08/01/2010

Liberté de la Presse: Poème de la semaine.

De nouveau, des journalistes français (mais peu importe la nationalité) sont détenus en otage en Afghanistan depuis le 1° janvier.
La plupart des étrangers enlevés en Afghanistan et qui sont restés détenus par leurs ravisseurs dans le pays ont été libérés relativement rapidement, après quelques semaines.
Mais la situation se complique lorsque les ravisseurs donnent ou revendent leur(s) otage(s) à des groupes rebelles qui les emmènent dans les zones tribales, instables, montagneuses et reculées, situées le long de la frontière afghano-pakistanaise, fiefs des talibans et de leurs alliés d'Al-Qaïda.

« Il n'y a pas de démocratie sans journalistes courageux. Il n'y aura plus de journalistes courageux si nous ne sommes pas tous solidaires derrière ceux qui se retrouvent otages » (propos entendus lors d'un colloque sur la Liberté de la Presse.) 

 
1-1-1alibertépresse

 
Ils sont allés là-bas pour nous mieux informer
Ils sont allés là-bas pour faire ce métier
Qui voudrait expliquer ce que souffrent des âmes
Ils vont dans ces pays pour témoigner des drames
Que subissent les peuples des états ravagés
Par les guerres que se livrent, alibis bien ciblés
Quelques grands de ce monde par faibles interposés.

Je ne les connais pas je les sais bafoués
Par la force détenus dans des endroits secrets
Pour être allés là-bas dans ces pays en feu
Dire à tous les Humains que des gens malheureux
Subissent et crient, en vain
Pour vivre un peu en paix.

Ils étaient opprimés ils ne sont plus qu'enjeu
Ceux pour qui nos amis sont là-bas séquestrés
Est-ce là la raison qui fait que témoigner
Relève d'un délit qu'une minorité
Condamne durement privant de liberté
Ceux qui souhaitent le dire
Qui souhaitent le crier
Liberté de la Presse, c'est notre Liberté
C'est notre voix à nous qu'on tente d'étouffer.

Réagissons enfin! et disons à ceux qui les séquestrent
Qu'on ne peut bâillonner les voix de peuples entiers
Peuples de gens humains, peuples civilisés
Ne perdons pas nos âmes et sachons dire non,
Si nous réagissons ils seront libérés
Ceux qui partent pour nous, pour au moins témoigner
Nous dire que c'est mal de toujours laisser faire
Et que le terrorisme est une horreur sans nom
-Car c'est bien de cela dont on parle ici-
Que ceux qui tuent et broient ne peuvent avoir raison.

Disons-le haut et fort nous serons toujours contre
Nous demandons justice et la libération
De tous les journalistes victimes de répression.

 
AB asignat doré