02/08/2010

Sois à moi.

Je suis rentrée de vacances samedi soir, je suis dans mes cartons de déménagement, je repars en vacances du 17 au 21 août, je me trimballe une bonne grippe, je suis un peu démotivée... de plus çà ne va plus du tout sur 4 mains, c'est l'anarchie la plus totale, plus aucune chronologie dans les posts. Alors j'ai décidé, doucement, de rapatrier tous mes textes sur ce blog-ci et fermer définitivement l'autre à regret mais çà ne va pas se faire sans mal, j'ai adoré ce premier blog!

Dés que j'ai un peu de temps je passe vous rendre visite à vous, mes plus fidèles vieux amis. De toute façon je suis bien décidée à reprendre cet automne, régulièrement les posts.

 

 

sois à moi.jpg

J'en ai franchi des ponts
Et passé des tunnels
J'ai enjambé des monts
Pour caresser mon ciel
Ici enfin je vois
Fleurir tous les bonheurs
Parce que j'ai foi en toi
Tu es là dans mon coeur
Tu dis que notre amour
Est devenu forêt
Et qu'au fil de tes jours
Il brode tes pensées
Comme ce ver à soie
Qui toujours se délecte
D'il était une fois.

Sois à moi mon amour
Sois à moi pour toujours
Qu'enfin un grand ciel bleu
Réchauffe nos hivers
Que la neige soit feu
Un soleil pour les Etres
Qui n'ont pas le bonheur
De t'avoir, te connaître
Sois à moi pour le mieux
Mais sans crainte du pire
Porte-nous vers la vie
Qui nous offre ses fruits
Tu es fait pour l'amour
Tu es là pour la joie

Sois à moi, sois à moi...

 

Mireille WILLE.

18:15 Écrit par Mireille dans poème de la semaine | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags : moi, poésie, poème, amour |  Facebook |

21/07/2010

Langage des corps. Atelier d'écriture.

Voilà! je vais vous laisser méditer, avoir chaud ou froid, fantasmer, rire, chanter, essayer d'écrire vous aussi un texte sur ce thème. Je pars demain matin en vacances jusque fin juillet. Alors je vous embrasse et que vous partiez ou pas, je vous souhaite d'être heureux:)!

 

LANGAGE DES COPRS ATELIER2.jpg


 

Voici donc la fameuse consigne:

Une écriture du corps _ Retrouvez le souvenir ou imaginez une perception du corps d'un autre (mouvements,présence, odeurs...), qu'il soit caché ou soudain dévoilé, dans une situation amoureuse ou non, mais dans un moment ou le corps de l'autre jette un trouble. Découverte (la nudité d'un corps qu'on connaissait autrement), gêne (par exemple la maladie qui expose au regard ou des situations imprévues qui donnent à voir un corps qu'on ne souhaite pas voir)...Ou retrouvez une sensation particulière de votre corps : dans l'eau ou dans un état second. Écrivez ces sensations sous formes de bribes, d'images....

Sa main comme une flamme. Sa main comme un brasier. Elle est là sur le siège, elle ne bouge pas. Pourtant elle l'imagine qui remonte doucement et son pouls s'accélère, sa respiration progressivement devient haletante. Elle a chaud, elle a froid elle ne sait plus trop.


Lui il est là tranquille, il ne parle pas. Sa voisine de canapé lui pose une question. Il se tourne vers elle et dévoile fugitivement l'échancrure de son cou, délicieusement blanc, doux, enfantin.

Sa main alors fait des volutes dans l'air, rythmant ses mots. elle voit ses lèvres, un peu fines mais très rouges, qui bougent et s'humidifient. Il sourit et la blancheur de ses dents décroche dans sa poitrine à elle un séisme de sensations. Maintenant elle est moite, elle ne suit absolument plus aucune conversation, elle est muette et chaude. Lui se tourne un peu vers elle, il lui parle mais elle n'entend pas, elle ne perçoit que "lui" physiquement. ce qu'il dit importe peu, d'ailleurs est-il intelligent? Elle ne l'a jamais jugé, elle le côtoie depuis des années sans même lui porter le moindre intérêt et là, tout à coup c'est le désir, absolu.

Il faut qu'elle le touche. Il lui suffirait de l'effleurer, elle est sûre qu'alors, la magie n'opérerait plus, il redeviendrait François, le mari de Nadine.

Mais en attendant, il est le mâle. Sa bouche est sèche, gonflée, presque douloureuse. Elle passe doucement sa langue sur sa lèvre supérieure et ce contact enflamme d'autant plus ses sens. Elle a la perception éperdue de son corps malgré la distance. Elle imagine sur elle, en elle, son grain de peau, sa chaleur nichée en elle, palpitante et le désir monte, le ventre se fait creux, en attente, haletant, le picotement de la nuque est presque insoutenable, son corsage caresse et dessine ses seins durcis, Elle est à lui, pour lui en cet instant de passion folle. De légers tremblements l'animent: quelqu'un pourrait-il le voir? Elle ne sait plus, elle est tendue vers son plaisir. Et puis la jouissance est là, sublime, sans nom, suffocante d'être enfouie, tue. Elle pourrait hurler, elle voudrait crier et pourtant elle ne bouge pas. Ses cuisses doucement se sont rapprochées et le crissement de la soie échauffe encore ses sens. Elle mord l'intérieur de sa joue et cette douleur, même légère, lui donne du plaisir parce que c'est encore lui qui la lui inflige.


