08/03/2010

Société et talons aiguilles!

 
C'est la journée de la femme aujourd'hui. J'ai choisi de vous parler des femmes mais pas de leurs droits, ce sujet très sérieux, il y en aura dans les journaux bien plus documentés que je ne le serai jamais sans doute. Alors parlons mode, c'est féminin çà bien qu'il y aurait fort à dire quant à ses diktats!

  

En forme de revolver (Chanel), d'épines de rose (Roger Vivier) ou de tour Eiffel renversée (Cindy Glass), les talons des souliers sont, pour la nouvelle saison, l'attraction du pied. Le fait n'est pas nouveau, mais depuis quelques temps, la fantaisie se cache bel et bien au ras des orteils féminins.

Il y a les modes du décolleté, des tailles basses, les robes au ras des fesses... cette saison le fétichisme se loge dans le talon de nos escarpins du moins pour celles qui osent et qui peuvent parce que cette mode n'est pas donnée! Pierre Hardy, le bottier derrière lequel se cachent trois marques différentes, la sienne propre, Balenciaga et Hermès, fait son show avec des formes très structurées, très construites, qui mettent en « valeur » l'architecture même des courbes féminines.


Chez Hermès, il conçoit des talons "plus petits que la semelle, pour dire que l'on marche sur de l'air, sur rien...". Avec Nicolas Ghesquière, directeur artistique de Balenciaga, il a mis au point pour l'automne des boots métallisés au cou de pied facetté : "selon une idée plus minérale, et une forme de géode". Enfin, pour sa marque propre, Pierre Hardy a voulu des chaussures comme posées sur de petites marches, afin d'évoquer "les socles d'une statue de nu antique".

Mais ces talons bizarres ne sont pas une grande nouveauté en soi: Perugia le français  - auteur, notamment, d'un fameux escarpin au talon en tire-bouchon (1952) - et l'Italien  Ferragamo, inventeur entre autres de la semelle compensée, un temps taillée dans du liège pour faire face aux pénuries de la seconde guerre mondiale nous ont depuis longtemps juchées sur de vertigineuses hauteurs. Aujourd'hui encore, la maison Ferragamo poursuit la tradition avec une sandale en cuir posée sur une tranche en plexi transparent.

Roger Vivier est l' inventeur du talon aiguille pour Christian Dior et, par là même, d'une nouvelle alchimie de l'élégance parisienne. Pendant soixante ans il s'est attaché à reconstruire les souliers sur des bases plus modernes, notamment d'aéronautique, et a fait naître des talons virgule, choc, boule, pyramide ou escargot...
Rien d'étonnant à ce que Bruno Frisoni, le directeur artistique de Roger Vivier, cultive le même champ exploratoire. "J'ai dessiné une sandale au talon choc, mais fondu dans un prisme ou comme dessiné à l'aide d'un ordinateur, explique le créateur qui a réussi, en quelques années, à réveiller la marque Vivier. De loin, c'est rigolo : on lit la même ligne, tandis que de près, on a la surprise de ces facettes géométriques." Pour la collection de souliers haute couture de la maison (le summum de l'art), il a créé de splendides sandales de forme arachnéenne, gainées jusqu'au talon de crocodile noir.

Dans les maisons de mode, fini les couturiers qui se contentaient de recouvrir l'empeigne du même imprimé que la garde-robe qui défilait. Désormais, ils veulent des objets très aboutis, dans l'esprit de la collection. Souliers et talons ne font plus qu'un, visuellement, chez Louis Vuitton, Céline ou Vicktor and Rolf. De cette façon, la jambe semble prolongée d'un trait, sans discontinuité. Chez Raf Simons pour Jil Sander, la semelle et le talon sont d'un seul morceau, moulé dans du plexi, pour obtenir une quasi-sculpture lisse et brillante, tantôt pleine, tantôt évidée jusqu'à reproduire l'idée de... talon.
Les accessoires  et les « talons fous » sont très convoités de nos jours dans les collections "Les best-sellers, dans ma boutique, sont les modèles les plus démonstratifs, assure Pierre Hardy. Ce ne sont pas les souliers les plus sages qui se vendent : à ce niveau de prix, les femmes recherchent quelque chose d'un peu exclusif, une rareté, voire des chaussures-sculptures aux talons insensés."

Oui mais, dans tout çà, quand est-il des jeunes filles anorexiques aux chevilles-allumettes qui arpentent nos podiums?

 
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02/03/2010

Blondes stupides: qu'en penser?

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Les blondes stupides: une légende ou une vérité? Non, moi je crois que certaines blondes devraient se contenter d'être riches et célèbres sans trop savoir pourquoi, surtout ne pas se poser de questions et si on leur en pose, éviter de répondre surtout:

Paris Hilton l'affirme: non, elle n'est pas stupide, elle joue juste le personnage de la blonde écervelée. Elle ne convainc qu'elle.

Jessica Simpson dans l'émission NewlyWeds: C'est du poulet ou du poisson? Je sais c'est du thon mais vu qu'on appelle ça "Poulet de la mer"...

