Mes violonistes
Mes 3 petits enfants!
Antoine
Mathilde
Olivia
Ma fille Céline
Mon grand fils Fred
Replay d'amour.
Et le petit Union Jack.
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POSTE PAR mimi
LE 16-03-2010
Je me suis demandée si je n'avais pas déjà posté ce texte écrit en janvier puis j'ai décidé que non:)! Peut être me démentirez-vous? Par contre tiens: j'y ai mis un semblant de ponctuation, rare chez moi, afin de donner un rythme plus marqué tenant compte des longues phrases qui ont, en chacune d'elle, une rime propre. Celà est-il clair pour vous?

Il y a des instants doux ou de pure tempête Des je t'aime rendez-vous, des toujours de conquête Des lieux où l'on se noie où l'on voudrait aller Des jours où je me noie! je ne sais que trembler. Il y a de purs bonheurs et des journées tristesse Des folies qui font peur: soupirs et folle ivresse Il y a de grands secret, des nuits de volets clos Ces moments si feutrés où les corps sont au chaud, D'autres où l'on ne dit rien, un silence frayeur Et puis tout nous revient et l'on offre son cœur. Il y a des folles errances, on croit s'être tout dit Plaisir et flamboyance dans le creux d'un grand lit. Alors le corps exulte; on soupire et on crie Un mot serait insulte: par les sens tout est dit! Alors mon cher amour, alors toi qui me blesses Ne laisse pas mes jours dépourvus de tendresse! Donne le feu, le sang! que tu sais me garder. Non ne fais pas semblant de ne plus désirer Ces instants de passion qui me brûlent à leur flamme; Moi, comme un papillon, je sens éclore mon âme Et mon corps est saison; de celle que l'on abreuve Mon ventre est un sillon tu n'auras là que preuve De la folie qui noie, de l'amour qui inonde Mon corps, fragile proie. Viens donc cueillir cette onde! C'est le sel de la terre, c'est un instant sacré Rien ne peut plus y faire, je ne sais plus garder Je suis à toi tu vois, du profond de mon havre Creusée comme abreuvoir, comme écorce d'un arbre. Je me donne en un flot, je suis prête à céder En torrent fou je ploie. Et je me donne enfin Dans un cri une flamme! Et voila c'est la fin
... Je ne suis qu'une femme.

poème de la semaine
POSTE PAR mimi
LE 29-01-2010

Quelle peine immense et quel chagrin Regard éteint Pourrai-je encore la regarder
Elle ne peut même plus pleurer Si fatiguée Le monde tourne mais en vain
Le silence est assourdissant Mais elle entend Ses pas décroître dans l'escalier
Je me retourne et lui souris Elle si jolie Pourtant brisée par l'homme aimé
Une petite fille croit en l'amour Depuis toujours Et puis s'en vient le désespoir
Ses lendemains seront tristesse Nulle caresse La solitude sonne le glas effet miroir
Adieu et larmes n'y feront rien Ma sœur malheur Les hommes vont vers leur destin Et le bonheur?
Toi tu t'accroches toi tu gémis Car tous tes gestes étaient pour lui Il t'a quittée tu n'as rien fait Écris sur lui le mot passé
Et alors continue ta route Et sans nul doute Un jour le ciel s'éclairera Tu le verras
L'amour est tendre parenthèse Souris et ris Rien ne sera plus hypothèse Mais bien la vie! Vendredi 15h30: PS. Je suis en panne d'ordi. il a des moments avec, d'autres sans. Là c'est un moment avec:))! Donc, si vous ne me voyez pas, il y a des trucs planifiés pour le WE, c'est parce que je ne peux pas passer, pas parce que je ne veux pas. Mais j'espère. Je l'ai démonté l'engin, je ne sais même pas comment j'ai fait pour retrouver la place de chaque chose mais bon, d'un autre côté, s'il est fichu, je ne prends pas de gros risques sinon de me faire sauter avec et passer pour une terroriste dans mon quartier, héhé!!! Donc j'espère à très vite mais....

poème de la semaine
POSTE PAR mimi
LE 05-01-2010
Je vous propose aujourd'hui un texte d'atelier d'écriture dont la consigne consistait à tirer une phrase dans une histoire existante et broder autour une petite nouvelle ou un conte n'ayant rien à voir avec l'histoire initiale. A l'époque, je vivais encore à Estoublon et notre coiffeuse et amie se mariait prochainement: je me suis tout naturellement laissée inspirer, d'autant qu'elle faisait partie de l'atelier:)))! Mais non, elle ne l'a pas mal pris, au contraire, nous riions beaucoup dans cet atelier de joyeux(ses) drilles!
 Depuis le matin, Germaine s'affairait. Elle avait passé une nuit affreuse prise entre les ronflements sonores de la cousine Zoé et les reniflements du boxer de Jules qui, s'étant réfugié sous son lit où il trouvait les moutons confortables, dormait du sommeil du juste; Si on ajoute à cela les bigoudis serrés quelle supportait depuis la veille à midi, difficile de trouver un repos réparateur! Et puis un mariage, çà n'a pas lieu tous les jours et le sien Germaine, elle le voulait impeccable. Elle partageait la vie de Jules depuis deux ans déjà. Pourtant, pour faire plus vrai et justifier la robe blanche et la couronne de fleurs d'oranger, depuis une semaine elle l'envoyait dormir chez ses parents à la Ferme du Cocu où devait avoir lieu la noce. C'était aussi, il faut bien le dire, pour ménager les deux tantes âgées et surtout à héritage que cette mascarade était montée: les deux pauvres vieilles la croyaient encore pucelle. Pourtant tout le monde savait au village que Jules était l'homme de la dernière chance: les autres, Germaine les avait tous essayés, y compris les déjà mariés. Alors là, elle le tenait le Julot et pas question de le lâcher.
On était donc à quatre heures de la grande cérémonie et il fallait dès à présent s'atteler à la tâche.
Germaine se plongea dans un bain voluptueux. Facile de s'épiler: les poils flottaient à la surface. Elle commença donc au ciseau puis, après s'être enduite de savon de Marseille elle finit par le rasage proprement dit, munie du coupe-chou aiguisé et prêté par son cher papa. Malgré quelques larges estafilades qui lui zébraient les guiboles, le résultat lui parut satisfaisant. Sortie du bain, elle entreprit la séance maquillage. Rien à redire: le fond de teint, choisi avec soin dans un beau brique cuivré s'étala en larges couches sur la couperose du joli visage de la donzelle. Elle dessina légèrement ses joues de deux petits ronds roses fushia, ombra ses paupières de vert perroquet et, touche finale, ses lèvres, très fines d'ordinaire, s'ourlèrent d'un grand tour de crayon marron puis s'emplirent de vermillon nacré (elle l'avait bien lu sur la notice: repulpe les lèvres!). Les petits rouleaux une fois défaits dévoilèrent une chevelure rare certes, mais élégamment frisottée très prés de la tête. Germaine peaufina au petit fer: tout était dit!
Elle enfila sa robe blanche légèrement jaunie, au volant un peu déchiré et reprisé sur le bas. L'odeur de la naphtaline emplit la chambre: la cousine Julie, mariée depuis dix ans, avait dû à l'époque forcer un peu la dose. Zoé, appelée à la rescousse pour aider à la mise en place du diadème et du voile, montée sur une chaise bancale, chuta lourdement sur le sol douteux. Une large tâche de la multicouche de vieille graisse de bœuf sensée entretenir le parquet ornait désormais sa robe de demoiselle d'honneur. Mais la couronne, bien qu'installée de guingois, ornait joliment les bouclettes de la future mariée.
La cérémonie se déroula au mieux bien que le maire, pas mal éméché déjà, faillit marier Germaine à son garçon d 'honneur et que le curé, en bafouillant un peu d 'émotion, ait révélé malencontreusement son ex-liaison avec Germaine. Et la noce partit sur la route poudreuse pour aller honorer le banquet.
La grande ferme paraissait attendre là-bas, au bout de la voûte de pommiers. Une sorte de fumée sortait de la porte et des fenêtre ouvertes et une odeur épaisse de mangeaille s'exhalait du vaste bâtiment, de toutes ses ouvertures, des murs eux-mêmes. La mère de Jules n'avait pas fait les choses à moitié, fière qu'elle était d'avoir enfin casé son nabot, qu'elle voyait venir sur la route au bras de Germaine, pas une sainte certes, mais qui lui donnerait de beaux petits enfants.
On se serra autour de la table: les festivités pouvaient commencer.