Elle le regarde. Voila! La magie est passée. François ne saura jamais et elle gardera en elle, toujours, la blessure de sa chair offerte, ce moment d'amour flou, solitaire et pourtant partagé.

 

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16/03/2010

Il y a... Poème de la semaine.

Je me suis demandée si je n'avais pas déjà posté ce texte écrit en janvier puis j'ai décidé que non:)! Peut être me démentirez-vous?

Par contre tiens: j'y ai mis un semblant de ponctuation, rare chez moi, afin de donner un rythme plus marqué tenant compte des longues phrases qui ont, en chacune d'elle, une rime propre. Celà est-il clair pour vous?

 
il y a


Il y a des instants doux ou de pure tempête
Des je t'aime rendez-vous, des toujours de conquête
Des lieux où l'on se noie où l'on voudrait aller
Des jours où je me noie! je ne sais que trembler.
Il y a de purs bonheurs et des journées tristesse
Des folies qui font peur: soupirs et  folle ivresse
Il y a de grands secret, des nuits de volets clos
Ces moments si feutrés où les corps sont au chaud,
D'autres où l'on ne dit rien, un silence frayeur
Et puis tout nous revient et l'on offre son cœur.
Il y a des folles errances, on croit s'être tout dit
Plaisir et flamboyance dans le creux d'un grand lit.
Alors le corps exulte; on soupire et on crie
Un mot serait insulte: par les sens tout est dit!
Alors mon cher amour, alors toi qui me blesses
Ne laisse pas mes jours dépourvus de tendresse!
Donne le feu, le sang! que tu sais me garder.
Non ne fais pas semblant de ne plus désirer
Ces instants de passion qui me brûlent à leur flamme;
Moi, comme un papillon, je sens éclore mon âme
Et mon corps est saison; de celle que l'on abreuve
Mon ventre est un sillon tu n'auras là que preuve
De la folie qui noie, de l'amour qui inonde
Mon corps, fragile proie. Viens donc cueillir cette onde!
C'est le sel de la terre, c'est un instant sacré
Rien ne peut plus y faire, je ne sais plus garder
Je suis à toi tu vois, du profond de mon havre
Creusée comme abreuvoir, comme écorce d'un arbre.
Je me donne en un flot, je suis prête à céder
En torrent fou je ploie. Et je me donne enfin
Dans un cri une flamme! Et voila c'est la fin

... Je ne suis qu'une femme.

 
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14/02/2010

Saint Valentin!

Tout simplement parce que pour moi il n'y a pas de plus joli texte que celui-là pour nous parler d'amour, je le dédie aujourd'hui à tous ceux qui s'aiment!

 

08:00 Écrit par Mireille dans Musique | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : amour, saint valentin |  Facebook |

29/01/2010

Hypothèse: Le poème de la semaine.

aquarelle

 
Quelle peine immense et quel chagrin
Regard éteint
Pourrai-je encore la regarder

Elle ne peut même plus pleurer
Si fatiguée
Le monde tourne mais en vain

Le silence est assourdissant
Mais elle entend
Ses pas décroître dans l'escalier

Je me retourne et lui souris
Elle si jolie
Pourtant brisée par l'homme aimé

Une petite fille croit en l'amour
Depuis toujours
Et puis s'en vient le désespoir

Ses lendemains seront tristesse
Nulle caresse
La solitude sonne le glas effet miroir

Adieu  et larmes n'y feront rien
Ma sœur malheur
Les hommes vont vers leur destin
Et le bonheur?

Toi tu t'accroches toi tu gémis
Car tous tes gestes étaient pour lui
Il t'a quittée tu  n'as rien fait
Écris sur lui le mot passé

Et alors continue ta route
Et sans nul doute
Un jour le ciel s'éclairera
Tu le verras

L'amour est tendre parenthèse
Souris et ris
Rien ne sera plus hypothèse
Mais bien la vie!

 

Vendredi 15h30: PS. Je suis en panne d'ordi. il a des moments avec, d'autres sans. Là c'est un moment avec:))! Donc, si vous ne me voyez pas, il y a des trucs planifiés pour le WE, c'est parce que je ne peux pas passer, pas parce que je ne veux pas. Mais j'espère. Je l'ai démonté l'engin, je ne sais même pas comment j'ai fait pour retrouver la place de chaque chose mais bon, d'un autre côté, s'il est fichu, je ne prends pas de gros risques sinon de me faire sauter avec et passer pour une terroriste dans mon quartier, héhé!!!  Donc j'espère à très vite mais....

