19/01/2010

Les perles des prof: pour rire un peu:)!

eleve

 


Quelques appréciations expéditives de professeurs :


- Ta copie vaut 13, mais je t'ai mis 12, pour ne pas te porter malheur.

- Élève surtout utile l'hiver, pour chauffer la pièce de sa présence.

- Non, non, ce n'est pas une classe de rameurs. La preuve : on fait du sur-place.

- Élève violemment amnésique : oublie ses leçons, son matériel, et surtout la raison de sa présence au Lycée.

- Il y a des jours où on est heureux sans savoir pourquoi. Pour Mathilde, c'est pareil : on est heureux qu'elle soit en 1ère, mais sans savoir pourquoi.

- Même à l'oral, il fait des fautes d'orthographe !

- Conclusion d'un conseil de classe : On dit souvent que l'Éducation Nationale manque de moyens. Ce n'est pas le cas dans cette classe.

- Rendons-lui justice : il arrive fréquemment en retard à mes cours, mais du coup il est très en avance pour le cours suivant.

- Soyons positifs : il rend peut-être ses copies blanches, mais jamais en retard.

- Bien parti pour réussir à rater son année.

- Élève fantôme, mais qui manque totalement d'esprit.

- N'a jamais ses crayons, n'a jamais ses cahiers, n'a jamais ses livres, mais a des circonstances atténuantes : n'a jamais son cartable.

- Au conseil de classe, j'ai dit qu'il y avait beaucoup d'élèves en difficulté. Maintenant qu'on est entre nous, je traduis : vous êtes une bande de grosses feignasses !

- Lundi, photo de classe. Surtout ne vous entraînez pas à sourire pendant le week-end, il faut qu'on vous reconnaisse !

- C'est pour éviter d'être ébloui par mon cours que tu gardes tes lunettes de soleil ?

- M'sieur, ça a sonné ...
- C'est ça, c'est ça ... Jeanne d'Arc, au tableau !

- Au fait, je voudrais m'excuser par avance d'un problème anatomique un peu handicapant : j'entends très bien de l'oreille droite et très très bien de l'oreille gauche... Le premier qui bavarde, je l'aligne.

- M'sieur, les livres, aujourd'hui ça sert plus à rien avec Internet !
- Alors les cerveaux non plus, avec la télé ?... Taisez vous donc et reconnectez vous sur «lecoursduprof.fr ».

- A un couple fusionnel d'élèves de la même classe :
- Aimer, c'est peut-être regarder dans la même direction, mais pas sur la même copie. Merci.

- Le prof interroge une élève d'habitude très discrète et pousse un cri d'horreur : Aaaaaaaaah !...
(Stupéfaction de la classe) Elle a parlé, elle est vivante! ...

- Lequel de vous deux a copié sur l'autre ? Je pourrais lancer une recherche d' ADN sur vos devoirs, mais on va gagner du temps : dénoncez-vous !

 
AB asignat doré

25/11/2009

Etre Enseignant. Société.

CHAHUT
Curieux et révélateur: pas de photos de profs maltraités.

 
Être enseignant, c'est se la fermer ou faire cours?

C'est la question qu'on peut se poser et se demander surtout que vaut un diplôme en France (et ailleurs) de nos jours.

Les faits: C.L a 58 ans, elle est prof d'anglais en Terminale Sciences et Technologie de Gestion (du sérieux quand même!), elle a enseigné dans divers établissements dont 8 ans dans le Lycée parisien dont il est question ici.
Et elle a des exigences C.L! elle le dit elle-même, elle est un peu sévère: elle souhaite que ses élèves suivent ses cours, elle veut enseigner. Elle a donc demandé à ses (grands) élèves de ne plus utiliser leur portable, elle voudrait bien que les filles ne passent plus l'heure de cours le miroir dressé devant le visage à se maquiller, s' épiler, discuter entre elles de la dernière série TV à la mode... bref! Elle veut que ces futurs bacheliers fassent ce pour quoi ils sont dans sa classe: qu'ils suivent le cours.
Et elle n'est pas la seule, ses collègues se plaignent aussi de l'attitude de ces jeunes gens! Mais elle, C.L, elle est de la vieille école, elle insiste, elle ne lâche rien, elle gronde. Elle ne sévit pas, ne supprime pas les portables... elle n'a pas le droit! mais elle se fâche!