Paris Hilton
à propos de sa technique sur le tapis rouge: "Je ne pense pas vraiment, je marche." Elle veut nous faire croire que parfois elle pense!!!

Goldie Hawn
parlant de son type favori de film: "Les comédies sont amusantes."

Britney Spears sur le Japon: "Je n'ai jamais vraiment voulu aller au Japon. Simplement parce que je n'aime pas manger du poisson et que je sais que c'est très populaire là-bas en Afrique."

Paris Hilton
(encore!) sur sa célébrité: "Il n'y a personne dans le monde comme moi. Je pense que chaque décennie il y a une icône blonde, comme Marilyn Monroe ou la Princesse Diana, et maintenant, je suis cette icône." Sa modestie la tuera cette petite!

Britney Spears
(mais oui!) à propos de ses débuts au cinéma: "J'aurais préféré commencer par quelque chose de plus petit, comme Londres ou l'Angleterre."

Christina Aguilera
: "Où se déroule le festival du film de Cannes cette année?" mais elle a su donner la couleur du cheval blanc d'Henri IV donc, tout n'es pas perdu!

Et pour finir une vérité bonne à dire:

Britney Spears (pas ma faute hein!): "Je suis pour la peine de mort. Celui qui commet des actes terribles doit être puni justement. De cette façon, il pourra tirer des leçons de ses erreurs pour la prochaine fois." Eh oui, tiens, en enfer il se souviendra du commandement: tu ne tueras point!

 

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27/01/2010

Faut-il forcément boire pour s'amuser? Société.

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Les samedi soir se suivent et se ressemblent: Combien d'entre vous (oui je dis çà parce que je ne bois pas) ont besoin d'un Bob* pour rentrer, combien le lendemain matin ont la gueule de bois et leur journée foutue en l'air à cause de l'abus d'alcool? Combien sont malades la nuit avec un foie qui en aura pris encore un coup (d'alcool?). Combien ne prendront pas de Bob se sentant invulnérables un volant entre les mains et blesseront voire même tueront quelque innocent?

Oui je vois tout en noir, il faut bien s'amuser. Eh bien non justement! Être sobre pour danser, discuter, partager, draguer, c'est mieux, ce n'est pas gâché par une immonde nausée qui vous envoie direct dans des toilettes puantes à force d'être utilisées pour cet usage, vomir tout l'alcool ingurgité. Et quand ce n'est que de l'alcool et pas un mélange détonnant qui vous enverra peut-être un jour droit aux urgences!

C'est dingue d'entendre çà le lundi matin au boulot ou à l'école: j'ai une de ces gueules de bois! je me suis éclaté samedi soir, j'étais bourré comme un coing, on a rigolé, on a esquinté quelques bagnoles à la sortie de la boite, une teuf d'enfer! Dit par un gars ou une fille. C'est çà le but d'un week-end, se pêter la gueule? Se rendre malade?

Idem pour un examen, c'est effarant! À la télé vous avez des jeunes à l'approche du bac qui vous disent sans broncher qu'ils sont obligés de prendre des amphétamines pour tenir le coup tellement on leur met la pression. N'avons-nous pas tous passé un jour ou l'autre un exam,  un entretien d'embauche... et avons-nous tous eu besoin de prendre une drogue, alcool y compris? Est-ce que ce mode de fonctionnement est normal? Les parents se posent-ils cette question?

Je suis une vieille qui ne sait pas ce qu'est un djeun. Mais je suis une vieille qui s'est et continue de s'éclater dans la vie mais sans drogue et sans alcool. J'ai, comme les jeunes aujourd'hui, dansé jusqu'à l'aube et cela jusqu'à la 40taine et plus, j'ai ri, chanté, dragué, je me suis amusée , j'ai mangé dans des endroits hyper sympas mais sans jamais boire le fonds de l'établissement qui m'accueillait: une idiote qui ne sait pas s'amuser? Sans doute pour certains d'entre vous qui liront ce texte mais pour moi, j'ai été et je suis une femme heureuse et en bonne santé. Mes enfants ont fait pareil, il sont maintenant parents et ont l'intention de conseiller à leurs enfants de n'avoir pas recours, que ce soit pour s'amuser ou pour passer des examens,  ni à la drogue ni à l'alcool.

Et vous, que pensez-vous de ce fléau pour nos jeunes?


* celui qui ne boit pas pour ramener les autres.

 AB asignat doré

18/01/2010

La solidarité: fait de société.

Associations

 
J'aborde ce sujet aujourd'hui vous l'aurez compris parce que Haïti a tant besoin de toutes les bonnes volontés. Alors non, la catastrophe, gigantesque, qui touche les haïtiens je n'en parlerai pas. Nous sommes tous informée, mais l'entraide....

Beaucoup d'idées reçues sur l'idée que les associations et à travers elles les citoyens se substituent au rôle de l'état pour aider les plus démunis, les malades, les clubs de sports et autres victimes de catastrophes... les activités dans le bénévolat sont extrêmement nombreuses et variées.