 
AB asignat doré

22/01/2010

Il faisait beau: Poème de la semaine.

aquarelle Muriel Cayet
Aquarelle Muriel Cayet.

 
Et ce jour-là il faisait beau
L'air était cristallin comme en pays de neige
Le soleil flamboyait et chantaient les oiseaux
La pureté du vent emportait les échos
De nos joies de nos rires de tout ce qui allège
Le cœur et les saisons des amoureux nouveaux.
 
Dans mon cœur dans ma vie tout n'était que dentelles
Je tissais de mes jours des instants lumineux
J'embrassais les sillons de nos pas. L'étincelle
Au fond de ton regard disait je suis heureux
Des toujours de folie des instants d'aquarelle
Dieu que la vie est belle quand on la vit à deux.
 
Je reviendrai toujours vers ce joli village
Celui de nos jeux fous de nos tendre émois
Je veux revoir encore ces ruelles sans âge
L'hiver était si rude nous y avions si froid
Que là dehors serrés accrochés l'un à l'autre
La buée de nos lèvres dessinait des mots fous.
 
Nous cherchions en nos corps la chaleur et l'ivresse
Nous redisions des mots que d'autres s'étaient dits
En croyant ,innocents, les faire naître ici
Les suçant en bonbons sucrés de nos tendresses
Ô que l'amour est doux quand à deux on l'écrit
Amour amour, le jeu de nos folles jeunesses!

 
AB asignat doré

24/12/2009

Joyeux Noël! Poème de circonstance:)!

joyeux noel blog

 
Voilà!
Le décompte de Noël a commencé, la neige est au rendez-vous, le Père Noël a sans doute tout prévu mais dans le doute, on va un peu l'aider à remplir sa hotte pour gâter les proches -ou moins proches mais à qui l'on pense pour l'occasion-, se faire de jolies maisons, prévoir des menus sympas et (on va essayer) pas trop chers qui tiennent compte aussi de nos idées sur le respect des animaux, de l'environnement, de la santé... bref, être en harmonie avec soi-même tout en conservant la notion de plaisir et de fête.
Et puis et surtout, on va penser -et agir- à ceux et pour ceux qui n'ont rien, ceux qui sont seuls ou malades, en faisant un geste même petit pour quelqu'un de notre entourage et/ou inconnu, une aide pour une Association pas nécessairement sous forme de don d'argent mais aussi en offrant un peu de son coeur, de son temps, de son écoute, de son Humanité. C'est cela même: au moins une fois dans l'année, soyons tous Humains!
Je pense et je penserai tout particulièrement à Simon, notre petite mascotte, ses parents lui transmettront mon message, pour qui je voudrais que ce Noël soit le plus beau de sa vie, que le Père Noël en ce soir du 24 décembre, spécialement pour lui et son petit frère Sean, ait mis dans sa hotte les plus beaux cadeaux.
Je pense aussi à Méli: l'amour des siens et le retour à une meilleure santé: l'amour lui est acquis je pense, alors la santé pour Noël??? Et à tous les autres amis des blogs ou du réel qui sont dans la peine ou la maladie!

A ceux qui passent ici, à ceux qui n'auront pas le temps ce soir mais qui viendront demain ou un autre jour, peu importe, je souhaite une belle fête de Noël. Que vous soyiez seul, en famille ou entre amis, que l'esprit de Noël vous accompagne et vous apporte la sérénité, la joie d'être vous même!



La nuit est traversée
De tremblantes lumières
Les bougies jouent jolies
Derrière les carreaux
La buée se fige
Aux bouches des enfants
Il fait coeur, il fait bon
Il fait un temps d'amour.

Les cloches doucement
Au loin tintent et sonnent
Il n'y a que le froid
Pour étouffer leurs mots
Elle est belle la nuit
Dans son poudreux frimas
Les marrons sont au chaud
Ils attendent leur heure.

Bientôt tous les enfants
Pourront sauter de joie
Ils auront dans leurs yeux
Les plus tendres délires
Des mots de tous les jours
Qui ne veulent plus rien dire
C'est une nuit d'amour
C'est une nuit de joie.

C'est dans ces moments-là
Que je crois au bonheur
Des instants suspendus
Où chacun se délecte
De sons, de chants d'amour
On ne sait que donner
C'est une nuit toujours
C'est une nuit beauté.

Chacun se souviendra
De ces instants sacrés
Tout ces moments reçus
Ces lueurs partagées
De ces présents donnés
Mais surtout ces silences
Ceux qui parlent au coeur
Qui disent tout de l'amour.

C'est la nuit de Noël
Et là tout est possible
On imagine mal
De n'être pas aimé
On voudrait partager
On voudrait tout céder
Je t'offre de la vie
Pour pouvoir te sauver.