A tel point que les élèves demandent au Proviseur d'opérer un changement de prof! Peine perdue, elle refuse cette personne sensée. Alors la joyeuse bande vole une clé USB à C.L. et ils signent à l'unanimité une lettre adressée à son domicile qui conseille:

« changez d'attitude et cessez de faire des remarques à chaque fois que l'on a un téléphone entre les mains car cela est une perte de temps... vous nous prenez trop au sérieux en vous fâchant à chaque cours... »


Puis ils continuent sur le style bulletin scolaire, en moins châtié tout de même:

« si ce n'est pas le cas et qu'il n'y a aucun effort de changement de votre part, nous n'avons plus que quelques mots à vous dire: allez vous faire enc.....er! ».

C.L a déposé plainte: pour la lettre, pour les menaces verbales parce qu'elle en a eu la brave dame qui croit encore avoir le droit d'exercer son métier, et pour le vol de sa clé USB.
Depuis jeudi 19 novembre, tous les profs de ce lycée de 1200 élèves ont cessé les cours. La proviseur est en arrêt-maladie et l'Inspecteur d'Académie a signifié à la classe  combien « ces faits sont inacceptables » tout en remarquant que rien n'est prévu en matière de punition collective. Comme si chaque élève, pris individuellement - ils feraient moins les fiers à bras justement les chers jeunes gens- ne pouvaient pas, ainsi que leur famille, être puni sévèrement! Faire que chacun d'eux soit mis devant ses propres (mais le mot est-il adapté?) actes. C'est trop facile de faire masse face à une seule personne.

Pour l'heure, les enseignants se sentent bien peu soutenus dans leur action puisque « est évoquée l'idée de changer l'enseignante d'anglais au nom de la continuité du service public ».

Mais que devons-nous entendre par « Service Public  d'Éducation»?  Est-ce que les profs devront faire de la surveillance passive, assis devant une classe de loubards ou devront-ils continuer d'assurer des cours que plus personne n'entend?


AB asignat doré

24/09/2009

L'orthographe en question. Société.


François de Closets a écrit un bouquin (ce n'est pas le premier et en principe je l'aime bien cet homme) dans lequel il règle ses comptes avec une discipline qui l'a fait souffrir dans sa jeunesse. Notre langue et ses subtilités seraient, selon lui, trop dures pour la moitié de la population. Et c'est trop inzuste, comme dirait Caliméro. Il insiste notamment sur le fait que la très grande variété et complexité de notre vocabulaire lèsent les personnes dépourvues d'une bonne mémoire.
 
Heureusement qu'il n'est pas né Chinois ni Japonais. Apprendre tous ces idéogrammes l'aurait perturbé davantage. Effectivement quand on n'a pas une bonne mémoire, il faut bûcher, apprendre les mots par cœur en les écrivant, en les réécrivant. On apprend les règles de grammaire, de conjugaison, il y a du vocabulaire à l'école, toutes choses faites pour nous apprendre la langue correctement ce que la majorité d'entre nous est parvenue à faire jusqu'à aujourd'hui!
 
En sport, nous sommes nombreux à avoir du mal avec les barres parallèles, fixes ou asymétriques. Dame Nature ne nous a pas tous construits sur le même moule. Pourtant, je suis aujourd'hui certaine qu'avec davantage de volonté et de travail étant petite , j'aurais pu en faire beaucoup plus que je n'ai fait en gym. Eh oui, c'est du boulot, le sport, l'orthographe mais aussi les maths ou les sciences quand on n'est pas spontanément doué pour. Faudrait-il simplifier ces matières, allons-nous nous contenter de 2+2=4 et supprimer le 2X2=4 à la demande de D'Ormesson qui a mal assimilé ces matières?

Du reste, et la fameuse dictée de "Sauver les lettres" est là pour le prouver, le niveau en orthographe était meilleur au milieu des années 80, date à laquelle la massification (entendez par là, tirer vers le bas) était déjà intervenue dans le second degré. Et l'orthographe n'était pas plus facile il y a vingt-cinq ans. Cela démontre bien qu'on a lâché la bride aux élèves sur ce plan là. On a notamment interdit de distinguer les notes de français selon qu'elles concernaient la rédaction, l'orthographe, la grammaire ou l'explication de textes. En place d'avoir une note sur le bulletin trimestriel comme aujourd'hui, on en avait quatre, ce qui obligeait à faire un effort dans toutes ces disciplines. On a aussi concocté des barèmes plutôt empathiques envers les allergiques à la dictée (prépariez-vous systématiquement vos dictées jusqu'à la classe du bac vous? Pas moi, je prenais une feuille et j'écrivais! mon travail n'était pas mâché au préalable: attention là, gros piège! avertit-on nos élèves.).