Et pourtant! Quand vous faites un chèque de don pour une association, celle-ci vous remet un reçu qui vous permet de déduire une partie de la somme versée de vos impôts. Les associations perçoivent des aides dont souvent des locaux, du matériel informatique ou pédagogique ou tout autre aide dont-elles pourraient avoir besoin qui viennent s'ajouter à ces réductions.

L'état accorde 66% de réduction d'impôt. Sont concernés les organismes sans but lucratif distribuant des repas, fournissant des soins ou une aide au logement aux personnes en difficultés.

Cependant avec la loi Coluche un don aux restos du cœur permet une réduction de 75%. Ceci a grandement aidé à ce que les dons se multiplient (jusqu'à 80% au début des années 2000).

Il est donc juste de noter que chaque fois que vous faites un don, vous contraignez l'état à verser 66 à 75% de la somme de votre choix à l'association bénéficiaire. Ainsi 100€ versés à une association obligera l'état à verser 66€ ou 75€ en ce qui concernent les restos du cœur et autres assocs ayant les mêmes statuts (se renseigner aux maisons d'associations) sans compter ce qui sera fourni en dons en nature ce qui est loin d'être négligeable. Mais bien sûr, ce que ne pourra jamais offrir l'état aux personnes dans le besoin, c'est la chaleur humaine!

Mais rendons à César...

 
AB asignat doré

12/01/2010

Sel et neige: on se fout de nous!

Nos pouvoirs publics s'inquiètent: la France manquera de sel dans 2 jours, les routes sont déneigées à grand renfort de sable des plages, on nous annonce qu'un chargement est arrivé de Tunisie et qu'un autre nous vient d'Egypte. Et pendant ce temps en Camargue Les "Salins du Midi" et "Les salins de Giraud" tournent au ralenti!

 
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De la neige en Camargue? Non non, c'est bien du sel!

 
La plus grande saline d'Europe, celle de Camargue, s'étale sur 11 000ha et sort 800 000T de sel par an. Elle peut être agrandie mais on ne le fait pas: le sel ne se vend pas nous dit-on! Eh oui! si quand on en a besoin on l'achète outre-mer, étonnons-nous!

 
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Près des Salins de Giraud.

 
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Pas de pénurie ici, juste un choix des pouvoirs en place!

 
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Je vous mets une petite vue d'Aigues Mortes, j'en ai plein de photos de l'été 2008, mais qu'est ce qu'on a souffert de la chaleur:)!

 
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Et un vol de flamants roses sur la frise des eaux du salin!!!

 
AB asignat doré

02/12/2009

Le Téléthon: une belle cause!

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Cette année, Céleste et Léandre, frère et soeur, seront nos ambassadeurs.

Une vilaine polémique cette année vient troubler cette action. Pierre Bergé a tenté de jeter le discrédit sur le Téléthon. Remettons les pendules à l'heure: Non! le Téléthon n'a pas trop d'argent. Nombre de projets sont encore sans financement. Non, l'AFM n'investit pas dans l'immobilier mais construit des Centres de Recherche.
 

Pourquoi Monsieur Bergé s'en prend-il aussi violemment au Téléthon? Parce qu'il préside le Sidaction qui fait moins recette. Evidemment que voulez-vous, c'est la personnalité même de Monsieur Bergé que les donateurs récusent et les incessantes querelles au sein de l'Association.

Pierre Bergé a mis en vente l'année dernière des objets d'Art appartenant à Yves Saint Laurent, son compagnon décédé. La recette  a rapporté 373,5 millions d'€. Croyez-vous que cet argent, ou au moins une partie, est allé au Sidaction? Pas du tout, cette fabuleuse somme est allée à la conservation des créations de YSL.

Alors la question peut se poser à Monsieur Bergé: l'argent n'aurait-il pas été plus utile à la recerche contre le Sida et au soutien des malades, le Sidaction, qui semble vous tenir tant à coeur que vous n'hésitez pas à discréditer une action qui sert toutes les recherches, notamment sur des maladies orphelines?

il y a peu d'ailleurs, une découverte majeure des chercheurs du Téléthon a permis une avancée déterminante dans la création d'un vaccin éventuel contre le Sida. Comme d'ailleurs se produisent des avancées sur des maladies orphelines. La recherche est utile dans tous les domaines.
 

Des centaines de bénévoles sont sur le pied de guerre depuis de longs mois, se mobilisent pour ce marathon annuel qui permet ces grandes avancées. Espérons que cette grande action fasse oublier ce lamentable procés d'intention.
 

Entendons-nous bien: le Sidaction a besoin d'aide, alors continuons à l'aider sans tenir compte de son président en espérant que les membres de cette Association se choisissent enfin une personne digne de cette cause pour la présider.

 
AB asignat doré

25/11/2009

Etre Enseignant. Société.

CHAHUT
Curieux et révélateur: pas de photos de profs maltraités.

 
Être enseignant, c'est se la fermer ou faire cours?

C'est la question qu'on peut se poser et se demander surtout que vaut un diplôme en France (et ailleurs) de nos jours.