Personne n'est plus seul
Il n'y a plus de ruines
Plus de cris plus de pleurs
Personne ne souffrira
De n'avoir plus de bois
D'avoir encore trop froid
Car Noël voyez-vous
Ne saurait passer outre.

Les perdus les paumés
Tout le monde y a droit.
Je rêve de ce monde où l'amour serait roi
Serais-je trop naïve?
Hélas, hélas! je crois,

Nous n'y arriverons pas.

AB asignat doré

18/12/2009

Premier amour. Poème de la semaine.

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Que le temps me fut doux
Qui me fit mon enfance
Des matins des joyaux
Emplis de fumées bleues
Les jours coulaient sur nous
Et nous étions heureux
Moments de grand silence
Et d'autres de flûtiaux
Rien ne peut être mieux
Que de vivre en Provence
Et c'est sous ces cieux-là
Que j'ai connu l'amour.
Qui me dira pourquoi
Ce fut mon plus beau jour?

Un jour de froid hiver
Autant qu'il m'en souvienne
Car Noël approchait
Le vent était léger
L'air sonnait cristallin
Tu me disais des vers
Maintenant je le sais
Qu'ils n'étaient que rengaine
Je les trouvais si beaux
C'était toi qui l'étais
Et tu as pris mon coeur
Dans ce petit matin
Oh comme j'avais peur
Mon corps entre tes mains!

Tu as trés vite su
Que j'étais encore vierge
Et tu m'as rassurée
Bien plus tard j'ai compris
Que sous tes airs bourrus
Toi tu l'étais aussi
Tu me disais tu sais
J'ai presque dix-sept berges
Mais tu vibrais d'effroi
Bien plus que de passion
Alors tu me serrais
Tu murmurais mon nom
Et nous n'avions pas froid
Sous notre maigre toit.

Pour cacher nos amours
Nous nous étions trouvé
Un petit nid douillet
Un coin de paradis
L'un de ces cabanons
Qu'on trouve par ici
Pas de grand luxe, non
Mais il y faisait flou
Toi tu frôlais ma joue
Et tu me chuchotais:
Mon amour, mon amour
Ô combien je t'aimais

Mon amour, mon amour
Que le temps me fut doux...

 
AB asignat doré

10/12/2009

S.I.D.A.. Le poème de la semaine.

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Je sais, j'aurais dû poster ce texte la semaine dernière pour la journée d'action contre le SIDA mais j'ai été très occupée par le Téléthon.  
Mais que vous dire, il est toujours temps de penser à la prévention, la mobilisation et puis donner même un peu pour la recherche! Ne pensez pas que le SIDA c'est de l'histoire ancienne chez nous, les traitements actuels ne guérissent pas, ils retardent l'avancée de la maladie mais pour l'instant le seul remède fiable connu est et reste, le préservatif!



Il est seul
Le macadam fondu frissonne sous ses pas
La nuit se fait pudeur
Celle qu'il aime l'attend
Au petit bar d'en bas
Pour un grand soir magique
Encore un court instant. Il va avec lenteur.
 
Elle croit que le bleu pourra durer toujours
Lui depuis ce matin il a mal de savoir
Mais c'est ce médecin
Il aurait pu se taire
Attendre un jour, demain
Revenir en arrière
Un jour, encore un jour
Il faudrait ne rien dire, ne pas blesser l'amour
Oui mais comment le vivre ce si grand désespoir.
 
Elle le quittera. Et ce sera déjà sa dernière défaite
Non, elle l'aime tant. Elle va souffrir pleurer
Elle ne s'y attend pas
Et c'est lui l'homme atteint qui devra rassurer.
A toutes ses questions il ne répondra pas.
Si elle aussi... Mais non! depuis le tout début
Ils se sont protégés. Le premier soir peut-être...
Oh non! Si c'était elle... Sans même l'avoir su!
 
Il est seul
Avec toutes ces questions qui sont si dérisoires
Elle pourra bien attendre c'est la fin de l'histoire
Avant même le début
Cette fin est sordide puisqu'il faut expliquer
Qu'elle demain peut-être... Maman je suis foutu!
Meurt-on à dix huit ans pour avoir trop aimé?
Ce jour est mon linceul.
 
Le petit bar d'en bas
La porte est grande ouverte
Je ne lui dirai pas
Je ferai une lettre
Mais pas ce soir oh non! Pas ce soir
Je ne peux pas.
Vivre l'heure, l'instant
Profiter du présent.
 
Demain!
Mais je suis déjà seul.

AB asignat doré

03/12/2009

La vieille. Le poème de la semaine.