Et c'est là que j'en arrive à me demander si François de Closets vit bien en France en 2009. Il parle de gens montrés du doigt parce qu'ils ont une mauvaise orthographe, dans les entreprises ou ailleurs. Aujourd'hui, pourtant, il n'est pas rare que même de jeunes directeurs de ressources humaines ne soient pas non plus exemplaires sur ce plan là. Le "montré du doigt", le bouffon, de nos jours, c'est davantage celui qui fait attention à ne pas faire de faute et qui écrit des textos ou des courriels dans un français correct.
C'est grave je sais, mais c'est comme çà et parfois je suis mal à l'aise et j'ai envie de placer une petite faute ici et là histoire de ne pas trop dénaturer dans le paysage!
 
Même si François de Closets et "Le Point", qui semble avoir pris ce combat au sérieux, arrivaient à leurs fins et influençaient les décideurs pour aboutir à cette fameuse simplification, on n'aurait pas de meilleurs élèves pour autant. Ce qui fait défaut de nos jours, c'est le manque d'envie d'apprendre, on va au plus simple, on tire de plus en plus vers le bas. Quelle valeur accorder à nos diplômes principalement le bac quand on voit les chiffres de reçus toujours en hausse alors même que les élèves n'ont pas le temps de voir leur programme au complet brisé qu'il est (le programme) par les grèves à répétition, l'absentéisme des profs et celui des élèves?

 
Alors ne rêvons pas, nous n'aurons pas de meilleurs élèves en leur mâchant toujours plus les cours, en simplifiant à outrance. Par contre, nous aurons un français estropié. Nos jeunes ne connaissent plus leur langue: elle est mieux parlée, mieux orthographiée en Chine ou au Japon que sur notre propre sol. Car il se trouve de par le monde des personnes pour reconnaître la richesse, la diversité, l'intensité de la langue de Molière, celle de la France et des pays francophones. Et j'espère que, malgré la complexité de sa grammaire, son vocabulaire périlleux, peut être même grâce à celà qui fait son charme, notre langue continuera d'inspirer les écrivains, les poètes, les amateurs du parler vrai, de la phrase juste ou simplement vous et moi qui aimons et respectons cette langue.

 
Copie de imagemagic

10/09/2009

La blagounette du jour: parlons d'enfants!

Oui parce qu'en ce moment il est beaucoup question de nos gentils bambins, je vous propose là une image trés parlante à propos de la rentée des classes:

 
Ecole-Informatique

 

Et là une petite histoire que m'a gentiment envoyé l'ami UrsonSourire! Tout le monde connait son blog, c'est lui qui photographie si bien les stars au Festival de Cannes... et pas seulement!

 

Un ingénieur se retrouve assis à côté d'une petite fille lors d'un vol intercontinental.


L'ingénieur dit à la petite fille :
- Si on parlait un peu ensemble, il paraît que les voyages passent beaucoup plus vite si on discute avec quelqu'un!

La petite fille le regarde:
- D'accord, de quoi voulez vous parler?

L'homme répond:
- Si on parlait de physique nucléaire?

La petite fille:
- Voyez-vous, un chevreuil, une vache, un cheval mangent tous la même chose, de l'herbe. Pourtant le chevreuil fait des petites crottes, la vache fait des bouses plates et le cheval de gros boulets verts. Comment expliquez vous cela ???

L'ingénieur réfléchit et dit:
- Ma foi, c'est vrai, je ne saurais l'expliquer!

Alors la petite fille rétorque:
-  Comment voulez vous parler de physique nucléaire, alors que vous ne maîtrisez même pas un petit  problème de merde???

 
Copie de imagemagic

05/06/2009

La fin de l'enfance: Extrait de mon Journal Perso.

Amoi

 

Je savais que çà ne passerait pas cette fois. Le matin, je me suis levée tôt, je n'avais pas dormi, j'étais en miettes tant je m'étais tournée et retournée dans mon lit. C'était un jeudi et à cette époque (l'année 1960) le jour de congé scolaire était encore le jeudi. J'avais beaucoup de devoirs: en 3ème, tout commençait à devenir sérieux, même pour une élève très douée. Et puis il me manquait quelques fournitures que je devrais aller chercher en début d'après midi chez le papetier.