Atelier, contes et Nouvelles
POSTE PAR mimi
LE 03-12-2009
Je n'ai pas trop de scrupules à reposter ce texte. D'abord parce que je l'aime beaucoup et tant pis pour l'immodestie dont je fais preuve là:) et puis parce que c'est sans nul doute le poème le plus apprécié par mes lecteurs au vu des très nombreux coms qu'il a suscité. Peut être une projection sur la vieillesse à venir ou la vision que chacun a de ses propres "vieux"? J'aime ce terme moi, vieux! C'est plus affectueux que personnes âgées. Qu'Est-ce que ç veut dire çà personnes âgées? Disons-nous personne jeunes
Mais si je poste ceci, ce n'est pas anodin, pas seulement pour les raisons que je donne plus haut: nous avons tous nos vieux, ne les oublions pas au moment de Noël, fête de famille par excellence. Dans la mesure où leur santé le permet, même si vous ne faites pas grand-chose pour l'occasion, n'oubliez pas que pour eux, ce sera un gage d'amour que de partager ces moments avec vous. 
Son temps est raccourci, ses gestes sont menus Elle avance petit et un pied après l'autre Ses os sont torturés, son dos en est bossu Ses soucis ne sont déja plus les mêmes que les nôtres. Elle marche courbée mais son pas est léger Ses préoccupations, le temps les a changées Elle ne pense plus à ces années qui arrivent Elle le sait très bien qu'elle va vers l'autre rive. Mais elle n'en souffre pas, elle va l'âme en paix Elle a mené sa vie aussi loin que possible Elle a aimé un homme et lui a tout donné Elle finit ces jours qui se suivent, paisibles Ses souvenirs sont prés de son lointain passé Elle oublie la tristesse des dernières années Ses enfants sont partis vers d'autres horizons Mais elle, elle n'oublie pas. Elle vit avec Gaston. Ce jeune militaire qui partait mais avant Il voulait faire d'elle une femme, une mère Qui sait s'il reviendrait de cette sale guerre Son père y est resté et son frère, le grand. Elle oublie tout ce temps qui s'est enfui depuis Qu'elle a fermé sa tombe, l'a bénite de buis Parfois elle lui parle et lui qui est si bon Au dela de la mort, toujours il lui répond. Bientôt, bientôt tu vois, je vais te retrouver Tu m'accompagneras tu me tiendras la main Te souviens-tu Gaston combien j'aimais l'été! Toi tu étais jaloux tu traitais de vauriens Tous ces gars du village qui me faisaient la cour Mais au fond tu savais, oui tu savais très bien Que tu étais celui que j'aimerais toujours Au delà de mes nuits, au delà de nos jours. Nous ne le disions pas, nous avions nos pudeurs Nous frôlions du regard, nos coeurs faisaient le reste Nous nous parlions d'amour mais pas besoin de gestes Vous les garçons saviez respecter nos candeurs Nos robes étaient longues mais d'un geste parfois La cheville dévoilait plus que vous attendiez Je n'oublierai jamais la toute première fois Où tu osas baiser ma chevelure dorée. Nous nous retrouverons un beau jour quelque part Ce sera comme avant, nous serons jeunes et beaux Tu baiseras ma main soulevant ton chapeau Ce sera l'arrivée, nullement un départ. Pour nous les jours seront à jamais d'insouciance Nous ferons comme avant, garderons nos silences Nous fermerons nos yeux n'écoutant que nos coeurs Vois-tu mon cher Gaston, ce sera le bonheur.