Je n'ai pas trop de scrupules à reposter ce texte. D'abord parce que je l'aime beaucoup et tant pis pour l'immodestie dont je fais preuve là:) et puis parce que c'est sans nul doute le poème le plus apprécié par mes lecteurs au vu des très nombreux coms qu'il a suscité. Peut être une projection sur la vieillesse à venir ou la vision que chacun a de ses propres "vieux"? J'aime ce terme moi, vieux! C'est plus affectueux que personnes âgées. Qu'Est-ce que ç veut dire çà personnes âgées? Disons-nous personne jeunes

Mais si je poste ceci, ce n'est pas anodin, pas seulement pour les raisons que je donne plus haut: nous avons tous nos vieux, ne les oublions pas au moment de Noël, fête de famille par excellence. Dans la mesure où leur santé le permet, même si vous ne faites pas grand-chose pour l'occasion, n'oubliez pas que pour eux, ce sera un gage d'amour que de partager ces moments avec vous.
 

la vieille
 

Son temps est raccourci, ses gestes sont menus
Elle avance petit et un pied après l'autre
Ses os sont torturés, son dos en est bossu
Ses soucis ne sont déja plus les mêmes que les nôtres.
Elle marche courbée mais son pas est léger
Ses préoccupations, le temps les a changées
Elle ne pense plus à ces années qui arrivent
Elle le sait très bien qu'elle va vers l'autre rive.
 
Mais elle n'en souffre pas, elle va l'âme en paix
Elle a mené sa vie aussi loin que possible
Elle a aimé un homme et lui a tout donné
Elle finit ces jours qui se suivent, paisibles
Ses souvenirs sont prés de son lointain passé
Elle oublie la tristesse des dernières années
Ses enfants sont partis vers d'autres horizons
Mais elle, elle n'oublie pas. Elle vit avec Gaston.
 
Ce jeune militaire qui partait mais avant
Il voulait faire d'elle une femme, une mère
Qui sait s'il reviendrait de cette sale guerre
Son père y est resté et son frère, le grand.
Elle oublie tout ce temps qui s'est enfui depuis
Qu'elle a fermé sa tombe, l'a bénite de buis
Parfois elle lui parle et lui qui est si bon
Au dela de la mort, toujours il lui répond.
 
Bientôt, bientôt tu vois, je vais te retrouver
Tu m'accompagneras tu me tiendras la main
Te souviens-tu Gaston combien j'aimais l'été!
Toi tu étais jaloux tu traitais de vauriens
Tous ces gars du village qui me faisaient la cour
Mais au fond tu savais, oui tu savais très bien
Que tu étais celui que j'aimerais toujours
Au delà de mes nuits, au delà de nos jours.
 
Nous ne le disions pas, nous avions nos pudeurs
Nous frôlions du regard, nos coeurs faisaient le reste
Nous nous parlions d'amour mais pas besoin de gestes
Vous les garçons saviez respecter nos candeurs
Nos robes étaient longues mais d'un geste parfois
La cheville dévoilait plus que vous attendiez
Je n'oublierai jamais la toute première fois
Où tu osas baiser ma chevelure dorée.
 
Nous nous retrouverons un beau jour quelque part
Ce sera comme avant, nous serons jeunes et beaux
Tu baiseras ma main soulevant ton chapeau
Ce sera l'arrivée, nullement un départ.
Pour nous les jours seront à jamais d'insouciance
Nous ferons comme avant, garderons nos silences
Nous fermerons nos yeux n'écoutant que nos coeurs
Vois-tu mon cher Gaston, ce sera le bonheur.

 
AB asignat doré

24/11/2009

Une voix!

J'ai eu envie de partager ce moment parce que j'adore Luz Casal, elle nous a enchantés dans "Talons aiguilles" qui est l'un de mes films préférés essentiellement grâce à la B.O.

Elle reprend là un grand classique et son interpétation lui donne un bon coup de plumeau vous avouerez. Quelle voix et quelle présence!

 

 
AB asignat doré

20/11/2009

Ecrire. Le poème de la semaine.

ECRIRE

 

Je suis absente aujourd'hui. Une journée à Marseille, imprévue mais néammoins bienvenue! je rentre en fin d'aprés midi. Donc, à plus tard?

Avez-vous remarqué? Je fais comme à la télé, des rediffusions. Peu de temps pour écrire sans bâcler en ce moment. Je m'en excuse pour ceux qui ont déjà lu ce texte dans 4 mains. Peut-être l'avez-vous oublié et aurez-vous plaisir à le revoir quant aux autres, les nouveaux venus, voici le temps de la découverte:)!


ECRIRE oui mais...

Ecrire pour ceux qui nous aiment
Pour ceux que l'on aime
Ecrire parce que la pluie
Ou bien le soleil
Pour le temps qui passe
En coulées d'argent
Pour voir le printemps
Naître sous la plume
Avant que le vent
Le noie sous la brume
Ecrire parce que çà va bien
Parce que çà va mal
Pour ne pas pleurer
Pour ne pas souffrir
Pour quelqu'un qui part
Ou bien qui s'égare
Ecrire pour donner son coeur
Pour offrir des fleurs
Pour mieux dénoncer
La peur des enfants
Pour ne pas laisser
Salir l'océan
Puis écrire pour tous les otages
Devenus sans âge
Comme un peu mourir
Ecrire pour ne plus courir
Pour garder la flamme
Pour sauver l'amour
En tendant son âme
Que quelqu'un un jour
Au bout la saisisse
Ecrire mais pour respirer
Et aussi pour vivre
Oh! oui pour vivre
Ecrire écrire

... Enfin exister!