Les faits: C.L a 58 ans, elle est prof d'anglais en Terminale Sciences et Technologie de Gestion (du sérieux quand même!), elle a enseigné dans divers établissements dont 8 ans dans le Lycée parisien dont il est question ici.
Et elle a des exigences C.L! elle le dit elle-même, elle est un peu sévère: elle souhaite que ses élèves suivent ses cours, elle veut enseigner. Elle a donc demandé à ses (grands) élèves de ne plus utiliser leur portable, elle voudrait bien que les filles ne passent plus l'heure de cours le miroir dressé devant le visage à se maquiller, s' épiler, discuter entre elles de la dernière série TV à la mode... bref! Elle veut que ces futurs bacheliers fassent ce pour quoi ils sont dans sa classe: qu'ils suivent le cours.
Et elle n'est pas la seule, ses collègues se plaignent aussi de l'attitude de ces jeunes gens! Mais elle, C.L, elle est de la vieille école, elle insiste, elle ne lâche rien, elle gronde. Elle ne sévit pas, ne supprime pas les portables... elle n'a pas le droit! mais elle se fâche!

A tel point que les élèves demandent au Proviseur d'opérer un changement de prof! Peine perdue, elle refuse cette personne sensée. Alors la joyeuse bande vole une clé USB à C.L. et ils signent à l'unanimité une lettre adressée à son domicile qui conseille:

« changez d'attitude et cessez de faire des remarques à chaque fois que l'on a un téléphone entre les mains car cela est une perte de temps... vous nous prenez trop au sérieux en vous fâchant à chaque cours... »


Puis ils continuent sur le style bulletin scolaire, en moins châtié tout de même:

« si ce n'est pas le cas et qu'il n'y a aucun effort de changement de votre part, nous n'avons plus que quelques mots à vous dire: allez vous faire enc.....er! ».

C.L a déposé plainte: pour la lettre, pour les menaces verbales parce qu'elle en a eu la brave dame qui croit encore avoir le droit d'exercer son métier, et pour le vol de sa clé USB.
Depuis jeudi 19 novembre, tous les profs de ce lycée de 1200 élèves ont cessé les cours. La proviseur est en arrêt-maladie et l'Inspecteur d'Académie a signifié à la classe  combien « ces faits sont inacceptables » tout en remarquant que rien n'est prévu en matière de punition collective. Comme si chaque élève, pris individuellement - ils feraient moins les fiers à bras justement les chers jeunes gens- ne pouvaient pas, ainsi que leur famille, être puni sévèrement! Faire que chacun d'eux soit mis devant ses propres (mais le mot est-il adapté?) actes. C'est trop facile de faire masse face à une seule personne.

Pour l'heure, les enseignants se sentent bien peu soutenus dans leur action puisque « est évoquée l'idée de changer l'enseignante d'anglais au nom de la continuité du service public ».

Mais que devons-nous entendre par « Service Public  d'Éducation»?  Est-ce que les profs devront faire de la surveillance passive, assis devant une classe de loubards ou devront-ils continuer d'assurer des cours que plus personne n'entend?


AB asignat doré

18/11/2009

Le foot, le foot, le foot, le foot.....

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Il est très mignon Nicolas Anelka. Voici ce qu'il déclare (entre autre) à propos du match France-Irlande qui se jouera ce soir:

"Ce sera un match spécial aussi, parce qu'on ne sait pas trop ce qu'on doit faire... si on doit attaquer ou gérer le score... Mais je pense qu'on va jouer pour la gagne, comme ça on ne se mettra pas en danger."

Je dis qu'il est très mignon parce que c'est grâce à son unique but que nous sommes revenus vainqueurs de Dublin et avons un peu plus d'aisance pour le match retour qui se joue au Stade de France.
Mais c'est merveilleux avouez si les bleus, en fin de parcours pour leur sélection pour la Coupe du Monde, en matchs de barrage quand même, se rendent compte qu'ils doivent jouer pour la gagne. Je suis méchante, moi j'aurais voulu qu'ils s'y mettent tout de suite, dés le premier match! Mais vraiment est-ce trop demander à des joueurs surpayés que de tendre vers des victoires sans avoir besoin, pour se qualifier d'aller en matchs de barrage????

La France est donc à 90mns (plus si prolongations) de la sélection en Afrique du Sud (pour ceux qui ne suivent pas, c'est là que se jouera le Mondial 2010)! Espérons que notre (grande, allons!) équipe ne tombe pas dans son gros travers national: la satisfaction de soi, et concrétise cette Ballade Irlandaise!

 
AB asignat doré

13/11/2009

Et demain, quels murs? Société.

Voici un court extrait d'un texte que j'ai écrit il y a longtemps. Le sujet traité aujourd'hui ici me le remet en mémoire.

...
Ne sommes-nous pas frères? Quelle est la différence
Entre un Être né là
Et l'autre né ici?
Qui peut être coupable de devoir tout quitter
par désespoir et faim mais le coeur déchiré.
 