poème de la semaine
POSTE PAR mimi
LE 12-11-2009

J'ai posté ce texte déjà. Je vous l'offre là dans son intégralité. Un peu long me direz-vous! Mais la première version m'a semblée trop généraliste. En fait lorsque je l'ai écrit, j'imaginais C. Chazal dans le "rôle" de la femme. Je ne veux pas dire que cette journaliste que j'apprécie se fiche des SDF mais, plus simplement pour moi, il était plus facile de mettre un visage sur la passante dont je parle:-). Ah! une chose encore: vous remarquerez que la structure de ce texte n'est pas très orthodoxe mais il est venu comme celà et c'est ainsi que je veux vous l'offrir.
Il fait doux, temps matin Mais un peu tristounet Elle marche d'un bon pas Lui ne sait où aller Il fait semblant de vivre D'entamer la journée Il va un peu la suivre Elle est déterminée Comme toutes ces personnes Qui s'en vont travailler.
Tous les jours il la voit Elle est toujours en retard Il essaie de savoir Qui elle rejoint le soir Quand elle rentre tard Un mari, un amant Et puis un, deux enfants! Elle lui paraît heureuse Son visage est serein Mais est-elle amoureuse Sans doute un homme bien.
Il s'assoit contre un mur Il glisserait plutôt Comme le sol est dur! Il n'a pas de repos La nuit il dort si mal Dans les miasmes sordides De ce petit local Si plein, mais qui lui semble vide.
Vide de tous ces mots Que personne ne dit J'ai froid j'ai peur la vie Mais où elle est ma vie? Toujours courber le col Attendre qu'on te donne Tu es là sur le sol Et personne ne te sonne Tu n'as même plus d'avis Tu n'iras pas voter De ta voix ce pays Ne veut pas en parler. Ceci est si banal!
Tu n'es qu'un mal loti On se renvoie la balle C'est sa faute aussi Il boit. Et il est sale Je n'étais pas comme çà Je le suis devenu On te vire, tu t'en vas Ailleurs il y a l'emploi Oui mais ailleurs c'est où? On ne me l'a pas dit.
Et je m'en suis allé De défaite en dépit Trop vieux monsieur, trop cher Mais qu'est-ce que vous croyez Un jeune fera l'affaire C'est çà ou le balai Petits boulots sinistres Et descente aux enfers On écrit aux ministres Qui n'en ont rien à faire Alors là vous tombez.
Puis un jour c'est la rue Une panne de loyer Déjà huit mois monsieur Vous ne pourrez plus payer. On vous saisit vos biens On vous met à la porte Mais une âme sans toit C'est comme une âme morte Bien sûr on nous héberge On nous donne à manger Mais qui nous reconnaît Qui nous sait humilié?
Pas cette jeune femme Au bon pas élastique Qui va en conquérante Qui tient là son public Elle fait une émission J'ai vu à la télé Le soir quand au foyer Et par pure exception Parce qu'il y a SA rubrique. Ô combien je voudrais Qu'un soir elle m'invite!
Je pourrais m'expliquer Dire que tout va trop vite Je ne suis pas un clochard Je suis un sans-abri Un homme qui avait tout A qui l'on a tout pris Elle parle de nous Mais ne nous connait pas Elle invite des savants Mais qui ne savent pas Ils ont de beaux costumes Rentrent chez eux le soir Mais qu'est-ce qu'ils en sauraient De notre désespoir!
J'avais femme et enfants Tout le monde est parti Comment les faire vivre? Je suis un sans-abri. Mais demain si Dieu veut Je pourrai repartir Couper court mes cheveux Et un peu me vêtir J'élèverai mon âme Vers un ciel plus serein
Si seulement cette femme Me tendait une main!

poème de la semaine
POSTE PAR mimi
LE 05-10-2009

J'ai lu dernièrement un article faisant état de l'héroïsme d'un homme qui aurait sauté d'un pont dans une rivière (froide l'eau!) pour porter secours à un jeune garçon qui se trouvait en difficulté, suicidaire ou pas. j'ai eu envie d'écrire un post qui pose la question parce que j'aimerais vraiment avoir votre avis sur le sujet: - Qu'est-ce qu'un Héros? Pour moi un héros c'est quelque un qui, par ses faits, a contribué à sauver des gens; tenté une action, réussie ou pas, qui l'aurait amené à un destin exceptionnel; commis un acte de bravoure...
Pour exemple je pense aux résistants de la dernière guerre qui, quelle que soit leur tâche, même la plus minime, ont couru des risques pour la libération de leur Patrie. Prenez un prisonnier de la première heure placé dans un camp d'internement où il est resté jusqu'à sa libération sans faire parler de lui, sans aider personne à survivre, sans tenter de s'évader :Celui-la n'est pas blâmable: il se contente de faire ce qu'on lui dit de faire, y compris travailler pour l'ennemi, peut être en ralentissant la cadence mais est-ce que cela fait de lui un héros? Je ne le pense pas .
Par contre un autre prisonnier qui va, par tous les moyens imaginables tenter de s'évader ce qui est, rappelons-le, le propre d'un prisonnier de guerre puisque, pour assurer sa garde, des forces adverses seront mobilisées qui ne seront pas sur le front de combat, puis qui souvent, quand il parvient à fuir, pourra, comme beaucoup l'ont fait, intégrer la résistance, celui là est un Héros. Voici d'ailleurs un extrait de loi qui fait mention de l'état de Héros susceptible de prétendre à la médaille des Évadés. « « Ces conditions sont les suivantes : Le candidat à cette médaille doit s'être évadé d'un endroit situé à l'intérieur d'une zone occupée ou contrôlée par l'ennemi avec franchissement clandestin et périlleux d'un front de guerre ou d'une ligne douanière.
Ou avoir tenté à deux reprises de s'évader des camps ou établissements militairement gardés et subi des peines disciplinaires ou la déportation dans un camp de représailles comme celui de ().
Les prisonniers civils évadés de France ou d'un camp et établissement situés en France avant leur transportation en Allemagne doivent justifier s'être engagés par la suite dans une unité combattante ou avoir été membres d'une organisation de la Résistance. Par contre, les prisonniers de guerre (sous réserve de leur attitude patriotique) n'ont pas à fournir cette justification. » » Mais il n'y a pas que cela. Ainsi je n'exclus pas le pompier qui risque sa vie tous les jours, je n'oublie pas le médecin qui a un jour tenté sur lui-même ce vaccin qui ensuite a sauvé tant de vies même s'il a fait ce choix ...mais n'est-ce pas justement le propre du Héros que de choisir de l'être? A mon sens on ne peut pas qualifier toute personne qui aurait participé à un conflit, qui aurait vécu dans des conditions difficiles et seulement pour ces raisons, de Héros sans risquer de dévaloriser les personnes qui se sont vraiment montrées héroïques. Alors vous, dîtes-moi tout! Quel est pour vous le sens du mot héros? En avez-vous connu ou en connaissez-vous??? Je ne parle pas bien sûr des héros que nous avons tous, qu'ils soient de BD, de films ou autres chanteurs dont nous sommes fans !!!