AB asignat doré

09/10/2009

L'automne. Le poème de la semaine.

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Ô que l'automne est beau
Sous ce soleil qui a froid
Les arbres maintenant
Ont mis leurs roux manteaux
Le bois craque et se fend
Sous le gel qui surprend.
Les matins bleus frissonnent
Peu habitués qu'ils sont
Les feuilles s'abandonnent
Mêlant quelques flocons
Précocement venus
Nous annoncer l'hiver.
Les petits jours sont rudes
Faits de blanches gelées
Mais à dix heures, le ciel
D'un beau bleu de glacier
Nous donne son soleil
Et rappelle l'été.
Les sous-bois sentent bon
L'humus, la terre humide
Ici un champignon
Frôle bogue de noix
Entraînée dans la chute
Et saisie par le froid.
La douce pluie chuchote
A travers le feuillage
Elle n'agresse point,
Mais caresse plutôt
Elle aime se poser sur le sol encore chaud
De l'été engrangé, des matins toujours beaux.
Qui veut connaître un jour
La beauté du pays
C'est à cette saison
Qu'il faut venir chez nous
Les odeurs, les saveurs, les plaisirs de la vie
Se dévoilent vraiment et s'offrent à l'amour.

 
AB asignat doré

02/10/2009

La veuve. Le poème de la semaine.

Je vais tenter de me remettre à écrire, photographier, chercher des sujets de société agréables...  Mais je ne suis pas en grande forme en ce moment. Alors pour aujourd'hui, j'ai remanié quelque peu ce texte posté il y a un an (déjà!) sur 4mains. Peu de chose, juste un zeste de musicalité, de fluidité... L'aimerez-vous, le reconnaitrez-vous? 

Et je tenterai de passer chez vous, au moins, qui me rendez visite:)! Alors, à bientôt!

 
a la veuve

 
Je ne t'oublierai pas
Tu es là à jamais
Je te garde au coeur
Mon secret bien gardé
Tu me permets de suivre
Le chemin de la vie
Parfois dans le silence
Je te parle, je te dis
Te souviens-tu de nous
De nos mots, de nos gestes
Des moiteurs de nos nuits
De nos élans si fous
Tu sais c'est une souffrance
De te savoir ailleurs
Je sais ce qui me reste
Nos jours de grand bonheur
Tu étais doux, sensible
Tu savais m'amuser
Maintenant par ton absence
Je me sens invisible
J'étais belle pour toi
Et toi tu m'admirais
Je sens monter en moi
La houle des regrets.
Je t'espère serein
Dans ce nouvel ailleurs
Pour moi chaque matin
Est moment de douleur
Savoir que tu n'es plus
Ne jamais te revoir
Vivre une heure, un peu plus
J'ai promis de savoir.
Alors mon cher amour
De là-haut dans tes cieux
Tu peux voir que toujours
J'obéis à ton voeu
Je vis, je vis tu vois
Je fais de gros efforts
Pour que, à travers moi
Toi aussi vives encore.

 
signat doré

21/09/2009

Vous. Le poème de la semaine.

J'ai toujours adoré le vous en amour! Pas tous les jours mais parfois et curieusement me direz-vous, dans les moments plus intimes. Le "Vous:" il donne une autre dimension à l'instant, ce vous partagé, comme une re-connaissance, une re-découverte (tréma volontaire)!

 

1


Donnez moi ces mots flous que je tisserai pour vous
Que je brode et enlace de sourires aigre-doux
Que je creuse à la nuit ce lit de sombres drames
Que je puisse pour vous en esquisser le charme
Des mots faits de passions et de désirs torrides
Pour voir sous quels sillons se brisent vos nuits languides
Des rêves effarouchés par la main qui se tend
Des vies éclaboussées en offrandes de sang
Ô serrer dans mes bras votre amour fait de flamme
D'étreintes que nos draps retiendraient dans leur trame
Croire que cette nuit pourrait durer toujours
Des mots crus chuchotés mais qui verraient le jour
De mes lèvres fendues par l'ardeur des baisers
Un corps écartelé que d'avoir trop donné
Se frayer dans l'ivresse un chemin vers vos rêves
Avoir peur quand soudain au point du jour se lève
Ce semblant de clarté qui me fera rougir
Mais en moi je saurai toujours me souvenir
De cette volupté qui fit céder mon corps
La nuit venue je sais, je vais vous vivre encore!

 
Copie de imagemagic

14/09/2009

Fin d'été: le poème de la semaine.

FIN D'ETE

 
 
Mon âme au bord des yeux
Je regarde le ciel
Piano désaccordé
Mon pauvre coeur palpite
Les nuages aux dos ronds
Se bousculent et s'agitent
C'est la fin de l'été
De ses saveurs de miel
Et de mon amour feu.