Elle devait être opérée le matin. Encore une fois! Mais cette fois-là pour moi je le sentais, c'était différent. J'avais beau me dire que c'était seulement le fait d'être plus âgée qui me faisait prendre conscience enfin de la gravité de la situation mais non, çà ne me rassurait pas du tout. Alors je me disais: "fais tout bien, si tu te conduis particulièrement bien Dieu ne la prendra pas". Et effectivement j'ai tout bien fait: J'ai fait les courses, préparé le repas, fait les lits, le nettoyage de la maison à fond, lavé la vaisselle, j'ai été gentille, serviable, je ne me suis pas irritée quand mon frère m'a cherchée des noises pour une broutille, lui aussi devait être inquiet... j'ai tout fait comme il faut! Bien gentiment en pensant lui donner sa chance.


L'après midi, je suis partie chercher mes fournitures: 4kms! une promenade à l'époque. Mais tout au long du chemin je me disais: à quoi bon! Je sentais que le lendemain ne serait pas pour moi un jour d'école.
Pourtant je suis rentrée et me suis mise au travail sur mon coin de nappe dans la salle commune.


Vers 16h, mon beau frère est rentré. Nous nous sommes élancés nous les plus jeunes pour avoir des nouvelles mais je savais déjà. Je n'ai pas pleuré. Ma soeur Carole s'est écroulée (elle avait 20 ans) mais pas moi. Je n'ai rien dit mais je sentais mes yeux devenir immenses, mon coeur aussi, dilatée voilà! Je crois que c'est ce que j'ai ressenti. J'enflais de désespoir et j'étais seule pour toujours. A ce moment-là déjà j'étais seule. Je l'ai toujours été depuis. L'orpheline de 14 ans pleurerait sa mère pour le restant de sa vie. Dieu? qui est dieu?

 

 Copie de imagemagic

20/05/2009

Ma mère: Extrait de mon Journal Perso.

Mere-a-l-enfant-AffichesG. klimt

 

   Du plus loin que je me souvienne, je l'ai toujours connue malade. Et je ne dis pas malade de bobos sans importance ou imaginaires non! malade du cancer. Ce qui a été le facteur déclenchant du désamour que mon père m'a porté: oui parce qu'elle a eu son cancer, de l'utérus dans un premier temps, dés après ma naissance. Il s'est généralisé par la suite mais c'est par là qu'il a démarré. De là à dire que j'en étais la cause n'est ce pas? C'est si simple d'accuser l'enfant qui est né plutôt que remettre en doute son propre mode de vie. Car enfin, s'il fallait des responsables, c'était bien du côté des parents qu'il aurait fallu chercher, je ne me suis pas fabriquée toute seule comme d'ailleurs les frères et soeurs qui m'ont précédée dans l'utérus de ma mère!

Mais non, j'étais coupable donc pas aimée de ce père que j'adorais pourtant. Par contre ma mère, peut être pour compenser et parce que vraiment j'étais une petite fille charmante et puis sans doute parce que tout simplement j'étais sa fille, sa petite dernière, me vouait un profond amour.

 

Les matins d'école je partais au petit jour parce que la route était longue. Dans une trouée de la haie, je l'apercevais qui me faisait toujours le même signe de la main, le baiser envoyé et moi, penchée par ce trou providentiel je lui renvoyais tout çà en soufflant dans les mains. Mais si un matin, distraite, j'oubliais ce rituel, quelle tristesse toute la journée et quels baisers au retour pour me racheter de ce "délit:)"!

 

J'étais une petite fille heureuse mais pas épanouie avec cette épée de Damoclès au dessus de ma tête: le départ de maman. Je comptais souvent dans ma tête: si elle meurt dans un an j'aurai... et là je spéculais sur ce que j'étais capable d'assumer toute seule puis bien vite, je chassais ces idées de mon esprit de crainte d'attirer le malheur et je culpabilisais d'y penser. J'aurais eu besoin de mots, de gestes qui ne se faisaient pas à l'époque, on ne parlait pas de ces choses-là. Sans doute ces années ont-elles forgées ma sensibilité extrême d'aujourd'hui, mon sens de l'écoute qui me fait choisir si souvent de façon naturelle par les personnes ayant besoin de s'épancher.

 

C'est ma joie et ma fierté de pouvoir, parfois, aider quelqu' un qui se trouve dans la peine, la détresse morale...; être ces bras, cette épaule que personne ne m'a tendus! Pourtant bien souvent moi aussi j'ai besoin d'écoute et c'est dans ce journal perso que j'ai écrit jour aprés jour que je trouve les mots: mettre des mots sur les évènements les plus douloureux, les sortir du coeur, de l'âme... exorciser les souffrances anciennes pour pouvoir profiter du présent!


