a mais ce sont des photos très familiales, de vrais souvenirs non pas seulement de lieux mais de moments de rires, d'émotions... partagés. Vous comprendrez bien que je ne vais pas les exposer ici. Ma famille ne le permettrait d'ailleurs pas.

 

Allons, on repart rechargés de tout ce que nous avons vécu ensemble et vive la rentrée!


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09/07/2009

Marthe. Extrait de mon journal Perso.

le vieux chène

 
Ma grand-mère maternelle, Claire, avait 3 enfants quand son mari, jeune officier, mourut à la guerre. Son fils aîné Jean l'aidait à élever les plus jeunes: mon oncle Albert et ma mère Marthe.
 
Elle n'était pas une fillette facile la petite Marthe, elle faisait preuve d'un sacré caractère. Ainsi quand elle avait 9 ans seulement elle rentra un jour de l'école en disant à sa mère et à son grand frère que la maîtresse leur demandait de passer le lendemain: en fait elle avait dit merde à la maîtresse qui informa ma grand mère que cette enfant devait manifestement en connaître plus qu'elle. Elle accepta sur l'insistance et la confirmation d'une sévère punition, de reprendre Marthe en classe: il faut dire que la petite était une élève douée et puis n'est ce pas, une orpheline de guerre... Mais si de nos jours une telle chose paraît banale, imaginez à l'époque dont je parle!
 
Ma grand mère se remaria avec un veuf qui avait lui-même un fils Lucien, de 6 ans l'aîné de Marthe et, quelques années plus tard, pour des considérations d'intérêts familiaux, les 2 jeunes gens furent mariés. Si Lucien était heureux de cet arrangement il ne faisait pas vraiment le bonheur de sa jeune femme. Elle pleura beaucoup me dira-t-elle un jour puis se résigna quand elle s'aperçut qu'un enfant allait naître. Ce fut une petite Lucienne et peu de temps plus tard Lucien, bien assis dans son rôle de mari, se mit à rentrer tard et éméché. Aux reproches de Marthe il répondit par des coups.
Marthe se plaignit à sa mère espérant un peu d'affection et de soutien! peine perdue. Elle tint le coup jusqu'au premier anniversaire de la petite Lucienne, une soirée mémorable pour elle par la violence des coups subis. Elle partit!
 
Imaginez une chose pareille: elle demanda le divorce! Elle n'avait pas 19 ans mais elle osa se mettre au ban de la société malgré le courroux de sa mère et la désapprobation de son frère Jean qui l'avait élevée. Seul son frère Albert la soutint. En cela il prit une énorme place dans sa vie. Elle put s'installer chez lui qui venait d'épouser la douce Charlotte.
 
Charlotte s'occupait de la petite Lucienne tandis que Marthe travaillait en usine. Un travail écrasant mais qui lui permettait de participer financièrement à ses besoins et ceux de sa fille malgré que oh! Albert et Charlotte ne lui auraient jamais rien demandé, ils n'étaient même pas d'accord pour la voir travailler, s'éloigner de la petite fille.

Elle rencontra mon père dans une guinguette un dimanche après midi, comme souvent les jeunes gens de cette époque. Il était beau, il dansait bien, il faisait figure de héros lui dont les parents comédiens avaient quitté l'oppression de l'Espagne. Elle en tomba follement amoureuse et là aussi elle brava la famille: elle l'épousa, un étranger fils de saltimbanques...
 
Oui elle en avait du caractère Marthe et elle n'a pas eu une vie ordinaire pour l'époque dans laquelle elle a vécu, le milieu social qui était le sien.
 
J'ai connu ces grands-parents-là: Claire ma grand-mère qui maltraitait ma nièce Anne Marie, la fille de ma demi-soeur Lucienne par vengeance envers sa grand-mère (ma mère), et son mari, père de Lucien qui vivaient tous deux chez Lucienne; et Lucien bien sûr qui passait mais rarement, voir sa fille et son père. Chez nous vivait mon grand-père paternel le "saltimbanque", devenu veuf.
Quelles empoignades mémorables entre tous ces "vieux" réunis les après midis d'été sous Le Grand Chêne qui donnait son nom à la propriété! Oui car si chacun avait sa petite maison, nous vivions tous sur cet espace que mon père avait acheté pour se marier: Nous habitions dans la maison principale puis des logements avaient été aménagés sur l'arrière dans les anciennes écuries et porcheries
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