Société
POSTE PAR mimi
LE 02-10-2009
Je vais tenter de me remettre à écrire, photographier, chercher des sujets de société agréables... Mais je ne suis pas en grande forme en ce moment. Alors pour aujourd'hui, j'ai remanié quelque peu ce texte posté il y a un an (déjà!) sur 4mains. Peu de chose, juste un zeste de musicalité, de fluidité... L'aimerez-vous, le reconnaitrez-vous? Et je tenterai de passer chez vous, au moins, qui me rendez visite:)! Alors, à bientôt!
 Je ne t'oublierai pas Tu es là à jamais Je te garde au coeur Mon secret bien gardé Tu me permets de suivre Le chemin de la vie Parfois dans le silence Je te parle, je te dis Te souviens-tu de nous De nos mots, de nos gestes Des moiteurs de nos nuits De nos élans si fous Tu sais c'est une souffrance De te savoir ailleurs Je sais ce qui me reste Nos jours de grand bonheur Tu étais doux, sensible Tu savais m'amuser Maintenant par ton absence Je me sens invisible J'étais belle pour toi Et toi tu m'admirais Je sens monter en moi La houle des regrets. Je t'espère serein Dans ce nouvel ailleurs Pour moi chaque matin Est moment de douleur Savoir que tu n'es plus Ne jamais te revoir Vivre une heure, un peu plus J'ai promis de savoir. Alors mon cher amour De là-haut dans tes cieux Tu peux voir que toujours J'obéis à ton voeu Je vis, je vis tu vois Je fais de gros efforts Pour que, à travers moi Toi aussi vives encore.

poème de la semaine
POSTE PAR mimi
LE 21-09-2009
J'ai toujours adoré le vous en amour! Pas tous les jours mais parfois et curieusement me direz-vous, dans les moments plus intimes. Le "Vous:" il donne une autre dimension à l'instant, ce vous partagé, comme une re-connaissance, une re-découverte (tréma volontaire)! 
Donnez moi ces mots flous que je tisserai pour vous Que je brode et enlace de sourires aigre-doux Que je creuse à la nuit ce lit de sombres drames Que je puisse pour vous en esquisser le charme Des mots faits de passions et de désirs torrides Pour voir sous quels sillons se brisent vos nuits languides Des rêves effarouchés par la main qui se tend Des vies éclaboussées en offrandes de sang Ô serrer dans mes bras votre amour fait de flamme D'étreintes que nos draps retiendraient dans leur trame Croire que cette nuit pourrait durer toujours Des mots crus chuchotés mais qui verraient le jour De mes lèvres fendues par l'ardeur des baisers Un corps écartelé que d'avoir trop donné Se frayer dans l'ivresse un chemin vers vos rêves Avoir peur quand soudain au point du jour se lève Ce semblant de clarté qui me fera rougir Mais en moi je saurai toujours me souvenir De cette volupté qui fit céder mon corps La nuit venue je sais, je vais vous vivre encore!

poème de la semaine
POSTE PAR mimi
LE 19-09-2009
Ce texte date! je l'ai écrit à l'atelier des mots dont je faisais partie il y a quelques années. Un moment d'amusement sans prétention! 
La consigne en est simple puisqu'elle tient dans cette simple phrase:
Il ne faut pas se ronger les ongles parce qu'ils sont à toi, si tu aimes les ongles, mange ceux des autres (Georges Darrien).
En période de pénurie, il n'y a que çà à ronger.
L'un ronge son os, l'autre ronge son frein... moi je me ronge les sangs. Mais oui, je suis de nature inquiète! Ainsi, hier tenez:
J'ai donné son os à ronger à Médor. Il a rampé lentement, accroupi, reniflant de loin. Pendant ce temps moi, je rongeais mon frein: j'avais prévu d'aller faire les boutiques mais voulais m'assurer que la bête -pas celle qui sommeille en moi mais la vraie, mon chien- avalerait bien son os. Oui parce que c'est vrai, c'est fou ce que cet animal manque de calcium! En attendant qu'il s'exécute, je me rongeais les sangs, donc! Parce qu'avant d'aller faire les boutiques, j'avais prévu de passer chez Pierrot afin qu'il apaise cette bête qui justement sommeille en chacun de nous.
Pour ne pas bousculer Médor, que faire d'autre que me ronger les ongles en rongeant mon frein tout en me rongeant les sangs en essayant de calmer la bête qui sommeille en moi ainsi que ma bête craintive -Médor- afin qu'il se décide enfin à ronger son os! Dans des circonstances semblables vous avez toutes les raisons avouez, de vous ronger le cœur!

Atelier, contes et Nouvelles
POSTE PAR mimi
LE 14-09-2009

Mon âme au bord des yeux Je regarde le ciel Piano désaccordé Mon pauvre coeur palpite Les nuages aux dos ronds Se bousculent et s'agitent C'est la fin de l'été De ses saveurs de miel Et de mon amour feu. Je le sais, on m'a dit Je connaissais l'histoire Ces passions des beaux jours Ne vont jamais bien loin Oui mais moi je l'aimais Je voulais tant y croire Il semblait sûr de nous De nos grands sentiments Dans le chaud de nos nuits. Mais pour lui est fini L'incendie qui me brûle Il n'est rien au delà Du pauvre quotidien Les feuilles tourbillonnent Le vent se fait chagrin Il ne reviendra pas Il l'a dit ce matin Et l'amour feu s'éteint.