Comment le condamner celui qui tend la main
Vers un autre Pays
Celui des Droits de l'Homme
Laissant derrière lui frères, parents, amis,
Le coeur au bord des cils
Les larmes qu'on ravale.
L'humiliation de n'être jamais plus qu'en exil.
 
Notre seule Patrie devrait être nos coeurs
Nous devrions aimer celui qui vient d'ailleurs
Nous choisit en confiance
Comme ses nouveaux frères;
L'entourer, le chérir, aimer ce qui fait l'Autre
Ses différences à lui
Pour mieux nous enrichir
Faisant de nous des Hommes à jamais réunis
...                   
 Mireille WILLE. Avril 2007.
 

***
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Voici la carte des murs érigés actuellement dans le monde

Barrières électrifiées, barbelés, murs de béton... Le Mur de Berlin n'est plus mais d'autres cloisons, ailleurs, continuent de séparer des hommes.
Ces murs ont pour principale fonction de se prémunir contre l'immigration clandestine. D'autres séparent des communautés : Chypre, Irlande du Nord, Palestine... Toujours, ces barrières sont un signe de faiblesse, une impuissance à trouver une solution aux flux migratoires et à surmonter nos propres peurs.
***

L'Europe est une forteresse:

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Ceuta: un mur de barbelés. Ici, un clandestin noyé: tout plutôt que retourner au pays.

A Ceuta, jour après jour, une marée humaine venue du Maghreb et de l'Afrique déferle sur une barrière de barbelés longue de 10 kilomètres qui matérialise la frontière entre la misère et l' "Égalité" . Les tentatives de passage se font la nuit  pour échapper aux  30 tours de contrôle. Avec peut être la mort au bout. Ils arrivent en sang, lacérés mais pas tous! Et là, c'est le centre de rétention qui les attend.
 

Où en est le processus de paix?


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Jérusalem (Pays de lait et de miel).

Il y a eu le mur de Gaza. Et aujourd'hui Israël ceinture Jérusalem et la Cisjordanie. Et rien ne peut arrêter le processus malgré les lois internationales. L'objectif de l'État hébreux est de redécouper le territoire palestinien et d'étendre son contrôle sur la région: les Palestiniens vivent dans une zone de non droit, ne disposent plus de la liberté de circulation et connaissent une asphyxie économique, sociale et culturelle qui les maintient dans un état de fragilité permanent.

L'Amérique est un bastion bien gardé:


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Entre Amérique et Mexique.

Dés après le 11 septembre, l'administration Bush a pris le prétexte du terrorisme pour imposer un vaste programme de surveillance accrue sur la frontière mexicaine. Un mur de métal de plus de 1 000 kilomètres longe la Californie et le Texas et sépare désormais les deux pays. Symbole d'échec cinglant de la coopération entre les deux pays pour garantir une meilleure sécurité et résoudre le problème de l'immigration sauvage, ce mur  a un impact nocif sur l'environnement et les espèces animales.

Il y en a d'autres hélas:

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La Corée...


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... Chypre.

La Corée du sud, l'Inde, le Botswana, l'Arabie Saoudite, le Maroc... Tous ces pays ont dressé des murs pour se protéger de leur voisin. Autre lieu de tensions, Chypre, dont une partie du territoire est contestée par la Turquie. Cette dernière, candidate à l'entrée dans l'Union européenne, a érigé une barrière afin de délimiter le territoire qu'elle revendique sur l'île chypriote. A Belfast, les murs ont vu le jour en 1969 alors que les violences s'intensifiaient entre loyalistes et républicains. Ils n'ont cessé de pousser, cloisonnant les quartiers défavorisés catholiques et protestants du nord de la ville, au point qu'il y en existe aujourd'hui 88.

***

Je ne saurais vous dire le nombre exact de MURS DE LA HONTE qui s'élèvent encore. Ce que je sais, c'est que ce constat me donne la chair de poule et oui, ils portent bien leur nom en ce qui me concerne, j'ai HONTE de faire partie de ce monde-là!

 
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AB asignat doré

19/10/2009

Le Droit à Mourir Dans la Dignité: Société.

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Adoptée à l'unanimité par le Parlement, en réponse au cas de Vincent Humbert, ce jeune tétraplégique qui réclamait le droit de mourir, la loi de 2005 a encadré les conditions de la fin de vie : elle proscrit tout acharnement thérapeutique, autorise le "laisser mourir" quand les patients refusent la poursuite des traitements et permet aux médecins de soulager la douleur au risque d'entraîner la mort.
 
Survenant moins de trois ans après l'adoption de ce texte, l'affaire Sébire en avait  cependant souligné les limites (cette jeune femme défigurée qui réclamait le droit d'être accompagnée dans la mort). La loi ne répond pas au cas des patients incurables et conscients, et qui refusent d'être plongés dans le coma avant de mourir : en bref, si elle s'apparente à une forme d'euthanasie passive, elle ne franchit pas la barrière du geste actif qui donne la mort.
 
