17/07/2010

L'abandon: poésie de la semaine.

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Il s'est assis tranquille
Il est trés confiant
Son maître est rentré là
Avec les deux enfants
Elle, elle n'a rien dit
Elle ne l'aime pas
Et il ne sait pourquoi:
Il est toujours gentil
Il est obéissant
Il est propre et joueur
Et de ces deux enfants
Il a fait le bonheur!

Et puis finalement
Ils l'emmènent en vacances
Maintenant il les attend.
Juste un peu de patience!

Les passants le regardent
Lui il ne comprend pas
Le bousculent par mégarde
Disent qu'est ce qu'il fait là?
Le soleil tape fort
Sur ce bout de terrain
Il s'est poussé un peu
Il a chaud il a faim
Mais il espère encore.
Son maître va sortir
Il jouera avec lui
Ce sera le plaisir!

Il ne demande rien
Qu'on lui donne un peu d'eau
Là vraiment oui c'est vrai
Vraiment! Il a trop chaud.

Le soleil a tourné
Lui il est encore là
Mais pourquoi, qu'a-t-il fait
Pour qu'ils ne viennent pas?
De là où il se trouve
Il ne voit pas l'auto
S'il aboie maintenant
Elle dira: "Quel cabot!
Bien sûr je l'avais dit
on ne peut l'emmener
Et pour la location
On doit encore payer
Il faut un supplément
Déjà c'est pas donné
Et puis il est trop gros
Là-bas il fait si chaud!"

Voila quelqu'un qui vient
On le prend, on le tire
Mais non je ne veux pas
Mais qu'est-ce qu'il va me dire?
Ils se trompent je crois
On ne m'a pas laissé
Juste pour un court instant
La pause déjeuner.

Ou bien il faut le croire?
Oh! oui ils ont fait çà
Un gros chien çà  encombre
On ne le garde pas
Quand il est en surnombre.
Dés les beaux jours venus
On le pose: Un coin d'ombre
Et on n'en parle plus.

Mais s'ils reviennent un jour
S'ils repassent par là
Moi je courrai vers eux
Je ne leur en veux pas
Peut-être simplement
Me donner à manger
Et puis de temps en temps
Un peu me caresser
Ne m'abandonnez pas
Dés que viendra l'été!

je donne tant d'amour...

Mireille WILLE.

19/09/2009

Se ronger les...! Texte d'atelier.

Ce texte date! je l'ai écrit à l'atelier des mots dont je faisais partie il y a quelques années. Un moment d'amusement sans prétention!

 

 

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La consigne en est simple puisqu'elle tient dans cette simple phrase:

Il ne faut pas se ronger les ongles parce qu'ils sont à toi, si tu aimes les ongles, mange ceux des autres (Georges Darrien).

En période de pénurie, il n'y a que çà à ronger.

L'un ronge son os, l'autre ronge son frein... moi je me ronge les sangs. Mais oui, je suis de nature inquiète! Ainsi, hier tenez:

J'ai donné son os à ronger à Médor. Il a rampé lentement, accroupi, reniflant de loin. Pendant ce temps moi, je rongeais mon frein: j'avais prévu d'aller faire les boutiques mais voulais m'assurer que la bête  -pas celle qui sommeille en moi mais la vraie, mon chien-  avalerait bien son os. Oui parce que c'est vrai, c'est fou ce que cet animal manque de calcium!
En attendant qu'il s'exécute, je me rongeais les sangs, donc! Parce qu'avant d'aller faire les boutiques, j'avais prévu de passer chez Pierrot afin qu'il apaise cette bête qui justement sommeille en chacun de nous.

Pour ne pas bousculer Médor,  que faire d'autre que me ronger les ongles en rongeant mon frein tout en me rongeant les sangs en essayant de calmer la bête qui sommeille en moi ainsi que ma bête craintive  -Médor-  afin qu'il se décide enfin à ronger son os! Dans des circonstances semblables vous avez toutes les raisons avouez, de vous ronger le cœur!

 
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01/06/2009

La partie de pétanque: atelier et nouvelles.

Ce texte est le premier que j'aie écrit pour un atelier, non pas virtuel mais "en vrai"! Il est court mais quoi? c'est un lundi de fête! le principe est celui de la phrase cachée que vous commencez à connaître pour ceux qui passent un peu ici. Alors me diez-vous, mais ils ne font que çà en atelier? Eh bien, pas du tout! mais c'est ce qui se prête le mieux à une mise en ligne simple, certaines consignes sont trop élaborées.

Bien sûr, vous pouvez toujours chercher la phrase cachée, ceci fait aussi partie du jeu!

 
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La place est écrasée de soleil. A 15 h dans le midi, tout le monde dort! me direz-vous. Sauf Albert, Ginette et Jules. La partie de pétanque dure depuis 6 heures maintenant. Allez, zou ! Dit Jules. On fait la belle et on boit l'apéro.


Ginette boude un peu : sa daube a sans doute fini de mijoter. Bernard a dû l'enlever du feu. Et Grison, le chat, doit s'impatienter en attendant sa boîte de ronron. Elle est la seule a pouvoir le nourrir. Pas comme César, qui mange à tous les râteliers en jappant de joie.

Ginette s'inquiète pour ses bêtes, ses seuls véritables compagnons.


César est là. Les babines humides d'avoir bu à la fontaine. Il vient quémander une caresse que Ginette lui octroie distraitement, sollicitée par ce dilemme :

-Je pointe ou je tire ?

 
Le chat est revenu deux ou trois fois. Il sort toujours du buisson de mûres ; il marche sur le haut de ses ongles, les pattes raides, la tête haute, il passe sans voir les hommes. Il se dirige nonchalamment vers Ginette. Campé devant elle, il feule et, d'un coup de griffe rapide, lui laboure le bras prêt à lancer la boule. Ginette a compris : il faut rentrer.

A plus tard les gars ! Une petite croûte rapide et je vous fais baiser Fanny*.

 

*Baiser Fanny: Partout où se joue la pétanque, un tableau représentant la célèbre Fanny les fesses à l'air est affiché. Chaque joueur de l'équipe n'ayant pas marqué de point dans une partie devra embrasser cette paire de fesses: baiser Fanny! eh oui, vous croyiez quoi:)?

 
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