poème de la semaine
POSTE PAR mimi
LE 11-09-2009

C'est le pharmacien qui l'a envoyée me "rendre visite". Elle est arrivée, timide et apeurée, me demandant un peu d'argent pour manger. Son regard était brûlant de fièvre et pourtant elle était belle, son port de tête si fier! Son visage doré s'éclairait de grands yeux pourtant couleurs de nuit, légèrement écartés. Sa bouche en cœur semblait presque trop rouge, comme maquillée, pour une fillette de son âge. Ah oui son âge: 10 ans m'a-t-elle annoncé mais en paraissant à peine 8 malgré sa taille assez élancée comme souvent les filles tchadiennes. Elle marchait pieds nus bien sûr et flottait dans son pagne. C'est-ce qui m'a frappée d'abord chez elle: son extrême maigreur. Pourtant je commençais à être habituée à ces enfants affamés par cette guerre du pouvoir qui déchirait depuis si longtemps les 2 frères ennemis.
Elle se nommait Souad et j'adorais ce prénom si doux. Elle ne parlait pas au début. Elle arrivait le matin dés après que je me sois installée à ma table, trié mon courrier et donné les premières instructions pour le programme de la journée. Je ne pouvais lui accorder que peu de temps, elle savait que je devrais vite me rendre dans les services ou sortir en quète des aides de l'Etat, des Ambassades... Toujours un papier qui manque, un protocole d'accord avec tel ministère incomplet...
Les premiers jours je lui ai donné cette pièce dont sa survie alimentaire semblait dépendre. Puis je lui ai posé quelques questions. Je lui ai acheté quelque beignet ou fruit... Je pensais que c'était plus important de lui acheter de la nourriture, qu'au moins ainsi j'étais sûre qu'elle profiterait de ce que je donnais. Mais j'ai très vite compris que partir sans argent serait grave pour elle et sa famille. En fait j'ai appris plus tard que son père était mort à la guerre et ses 2 grands frères étaient engagés dans l'armée: des combattants! C'était de ce que ramenait cette petite fille que se nourrissaient ces « hommes » si utiles: 2 gamins de 18 et 14 ans. Et s'il restait quelque chose, sa mère et elle étaient nourries. Autant dire qu'elles mangeaient rarement.
Ainsi, nous avons instauré un petit rituel: un marchand ambulant passait le matin tôt et nous fournissait ce dont avait besoin l'enfant pour se nourrir: 2 brochettes de rate, un peu de mil ou de riz, une mangue, un petit beignet... C'était plus qu'elle n'avait jamais eu depuis qu'elle avait quitté le sein maternel. Elle restait là, se promenait, aidait de vieilles gens dans le dédale de l'hôpital, soutenait la mère épuisée à changer les langes de son enfant... elle se rendait utile. Puis vers midi, 13 heures, ma journée de travail finie, je lui donnais les quelque 50 F.CFA qu'elle ramènerait à la famille pour ne pas être battue par le frère aîné, très dur et fier de sa kalachnikov presque aussi lourde que lui.
Des mois se sont écoulés ainsi. Que pensait sa famille voyant cette gamine si frêle s'étoffer un peu, devenir de jour en jour plus forte? Elle prenait confiance, se racontait, répondait aux questions mais je n'ai jamais vraiment eu de curiosité envers elle, je préfèrais l'écouter. Elle parlait de ce qui la choquait, posait des questions sur la France, mes enfants, l'école, de la paix surtout: elle ignorait la paix. Elle adorait son pays, sa ville mais ne connaissait rien d'autre que ces trous de balles dans les murs, la peur parfois, quand les bombardements se faisaient plus intenses mais elle était devenue très rieuse et adorait jouer avec les bébés du service pédiatrie.
Je ne sais pas ce qu'est devenue Souad, j'ai quitté le Tchad rapatriée en avion sanitaire, dans le coma. Lorsque j'y suis retournée, presque un an après pour de courtes vacances auprès de mon mari, personne n'a pu me donner de ses nouvelles. Le pharmacien qui la connaissait un peu avait changé de poste. Elle reste là, dans mon cœur. Comment ne pas imaginer le pire dans ce pays où les filles sont si peu de choses?

Journal perso: l'Afrique.
POSTE PAR mimi
LE 09-09-2009

Loubna Ahmed Al-Hussein est une journaliste soudanaise qui a été incarcérée le 3 juillet avec plusieurs autres femmes pour avoir osé porter un pantalon "indécent". Oui parce que le port du pantalon n'est pas interdit au Soudan mais plutôt la façon dont il est porté, dont il dévoile ou non le corps de la femme. Mais comment savoir ce qui peut être jugé indécent, çà c'est à la fort libre appréciation des policiers et des juges.
Prévu pour mi-août, le procès a été reporté au 7 septembre suite à une manifestation devant le tribunal de Khartoum. La condamnation, 40 coups de fouet, est venue suite au refus de Mme Hussein de payer une amende de 200 dollars, la sentence initiale de lundi.
La journaliste a été libérée ce mardi, selon l'indication donnée par le président de l'Union des journalistes soudanais à l'agence AFP.
Loubna Hussein combat l'article 152 du code pénal de 1991, entré en vigueur deux ans après le coup d'État du président Omar el-Béchir et prévoyant une peine maximale de 40 coups de fouet pour quiconque "commet un acte indécent, un acte qui viole la moralité publique ou porte des vêtements indécents" .
Mme Hussein écrivait des billets pour le journal al-Sahafa ("La Presse") et travaillait à la section médias de la mission des Nations unies au Soudan (Unmis) au moment où elle avait été arrêtée. La jeune femme a quitté ce poste et refusé, comme le gouvernement soudanais le présumait (qu'est-ce que c'était arrangeant hein!) d'invoquer l'immunité diplomatique. Elle a souhaité que ce "procès" suive son cours. Elle a reçu plusieurs appuis à l'étranger dans son bras de fer contre l'article 152.
Une pétition circulait sur le net depuis son arrestation (que j'ai signée bien sûr) pour lui apporter notre soutien mais surtout pour l'abrogation de cet article.
Pour elle donc, tout se passe au mieux, la pression médiatique et l'intervention d'Amnesty International étant très présentes. Mais pour les autres? Le 5 juillet, soit 2 jours après l'arrestation du groupe dont Mme Hussein faisait partie, 10 femmes ont été flagellées publiquement en application de cet article 152!