L'affaire Sébire a aussi mis en lumière la mauvaise connaissance, voire l'ignorance de la loi sur la fin de vie, par les soignants. La pratique du "laisser mourir" (arrêt de l'hydratation et de l'alimentation), prise au pied de la lettre, a conduit à des dérives, à la limite de la maltraitance, les personnes se retrouvant parfois sans soins suffisamment calmants pour garder leur dignité dans leurs derniers jours d'existence.
 
Le cas d'Hervé Pierra, un jeune homme en situation de coma neurovégétatif, et dont les parents avaient réclamé l'arrêt des traitements, a marqué les esprits : son agonie, a duré six jours après l'arrêt de la sonde qui le nourrissait et s'est transformée en calvaire pour ses parents, faute de sédation adéquate.
 
En avril 2008, le premier ministre François Fillon a mandaté un député UMP (Alpes-Maritimes), qui a donné son nom à la loi du 22 avril 2005, pour faire une évaluation de sa mise en oeuvre. Mais, alors qu'elle devait examiner l'opportunité de l'instauration d'une exception d'euthanasie, la mission s'est vite recentrée sur l'application de la loi, en excluant explicitement le suicide assisté. "Nous nous intéressons aux malades graves et incurables en situation avancée ou terminale, mais non au suicide assisté", déclarait ainsi M. Leonetti, à l'issue des premières auditions. Pendant six mois, la mission a entendu près de 60 spécialistes des questions éthiques et praticiens de la fin de la vie. Elle s'est également déplacée à l'étranger et notamment aux Pays-Bas, où l'euthanasie est autorisée, sous condition, pour les malades incurables.
 
Son rapport devait écarter toute solution de ce type, même à titre exceptionnel. M. Leonetti s'est ainsi prononcé à plusieurs reprises contre le suicide assisté, estimant qu'il relevait d'une liberté qui ne pouvait se transformer en droit opposable.
"La société n'a pas à assumer ce geste, expliquait-il  Chantal Sébire s'est suicidée, c'était son choix personnel, mais la société n'avait pas à l'ériger en loi." En revanche, la mission devrait clarifier le cadre juridique de l'aide au suicide : si le suicide est une liberté, l'assistance d'une tierce personne pour y parvenir, si elle ne fait pas elle-même le geste actif, pourrait ne pas être pénalement sanctionnable.

Tout cela relève d'une hypocrisie à la limite du tolérable: imaginez une infirmière présentant au patient ou à un membre de la famille une seringue, aiguille dans la veine, et demandant à ce que quelque un d'autre qu'elle-même appuie sur le piston!

En ce moment, une discussion tente tant bien que mal d'aboutir qui devrait plaider pour un renforcement de la législation actuelle et une plus grande pédagogie sur les droits offerts aux malades en fin de vie. La mission pourrait ainsi préconiser un meilleur recours à la sédation terminale, qui permet d'"endormir" doucement un patient, en évitant les affres d'une douloureuse agonie. Soyons clairs: les aider à mourir et diantre, c'est-ce qui est demandé, ne tournons plus autour du pot, cherchant des mots moins crus: l'euthanasie bon sens!
Elle pourrait aussi soutenir l'instauration d'un congé d'accompagnement en fin de vie pour les proches des mourants : le ministère de la santé, qui planche sur le dossier, estime "entre 5 millions d'euros à 64 millions d'euros par an" la création d'une telle mesure. Enfin, la mission devrait proposer la création d'un observatoire des pratiques de la fin de vie : si 70 % des Français meurent à l'hôpital, on ignore encore largement dans quelles conditions et avec quel accompagnement soignant.

De tout cœur, et parce qu'ils sont les plus nombreux à être concernés par ces mesures, j'espère que les législateurs prendront en compte  la fin de vie de nos personnes âgées placées en maisons de retraite pas toujours adaptées à leurs besoins et où leur avis est rarement pris en considération.

Et dans tous les cas, moins de blablas bon sang, il y a des gens qui souffrent!

 
AB asignat doré

15/10/2009

L'exemple c'est nous!

L'hospitalité, la solidarité: la vision qu'en a un petit garçon (histoire vraie)!

A la maison, il y a toujours du monde. Des amis de passage, des copines de ma sœur, mes potes qui viennent , on joue, on rit... c'est une vie cool!

Ce jour-là à la télé on a vu un truc horrible: dans le sud de la France, là pas loin de chez nous, il y a eu des inondations, des maisons se sont écroulées, des gens blessés et peut être mort, je ne sais plus combien, nombreux je crois.

Le lendemain on a entendu dire qu'il fallait de tout pour ces gens, qu'ils avaient perdu leurs affaires. Au village, on a fait une collecte et on a envoyé des tas de choses.  Nous, on ne voulait rien donner, on était des enfants et nos jouets, nos vêtements on voulait tout garder. Maman nous a expliqué ce qu'est le partage, que nous, on a tout mais que là-bas les enfants, les grands, n'avaient plus rien et finalement on a bien voulu donner des jouets et des vêtements presque neufs qui nous serraient à peine un peu.