 
Je le sais, on m'a dit
Je connaissais l'histoire
Ces passions des beaux jours
Ne vont jamais bien loin
Oui mais moi je l'aimais
Je voulais tant y croire
Il semblait sûr de nous
De nos grands sentiments
Dans le chaud de nos nuits.

 
Mais pour lui est fini
L'incendie qui me brûle
Il n'est rien au delà
Du pauvre quotidien
Les feuilles tourbillonnent
Le vent se fait chagrin
Il ne reviendra pas
Il l'a dit ce matin
 
Et l'amour feu s'éteint.

 
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02/09/2009

Homosexualité et adoption: Société.

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1. La situation juridique et sociale:
   

La loi bioéthique de juillet 94 ne donne pas accès au recours à la procréation médicalement assistée avec tiers donneur dans la loi française, pratique utilisée aux Pays-Bas ou en Belgique entr-autres. Les femmes françaises vont alors se faire inséminer dans ces pays (ce qui a donné l'appellation "enfants du Thalys").
 

Les "convention mère porteuse" sont également interdites, cependant:

 - un homme en couple homosexuel peut très bien avoir un enfant avec une femme qui ne reconnaît pas l'enfant, l'enfant reconnu par son père biologique est donc élevé par lui et vit en fait dans un couple homosexuel.

- 2 membres de 2 couple homosexuels (un couple hommes et un couple femmes) ont un bébé reconnu par les parents biologiques et sera donc élevé par 2 couples homosexuels.
  

Dans les 2 cas le "non parent" reconnu risque en fait de perdre tout contact avec l'enfant en cas de séparation puisque le "lien affectif" ne peut être reconnu.

 
L'adoption est la solution idéale qui offrira un foyer à un enfant qui en est dépourvu. Mais, si l'adoption par un parent célibataire est reconnue et appliquée, elle ne l'est en aucun cas par un couple dont les 2 parents seraient du même sexe et le fait du PACS ne change rien: il y a là une forme d'hypocrisie qui concède la vie commune mais dénie la possibilité de devenir également parents.

Les législations européennes différent en cela puisque l'adoption conjointe par un couple homosexuel est reconnue aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne au Danemark en Islande et en suède.

 

Tout le monde a encore en mémoire le cas de Philippe Fretté dont le recours a été rejeté après 10 ans de procédure (et la séparation de son couple), les juges européens ayant estimé que la question divisait fortement les spécialistes à l'enfance et que ce n'était pas à la cour (européenne) de se substituer aux états et d'imposer une solution unique en Europe.

 

Mon approche personnelle:
  

 

Tout le monde est d'accord sur 2 choses:

 - Le bien-être de l'enfant avant tout,

- les parents doivent être une référence pour que l'enfant puisse s'épanouir.

 

La question est donc:

Est-ce qu'un couple homosexuel peut être une référence pour un enfant? C'est là que la morale intervient.

Ce qui fait référence, c'est avant tout d'apporter de l'amour à l'enfant, prendre soin de lui et être stable. Et me semble-t-il, on peut très bien remplir toutes ces conditions et vivre en couple du même sexe. Je ne vois là aucune contradiction. Une famille hétérosexuelle peut très bien être une mauvaise famille, l'orientation sexuelle n'a aucune incidence sur la capacité d'aimer et prendre soin d'un enfant, de l'élever.

En ce qui concerne l'adoption, on devrait procéder, comme pour une famille hétéro, à l'évaluation de ces capacités. L'amour donné ne se comptabilise pas en cochant des petites cases sur un formulaire.

D'ailleurs, où est le modèle traditionnel? Qui peut dire ce qu'est un couple "normal"? On peut à la rigueur parler de schéma classique de la famille dicté par la société mais à quoi ressemble-t-il de nos jours devant les familles éclatées, disloquées, déchirées...?

 

Il n'y a pas de règle je pense aujourd'hui. En réalité il existe déjà partout en France des enfants de couple homo parental et ces enfants n'ont aucune reconnaissance c'est cela qui est tout à fait anormal.

 

Un petit mot au sujet des "folles":

 
Car il y a en effet diverse formes d'homosexualité ou du moins différentes façons de la vivre. Certains choisissent le secret, d'autres la vivent aussi naturellement qu'une hétérosexualité et d'autres ont besoin de l' excès et l'excentricité. C'est la partie émergée de l'iceberg car ce sont ceux-là que l'on voit se trémousser aux gayprides et participer aux émissions télé (on cherche le sensationnel) qui au lieu de servir à démontrer la normalité des homosexuels vient démentir cette version plus juste.

 

Cela dit, ceux qui vivent de cette façon leur homosexualité ont en principe une sexualité débridée et montrent peu de motivation à s'investir dans une forme de parentalité quelle qu'elle soit!