Société
POSTE PAR mimi
LE 02-09-2009

1. La situation juridique et sociale: La loi bioéthique de juillet 94 ne donne pas accès au recours à la procréation médicalement assistée avec tiers donneur dans la loi française, pratique utilisée aux Pays-Bas ou en Belgique entr-autres. Les femmes françaises vont alors se faire inséminer dans ces pays (ce qui a donné l'appellation "enfants du Thalys"). Les "convention mère porteuse" sont également interdites, cependant: - un homme en couple homosexuel peut très bien avoir un enfant avec une femme qui ne reconnaît pas l'enfant, l'enfant reconnu par son père biologique est donc élevé par lui et vit en fait dans un couple homosexuel. - 2 membres de 2 couple homosexuels (un couple hommes et un couple femmes) ont un bébé reconnu par les parents biologiques et sera donc élevé par 2 couples homosexuels. Dans les 2 cas le "non parent" reconnu risque en fait de perdre tout contact avec l'enfant en cas de séparation puisque le "lien affectif" ne peut être reconnu. L'adoption est la solution idéale qui offrira un foyer à un enfant qui en est dépourvu. Mais, si l'adoption par un parent célibataire est reconnue et appliquée, elle ne l'est en aucun cas par un couple dont les 2 parents seraient du même sexe et le fait du PACS ne change rien: il y a là une forme d'hypocrisie qui concède la vie commune mais dénie la possibilité de devenir également parents. Les législations européennes différent en cela puisque l'adoption conjointe par un couple homosexuel est reconnue aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne au Danemark en Islande et en suède. Tout le monde a encore en mémoire le cas de Philippe Fretté dont le recours a été rejeté après 10 ans de procédure (et la séparation de son couple), les juges européens ayant estimé que la question divisait fortement les spécialistes à l'enfance et que ce n'était pas à la cour (européenne) de se substituer aux états et d'imposer une solution unique en Europe.
Mon approche personnelle: Tout le monde est d'accord sur 2 choses: - Le bien-être de l'enfant avant tout, - les parents doivent être une référence pour que l'enfant puisse s'épanouir. La question est donc: Est-ce qu'un couple homosexuel peut être une référence pour un enfant? C'est là que la morale intervient. Ce qui fait référence, c'est avant tout d'apporter de l'amour à l'enfant, prendre soin de lui et être stable. Et me semble-t-il, on peut très bien remplir toutes ces conditions et vivre en couple du même sexe. Je ne vois là aucune contradiction. Une famille hétérosexuelle peut très bien être une mauvaise famille, l'orientation sexuelle n'a aucune incidence sur la capacité d'aimer et prendre soin d'un enfant, de l'élever. En ce qui concerne l'adoption, on devrait procéder, comme pour une famille hétéro, à l'évaluation de ces capacités. L'amour donné ne se comptabilise pas en cochant des petites cases sur un formulaire. D'ailleurs, où est le modèle traditionnel? Qui peut dire ce qu'est un couple "normal"? On peut à la rigueur parler de schéma classique de la famille dicté par la société mais à quoi ressemble-t-il de nos jours devant les familles éclatées, disloquées, déchirées...? Il n'y a pas de règle je pense aujourd'hui. En réalité il existe déjà partout en France des enfants de couple homo parental et ces enfants n'ont aucune reconnaissance c'est cela qui est tout à fait anormal.
Un petit mot au sujet des "folles": Car il y a en effet diverse formes d'homosexualité ou du moins différentes façons de la vivre. Certains choisissent le secret, d'autres la vivent aussi naturellement qu'une hétérosexualité et d'autres ont besoin de l' excès et l'excentricité. C'est la partie émergée de l'iceberg car ce sont ceux-là que l'on voit se trémousser aux gayprides et participer aux émissions télé (on cherche le sensationnel) qui au lieu de servir à démontrer la normalité des homosexuels vient démentir cette version plus juste. Cela dit, ceux qui vivent de cette façon leur homosexualité ont en principe une sexualité débridée et montrent peu de motivation à s'investir dans une forme de parentalité quelle qu'elle soit!
En conclusion: Je dirai que la situation n'a pas de réponse type. Il y a autant de réponses qu'il y a d'individus. Je crois sincèrement que 2 personnes peu importe leur sexe, peuvent adopter un enfant dé lors qu'il y a de l'amour à donner. Ensuite l'éducation écrira l'histoire de la famille même si je pense qu'il ne doit pas être facile pour un enfant issu de couple homo d'être accepté dans une société si prompte à juger et cataloguer. Le chemin est encore long vers la tolérance mais le fait de légaliser le mariage homo et l'adoption peut aussi contribuer à faire avancer les mentalités. J'ai bon espoir, nous y arriverons! Pour peu que l'église y mette un peu du sien après les politiques... mais çà, c'est un autre débat!!!

Société
POSTE PAR mimi
LE 20-08-2009
J'ai déjà posté ce texte sur 4 mains, il n'y a pas très longtemps d'ailleurs. Puis j'ai appris hier que dans un village voisin, ce que nous appelons communément un fait divers s'est produit. Un enfant maltraité a été enlevé à sa famille. Jamais au point d'en mourir, jamais avec des brutalités mais privé des petits plaisirs auxquels ses frères avaient droit comme l'inscription à un club de sport, une sortie en famille, un cadeau pour son anniversaire... et des mots si durs qu'ils lui sont devenus intolérables au point de préférer la séparation. C'est lui qui a fait ce choix, il a 9 ans!
 Aquarelle sur coton sur contreplaqué. 50,8 x 50,8 cm, 1933, Centre Paul Klee, Berne.
Et si l'enfant pouvait parler il vous dirait Toi l'ami le frère le voisin Toi qui vois tout mais ne dis rien Mais qui es-tu ou est ton âme? Quand je hurlais de désespoir, que faisais-tu ou étais-tu Quand mon corps écartelé geignait l'entendais-tu Quand ma souffrance devenait telle que ma vie s'enfuyait déjà Qu'éprouvais-tu Et toi qui me dis que tu m'aimes comment peux-tu Les longs chemins que j'ai suivis malgré mon âge Les connais-tu? Les souffrances les chagrins la solitude Les sauras-tu! J'en ai tant vu pourtant! une habitude Mais le vois-tu Pourquoi enfant je dois subir De l'homme lourd tous les outrages Me diras-tu? A mon secours peux-tu venir Et je gis là, nuit de silence Mais qui viendra? Pourtant le cœur plein d'espérance Tout finit là Vivre ou mourir quelle importance Et tu diras C'est la mort ma seule vengeance L'homme connaîtra la déchéance Pourquoi, pourquoi? Faire la Une des journaux? Trop tard déjà! Pourtant le ciel était si beau Mais ce jour-là...