Puis un pompier, un ami nous a raconté qu'un bébé venait de naître et que le papa était au chômage et qu'ils n'avaient plus rien dans cette famille. Ils étaient hébergés dans le gymnase avec beaucoup d'autres, que le papa de la dame était là aussi mais  il y avait ce bébé, une petite fille qui s'appelait Clara. Tout ce que les parents avaient acheté pour elle était parti dans la boue. Ils avaient un panier de la maternité pour la faire dormir et des petits vêtements donnés et des biberons aussi mais plus rien de joli qu'ils avaient choisi pour elle.


C'était le printemps, pour nous il faisait beau mais pour eux, c'était triste. On en a beaucoup parlé et puis on a pris une décision. On allait prendre cette famille chez nous. Moi j'étais content parce qu'il y avait un petit garçon de mon âge. Maman est partie les chercher.

Ils pleuraient beaucoup quand ils sont arrivés chez nous. Maman disait: çà vous fera du bien de vous éloigner un peu de tout çà. Vous pourrez rester en contact avec les assurances. Mais  le papa de Sandrine, la maman, était resté au gymnase et promis de s'occuper de tout. Luc, le papa, est resté 2 jours, il était venu voir si tout irait bien pour sa famille et puis il est reparti aussi, pour aider et pour s'occuper de retrouver des affaires, nettoyer...

Et nous, on s'est serrés. Moi j'ai partagé ma chambre avec Théo. Ma sœur a voulu rester avec Sandrine et Clara dans la sienne. Elle a dit que si Sandrine pleurait la nuit elle pourrait la consoler. On a tout partagé, c'était très sympa, un peu comme des vacances sauf que Sandrine pleurait et faisait des cauchemars. Théo avait peur la nuit, il venait dans mon lit et je lui disais que son papa allait leur trouver une autre maison. Et il était inscrit à l'école, en moyenne section, comme çà c'était plus normal pour lui. Et quand on sortait, on allait se promener tous ensemble.

Au bout de peut être un mois ou un peu plus, maman a raccompagné Sandrine Théo et Clara dans leur nouvelle maison. C'était un mobil-home mais c'était en attendant. Mais quand même, encore maintenant, ils viennent chez nous et nous, quand ils ont eu leur nouvel appartement, on est allé chez eux. Théo dit qu'il nous aimera pour toujours.

Pour ma sœur et moi, çà nous a fait du bien. Avec maman et Mamie on en parle souvent. On a appris la solidarité, le partage et on sait maintenant qu'on doit héberger ceux qui sont à la rue quand on le peut. Çà s'appelle l'hospitalité! Et puis pensez à donner ce qui ne vous va plus quand c'est très propre et en bon état, çà peut aider des gens qui n'ont pas assez d'argent pour acheter. Çà, on l'a bien compris maintenant avec ma sœur, c'est une chose qu'on n'oubliera jamais!

****

 Et puis enfin, cette vidéo parce que: quel plus bel exemple que celui de cette grande (mais si peu!) soeur qui parvient, à force d'amour et de patience, à trouver le chemin du coeur de son petit frère autiste et le rejoindre dans sa bulle!

 
AB asignat doré

10/10/2009

F. Mitterrand: Chronique d'un lynchage annoncé!

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J'avais écrit un post sur l'affaire Garcia Marquez, choisissant de me taire au sujet de Frédéric Mitterrand. Mais quoi? Serais-je lâche ? N'aurais-je pas le courage de penser et de dire mes opinions, défendre l'homme à terre que tout le monde lapide? Il n'est pas dans mes habitudes de le faire.
 

Frédéric Mitterrand a commis au moins deux erreurs : réagir par trop d'émotion à l'affaire Polanski ; se livrer à des actes sexuels tarifés avec de jeunes prostitués thaïlandais. Aveu qui n'en est pas un puisqu'il figure dans son récit paru en 2005, La Mauvaise Vie, dont la critique salua la force. Il n'est pas simple pour un individu de confesser ses bassesses, et il faut avoir lu le livre - ce qu'à l'évidence n'ont pas fait les esprits vengeurs du moment - pour mesurer la part d'humanité et de remords qui court au long de ces pages suffocantes d'où sourdent malheur et malaise. Oui, il doit être difficile quand on a pour nom Mitterrand, de concilier sa vie sexuelle et sa notoriété. Frédéric Mitterrand nous touche dans ces pages justement par le fait qu'il ait eu besoin d'écrire ces mots.
 
Soyons précis: dans son texte écrit sans autre contrainte que celle de la sincérité, Frédéric Mitterrand parle d'acte homosexuel, pas de pédophilie; de relation entre adultes consentants, même si la prostitution, dans le tiers-monde plus qu'ailleurs encore, inclut toujours une sujétion par l'argent. Sur ce tas de faux secrets, certains ont engagé une chasse à l'homme. Avec le front national et quelques figures socialistes en chefs de meute. Bel attelage en vérité, que celui de l'hypocrisie, de la vindicte et du populisme mêlés. La proie est si tentante. Pensez! Un ministre d'ouverture, donc faible. Peu considéré à droite, regardé plus que de travers à gauche, pain bénit d'une extrême droite qui veut se refaire à bon compte. Et comme disent sans doute beaucoup de ses détracteurs,  "un pédé" qui plus est!
 