 

En conclusion:

 
Je dirai que la situation n'a pas de réponse type. Il y a autant de réponses qu'il y a d'individus. Je crois sincèrement que 2 personnes peu importe leur sexe, peuvent adopter un enfant dé lors qu'il y a de l'amour à donner. Ensuite l'éducation écrira l'histoire de la famille même si je pense qu'il ne doit pas être facile pour un enfant issu de couple homo d'être accepté dans une société si prompte à juger et cataloguer. Le chemin est encore long vers la tolérance mais le fait de légaliser le mariage homo et l'adoption peut aussi contribuer à faire avancer les mentalités. J'ai bon espoir, nous y arriverons! Pour peu que l'église y mette un peu du sien après les politiques... mais çà, c'est un autre débat!!!

 
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01/09/2009

D'encre et de feuille.Texte d'atelier.

1 encre

 
 
Ceci est un texte d'atelier à la contrainte facile à comprendre: encre et feuille mais seulement dans le sens feuille de papier hélas! J'aurais tant voulu tricher et voler une feuille de ces arbres qui se dénudent si joliment pour notre bonheur en ce moment! (temps accordé: 15 mns!)
 
 

La feuille devient lit
Et l'encre couverture
Qui se soucie bien peu
Des griffes des ratures
Qu'elle inflige à la douce
Dans sa robe de soie
Comme une mariée
Immaculée sans voix
A l 'ombre de son cœur
Elle a trempé sa plume
Si l'ombre de ses peurs
Dans son âme  allume
Ce petit paradis
Qui donnera des fruits
La feuille en est jalouse
L'encre est son parfum
Donne moi une plume
Je te donne mon cœur
Et faisons une ronde
Écrivons tous nos mots
D'amour ou bien de peine
Mais sans peur sans sanglots
Mariage de la feuille
Qui s'offre en tâches d'encre
Ou plumier merveilleux
Porteur de tous nos vœux
Écris oui écris-moi
Un poème d'amour.
 

Écris oui! Ecris moi
Des beaux jours, des toujours.
 

31/08/2009

Yentl!

Un film que j'ai adoré voir et revoir. J'aime Barbra Streisand mais Yentl!!! Alors voila, puisque ce blog est mon "outil de partage" alors j'ai eu envie de partager cet extrait de Yentl avec vous:)!

Il faut que je vous explique que je ne suis pas chez moi mais dans le Sud-Ouest pour règler quelques affaires personnelles. Je vous en parlerai peut être!

  

  
J'espère que vous aurez apprécié ce court extrait et pour ceux qui ne connaissent pas le film, peut être aurez-vous envie de le voir?

Si c'est le cas toutefois, je dirai que le son DVD n'est pas excellent et pas de VF ce qui là est un bien par contre.

Le truc: on cale le DVD, le CD et on supprime le son du DVD. On fait en sorte de démarrer les 2 en même temps pour profiter du bon son et des belles images:un régal!

 
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20/08/2009

Et si l'enfant. Poème de la semaine.

J'ai déjà posté ce texte sur 4 mains, il n'y a pas très longtemps d'ailleurs.

Puis j'ai appris hier que dans un village voisin, ce que nous appelons communément un fait divers s'est produit. Un enfant maltraité a été enlevé à sa famille. Jamais au point d'en mourir, jamais avec des brutalités mais privé des petits plaisirs auxquels ses frères avaient droit comme l'inscription à un club de sport, une sortie en famille, un cadeau pour son anniversaire... et des mots si durs qu'ils lui sont devenus intolérables au point de préférer la séparation. C'est lui qui a fait ce choix, il a 9 ans!

 
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Aquarelle sur coton sur contreplaqué. 50,8 x 50,8 cm, 1933, Centre Paul Klee, Berne.

  


Et si l'enfant pouvait parler il vous dirait
Toi l'ami le frère le voisin
Toi qui vois tout mais ne dis rien
Mais qui es-tu ou est ton âme?
 

Quand je hurlais de désespoir, que faisais-tu ou étais-tu
Quand mon corps écartelé geignait l'entendais-tu
Quand ma souffrance devenait telle que ma vie s'enfuyait déjà
Qu'éprouvais-tu
Et toi qui me dis que tu m'aimes comment peux-tu
Les longs chemins que j'ai suivis malgré mon âge
Les connais-tu?
Les souffrances les chagrins la solitude
Les sauras-tu!
J'en ai tant vu pourtant! une habitude
Mais le vois-tu
Pourquoi enfant je dois subir
De l'homme lourd tous les outrages
Me diras-tu?
A mon secours peux-tu venir
  
 

Et je gis là, nuit de silence
Mais qui viendra?
Pourtant le cœur plein d'espérance
Tout finit là
Vivre ou mourir quelle importance
Et tu diras
C'est la mort ma seule vengeance
L'homme connaîtra la déchéance
Pourquoi, pourquoi?
 
  

Faire la Une des journaux?
Trop tard déjà!
Pourtant le ciel était si beau
Mais ce jour-là...

 
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