poème de la semaine
POSTE PAR mimi
LE 15-08-2009
A la veille de son troisième mois de vie, hier, ce blog enregistrait son 20 000ième visiteur. Un petit lieu créé pour me donner meilleure latitude de diversifier mes posts, aller un peu plus loin que dans 4 mains dans la connaissance de mes amis blogueurs et me faire mieux connaitre aussi de vous. Je vous remercie d'être fidèle dans votre sympathie et de me donner, au fil des jours, de plus en plus de joie dans l'élaboration de cet espace! 
Pour changer un peu de registre j'ai eu envie, puisque les beaux jours sont encore bien présents, de vous suggérer une lecture, celle de mes vacances. C'est très bien çà pour l'été, pas casse-tête pour un sou mais beaucoup d'évènements, une écriture moderne et ludique comme sait si bien nous en concocter Katherine Pancol! Les yeux jaunes des crocodiles!
Deux sœurs que tout sépare: l'une, Iris, très (trop)sûre d'elle qui attire tous les regards et ne vit que pour l'argent et l'autre, Joséphine au grand coeur qui elle, manque totalement d'assurance. La première a en apparence tout pour être la femme la plus heureuse sur terre et la seconde se débat avec des problèmes en tous genres : de couple, d'argent, etc.... L'histoire commence d'ailleurs par une pensée fugace de la part de Joséphine qui a envie de se laisser mourir. Et pourtant... Leur petit monde, est décrit et les personnages dépeints parfois de manière une peu caricaturale, stéréotypée ; on devine comment les personnages vont tourner, mais on ne peut s'empêcher de s'attacher à eux quand même, aussi improbables soient-ils (comme la bonne copine qui n'est autre que...). Je soupçonne l'auteur d'avoir vécu un divorce parce que personne dans son histoire n'y échappe. C'en est d'ailleurs déprimant au début. On est témoin d'une transformation tout au long de l'histoire, celle du personnage principal, Joséphine. Cette transformation paraît un peu irréaliste mais Jo est si attachante qu'on se laisse prendre à avoir envie de savoir la suite!
La valse lente des tortues !
Depuis les Yeux jaunes des crocodiles la vie de Jo a bien changé : passée de l'appart de banlieue à un triplex dans Paris, l'auteure désormais reconnue n'a plus de soucis d'argent, mais vit au milieu de voisins très suspects. Sa relation avec Luca bat de l'aile, et les liens avec son beau-frère Philippe se font de plus en plus forts. En arrière-plan : une série de meurtres, des suspects qui défilent et un mari qui revient... Cette suite nous emporte dans un tourbillon : la vie passionnée de Jo ! Et nous, on fonce ! La valse lente... dresse le portrait de femmes libres et parfois malheureuses, qui essaient de mener de front carrière, famille, réussite sociale. Un peu comme nous, en somme. Rien de tel pour décrocher de son quotidien. Sitôt ouvert, on se laisse emporter par cette histoire (rocambolesque, reconnaissons-le) et on ne peut plus s'arrêter de bouquiner ! Les vacances étaient les bienvenues pour s'accorder le bonheur de lire ces 2 gros pavés mais l'histoire est facile à lire et on dévore très vite!
CRITIQUE: 4,5/5.
Les personnages sont extrêmement attachants et le récit réserve son lot de surprises et d'émotions. Aucun n'a l'outrecuidance d'être parfait, chacun est tourmenté par une blessure, un secret, un caractère qui se croit faible mais révèle des trésors d'imagination et d'amour. Les réflexions sur le sens de l'existence de l'héroïne parlent à chacun de nous. L'humour et l'autodérision arrachent des sourires à chaque page. On aimerait tant qu'il y ait une suite! Remarque: ces 2 livres se trouvent dans la Collection Livre de Poche, ce qui n'est pas négligeable!

Loisirs
POSTE PAR mimi
LE 14-08-2009

J'écoute Et en moi s'insinue le silence La solitude n'est rien face à l'indifférence Plus rien chez nous ne peut justifier cette vie Nous ne sommes plus un couple pas même des amis. Tu es là mais absent Tes yeux tournés déjà vers des ailleurs plus beaux Une vie avec elle où tout sera nouveau Elle pourra te sourire chaque matin venu Et tu pourras lui dire ce que pour moi tu as tu. Partir Et m'éloigner de toi sans attendre demain Essayer de m'enfuir vers un autre destin Croire que le chaud soleil pourra encore mûrir Donner autant de fruits que nous pouvions cueillir. Et oublier Oublier ô combien le ciel peut être bleu Quand on le voit à deux, quand on est amoureux Regarder l'autre rive avec des yeux confiants Il y a d'autres joies, un autre jour m'attend. Survivre Et avancer sans regarder derrière Il n'y a rien de bon à se faire la guerre Je monterai bientôt sur un autre bateau Qui cinglera là-bas vers des ailleurs plus chauds. Sourire Pour un autre qui saura m'aimer mieux Je veux croire en demain, connaître d'autres jeux Je ne veux faire que çà, je ne veux pas sombrer Je me raccroche à tout pour pouvoir oublier. Mais mon coeur saigne encore
Te voir te retourner sans un geste vers moi Vers celle qui est là et qui te prend à moi Elle sait qu'elle pourra te donner cet enfant Alors que moi jamais je ne serai maman. Et tu t'en vas...

poème de la semaine
POSTE PAR mimi
LE 13-08-2009

Dés l'abord, j'ai su qu'elle était dangereuse. Il faisait chaud et pourtant je n'y aurais pas même mouillé mes pieds. Les enfants l'ont senti aussi : ils se tenaient à distance sur la plage. Cette eau, trop calme au bord, propice aux crocodiles, puis plus loin ces tourbillons aux apparences si sages, ne semblait pas leur inspirer confiance. Cependant nous avons passé une bonne journée. Nous nous tenions surtout à l'ombre d'un énorme tronc foudroyé aux racines dressées vers le ciel et des palétuviers qui étendaient mollement leur ancrage bien avant dans l'eau boueuse. Nous avons enfilé puis dégusté les brochettes arrosées de petit rosé bien frais puis enchaîné sur la partie de pétanque et couru derrière un ballon dans un simulacre de foot dont nous ne connaissions pas tous les règles. On riait oui, beaucoup et la chaleur était là; un peu oppressante, rendant le geste lent et lourd, les idées floues tandis que des dizaines de piqûres de mouches et moustiques venaient nous harceler sans cesse: des petits riens pour nous mais qui devaient peser à cette très jeune femme qui venait de débarquer en Afrique. La dernière fois que je l'ai vue elle était au bord de l'eau, tenant par la main ses deux enfants. Chacun vaquait encore, trouvant du bois flotté, de jolis cailloux, sommeillant à l'ombre... Puis un appel lointain déjà, les enfants seuls sur la rive et elle qui se débat dans l'eau loin dans les remous puis plus rien que le long cri, étouffé par le bruit du courant, du jeune mari affolé hurlant son nom, appelant au secours, entrant dans l'eau, les autres hommes qui le rattrapent, les cris, la peur... la terreur absolue, pure et folle, de chacun de nous, palpable dans le silence revenu devant l'horreur indicible.
Et puis la course aux voitures garées plus loin: trop loin! Vite, chercher des secours. Les pêcheurs du village partent en pirogue, les européens de la cité cadres embarquent sur le petit bateau de la société. On l'a retrouvée deux jours après dans les remous des chutes. S'est-elle avancée dans l'eau pour se rafraîchir, pas assez avertie des dangers des lieux? A-t-elle été happée par un crocodile dont elle aurait interrompu la sieste? A-t-elle glissé et s'est-elle laissée emporter par le courant? Son frère et son jeune mari se sont sentis coupables: elle ne savait pas nager. Ils ont quitté le Cameroun très vite, rapatriant le corps. Le veuf, les orphelins et ce frère, vieux briscard du pays qu'on ne revit pourtant jamais.