Copie de imagemagic

13/05/2009

Une affaire de zizi: société.

aa1zizi

 

 

Un enseignant remplaçant qui avait menacé en septembre 2008 un élève de CM1 de lui "couper le zizi", en brandissant un cutter, a été condamné par le tribunal correctionnel ce lundi 11 mai, à une amende de 500 euros avec sursis. Le tribunal a reconnu coupable l'instituteur de "violence sans incapacité sur mineur de moins de quinze ans".

  

L'instit de 52 ans dont "trente ans d'une carrière sans reproche et sans faille" selon son avocate, a immédiatement annoncé son intention de faire appel. "Je ne m'attendais pas à une condamnation, même symbolique, j'attendais la relaxe et j'ai bien l'intention de faire appel", a-t-il expliqué. Il est suspendu avec maintien de son traitement depuis fin novembre dernier et s'est également déclaré "inquiet" pour son avenir dans l'éducation nationale. "Je ne sais pas si, en plus, je ferai l'objet d'une sanction disciplinaire."

 

26 septembre 2008, premier jour de son remplacement dans la classe: Julien, un élève "perturbateur" de 9 ans est en cause: "Les enfants sont venus me dire qu'il n'arrêtait pas de montrer son zizi. Je l'ai fait venir à mon bureau, j'ai pris un cutter dans mon cartable et, pour ramener le calme, je lui ai dit sur le ton de la plaisanterie : je coupe tout ce qui dépasse".

Des paroles et un geste qui seront rapportés deux mois plus tard aux gendarmes. Il subira une garde à vue de neuf heures. Pour le procureur, "le fait de faire venir un élève à son bureau, de prendre un cutter dans son cartable, d'en sortir la lame et de lui dire je vais couper tout ce qui dépasse, constitue un élément matériel de la violence".

 

Et là exceptionnellement je donnerais raison à la justice: les instits ne sont pas là pour apprendre la menace et la violence aux enfants. Les parents pouvaient être convoqués et si rien ne se passait, une exclusion sur une période dissuasive pouvait être envisagée.


Copie de imagemagic

07/05/2009

Journal perso: la petite enfance!

Comme je le dis au début, je parlerai de tout un peu ici, dont quelques bribes de mon journal perso. Surtout ce qui est avouable hein, pas toujours été une sainte la petite!

Alors il y aura des évènements drôles et moins drôles mais qui font partie de moi et j'espère que vous aimerez me rencontrer sur ces terrains.

Je ne suis pas sur cette photo, c'est ma soeur qui a gardé tous ces beaux souvenirs, mais elle date de l'époque dont je parle, le début des années 50. Par contre nous portions tous les mêmes tabliers impeccablement repassés le lundi et bien défraîchis à la fin de la semaine (ils restaient à l'école).

 

classe001-th

 

Mes premiers souvenirs remontent à mes 5 ans à peu prés. L'un des premiers: ma rentrée à l'école. Mon frère Paul et moi nous avions un an d'écart seulement, çà crée des liens. C'est donc tout naturellement que nous avons pris le chemin ensemble. Nous étions accrochés l'un à l'autre et n'avons pas bougé de la journée. Je n'ai pas de souvenir de la cantine, de la classe ou des récrés. Par contre je me souviens parfaitement de la petite cour et de son préau minuscule, la grille peinte en vert qui donnait sur la rue et nos petites mains accrochées aux barreaux. Nous avons d'autant plus pleuré, nous entraînant l'un l'autre que ma soeur aînée, qui devait venir nous chercher, était (et ce sera récurrent) en retard. Nous sommes restés seuls dans la cour, accrochés chacun à une jambe du pantalon du Maître. je précise que je ne me souviens absolument pas de cet homme mais mon frère m'a souvent raconté la scène.

 

Par la suite bien sûr, j'ai adoré comme beaucoup les classes, le départ dans le petit matin d 'hiver, le goûter de 10h, apprendre surtout, mon grand bonheur! Mais je jouais peu, avais peu d'amies: j'observais, tout se bousculait dans ma tête. J'étais une contemplatrice et c'est une bonne école de la vie çà! Je ne parlerai pas de l'odeur de la craie, du tableau noir... Nous avons tous les mêmes souvenirs. Par contre le vieux poële rond entouré d'une grille, qui nous endormait un peu par son ronronnement et sa douce chaleur me reste au coeur à jamais! 

Copie de imagemagic