Journal perso: l'Afrique.
POSTE PAR mimi
LE 10-08-2009

Voici un exercice du Chantier des Mots dont j'ai fait quelques temps partie ! * La consigne était: Avec une base de conte de fées, situer le texte en d'autres lieux, d'autres temps, etc.... Moi j'ai compris que nous devrions faire ce que nous pouvions, comme nous pouvions et j'ai opté pour autres temps autres mœurs! Je vous le livre tel que!!!!! *** Jeune fille en mal de pacsage ne t'endors pas sur tes lauriers; car sache-le il y a concurrence! Alors écoute bien quelques conseils: Ne choisis pas un trop jeune homme, belle figure n'est pas tout, car pour bien vivre il faut des sous. Dés les premiers beaux jours laisse tomber tes pulls informes. Préfère-leur un débardeur un rien trop échancré mais sans trop en montrer. Taille basse s'impose pour ton jean délavé. Charbonne tes beaux yeux et floute tes cheveux, porte talons aiguilles et pointe-toi au Club, celui du 3ième âge, cela va de soi! Tu as appâté le bougre, çà y est, il est ferré! Donc, montre-toi mignonne et bien organisée. Achète du Mac Do, ramène-le dîner à la bonne franquette dans ton petit meublé. Vous franchissez la porte. Et là, c'est pas gagné! Commence par ranger, coquine rougissante, mais oublie le string qu'au moment de la douche tu avais fait valser en haut du halogène. D'un grand revers de manche débarrasse la table et là ton Apollon pourra enfin poser le paquet qui l'encombre. Déballe alors les courses, déploie le sopalin , arrange joliment pailles et gobelets: pour toi coca-cola et pour lui verre de lait, un comprimé de viagra ne saurait le gêner! Avec son Happy-Meal donne-lui pour jouer la figurine d'Astérix ou bien de Falbala trouvée dans le paquet. Mords dans ton double-cheese et fais bien attention lorsque çà dégouline de ne pas salir son pantalon. Les civilités terminées , passe aux choses sérieuses car le vieux a sommeil, c'est pas tout de traîner il est là, il tremblote, il ne sait t'aborder, c'est à toi de foncer jeune dévergondée! Ne le ménage pas, lui il n'attend que toi car à son âge vois-tu, il n'y croyait plus. Ôte-lui sa chemise: bien sûr qu'il plisse un peu, tu t'attendais à quoi? Mais il est chaud déjà depuis votre dîner alors il faut conclure sans encore t'attarder. Hélas! Voila le lit: il débande déjà! Console-le un peu, dis-lui donc au revoir quand tu penses adieu. Ce sera pour plus tard, tu auras d'autres occasions, à toi de provoquer. Faudra en essayer pour dégoter le bon et enfin peut être convoler ou te pacser!

Atelier, contes et Nouvelles
POSTE PAR mimi
LE 08-08-2009
J'ai déjà posté ce texte sur 4 mains. Mais j'aime assez faire découvrir à mes nouveaux visiteurs quelques petites choses que j'ai faites auparavant et peut-être donner aux amis de longue date l'occasion de redécouvrir une autre facette de ce que je présente ici. Encore que... ce poème est relativement récent et pourtant je ne l'écrirais plus de cette façon aujourd'hui. Peut être un jour le reprendrai-je! Ce que j'aime dans cette version, c'est sa liberté: pas de structure mais des mots qui ont coulé comme ils venaient dans mon coeur et sous mes doigts. Alors, gagnerait-il à être plus élaboré? Je ne sais pas!
 Dis, c'est comment le bonheur Me demande l'enfant Est-ce bien quand je pleure Et que vient ma maman Me bercer dans ses bras Que je sais qu'il est là? Dis, c'est quoi la Liberté Demande l'exilé Réprouvé et banni Si loin de son Pays Puis-je espérer un peu De calme sous ton ciel bleu? Dis, comment pouvoir courir Moi qui sans mon fauteuil Ne pourrait pas sortir Respirer une feuille Trouverai-je dans le temps Des semelles de vent? Dis, quand pourrai-je dormir Sans trembler, sans souffrir Ô Dieu c'est quand dis-moi Que la guerre finira Pouvoir parler d'amour Dire demain, dire toujours? Dis, quand pourront vivre ensemble Sans honte et sans chagrins Les Peuples déchirés Qui aspirent à la Paix Voir grandir leurs enfants Dis-moi, c'est maintenant?

poème de la semaine
POSTE PAR mimi
LE 31-07-2009
 Est-ce mon monde à moi qui s'ouvre à ma pensée Prononce des mots fous et le fait chavirer Le soleil est brûlant et les journées languides Alors viens prends ma main pour me servir de guide Je veux avec tes yeux voir refleurir les jours Je veux avec ton cœur encore parler d'amour Entendre les ruisseaux murmurer des chansons quand l'herbe fraîche aura une odeur de saison Offre-moi s'il te plait des paradis sur terre Des mots doux murmurés fragiles comme de verre Des pensées plus légères que robe de jeune fille Offre-moi cet oiseau qui fait voler ses trilles Chante moi de l'amour chante moi de l'été Fais voler les bourgeons de tes tendres baisers Mais surtout je t'en prie ne me réveille pas Je veux rêver encore je veux rêver de toi. 
poème de la semaine
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