Mais revenons aux faits. Ce livre était-il connu ? Oui. Il a même été primé. M. Mitterrand a-t-il commis un viol ? Non. L'homosexualité est-elle un crime, un délit ? Pas davantage. Alors?  Si le ministre de la culture n'a pas menti sur l'âge de ses partenaires sexuels, et quand on a lu le livre, la description qu'il fait des personnes n'est en aucun cas celle d'enfants, le lynchage dont il est la victime est une tâche sur tous ceux qui, au nom d'intérêts mesquins, hurlent avec les loups.


D'Après un éditorial d'Éric Fottorino, Le Monde!

 
AB asignat doré

08/10/2009

Les jeux en ligne. Société.

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Bien sûr, on s'en doutait, les paris en ligne arrivent sur le net. Jusqu'à présent, on allait au casino, sur les champs de courses, dans les cafés... pour parier. Et voilà que le marché s'ouvre: on pourra désormais jouer de son fauteuil et tout est à peu près permis si ce n'est le pari politique.

Mise à part ma participation à la soirée annuelle de la Croix Rouge à l'Ambassade de France au Cameroun (but caritatif) je n'ai jamais parié, même pas au loto, encore moins au PMU, quelle horreur, c'est de la maltraitance envers les chevaux. Et nombreux sont les non-joueurs.
 

Mais vous, vos habitudes vont-elles changer? Vous mettrez-vous à jouer, même seulement un peu ou changerez-vous votre manière de jouer?

 
Je suis très intèressée par vos réponses:)!

 
AB asignat doré

05/10/2009

Un héros, qu'est ce que c'est? Société.

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J'ai lu dernièrement un article faisant état de l'héroïsme d'un homme qui aurait sauté d'un pont dans une rivière  (froide l'eau!) pour porter secours à un jeune garçon qui se trouvait en difficulté, suicidaire ou pas. j'ai eu envie d'écrire un post qui pose la question parce que j'aimerais vraiment avoir votre avis sur le sujet:

 
- Qu'est-ce qu'un Héros?

 
Pour moi un héros c'est quelque un qui, par ses faits, a contribué à  sauver des gens; tenté une action, réussie ou pas, qui l'aurait amené à un destin exceptionnel; commis un acte de bravoure...

Pour exemple je pense aux résistants de la dernière guerre qui, quelle que soit leur tâche, même la plus minime, ont couru des risques pour la libération de leur Patrie.

 
Prenez un prisonnier de la première heure placé dans un camp d'internement où il est resté jusqu'à sa libération sans faire parler de lui, sans aider personne à survivre, sans tenter de s'évader :Celui-la n'est pas blâmable: il se contente de faire ce qu'on lui dit de faire, y compris travailler pour l'ennemi, peut être en ralentissant la cadence mais est-ce que cela fait de lui un héros?  Je ne le pense pas .

Par contre un autre prisonnier qui va, par tous les moyens imaginables tenter de s'évader ce qui est, rappelons-le, le propre d'un prisonnier de guerre puisque, pour assurer sa garde, des forces adverses seront mobilisées qui ne seront pas sur le front de combat, puis qui souvent, quand il parvient à fuir, pourra, comme beaucoup l'ont fait, intégrer la résistance, celui là est un Héros. 

 
Voici d'ailleurs un extrait de loi qui fait mention de l'état de Héros susceptible de prétendre à la médaille des Évadés.
  
 

 « « Ces conditions sont les suivantes :


Le candidat à cette médaille doit s'être évadé d'un endroit situé à l'intérieur d'une zone occupée ou contrôlée par l'ennemi avec franchissement clandestin et  périlleux d'un front de guerre ou d'une ligne douanière.

Ou avoir tenté à deux reprises de s'évader des camps ou établissements militairement gardés et subi des peines disciplinaires ou la déportation dans un camp de représailles comme celui de ().

Les prisonniers civils évadés de France ou d'un camp et établissement situés en France avant leur transportation en Allemagne doivent justifier s'être engagés par la suite dans une unité combattante ou avoir été membres d'une organisation de la Résistance. Par contre, les prisonniers de guerre (sous réserve de leur attitude patriotique) n'ont pas à fournir cette justification. » »
 

 
Mais il n'y a pas que cela. Ainsi je n'exclus pas  le pompier qui risque sa vie tous les jours, je n'oublie pas le médecin qui a un jour tenté sur lui-même ce vaccin qui ensuite a sauvé tant de vies même s'il a fait ce choix ...mais n'est-ce pas justement le propre du Héros que de choisir de l'être?

 
A mon sens on ne peut pas qualifier toute personne qui aurait participé à un conflit, qui aurait vécu dans des conditions difficiles et seulement pour ces raisons, de Héros sans risquer de dévaloriser les personnes qui se sont vraiment montrées héroïques.

 
Alors vous, dîtes-moi tout! Quel est pour vous le sens du mot héros? En avez-vous connu ou en connaissez-vous???

 
Je ne parle pas bien sûr des héros que nous avons tous, qu'ils soient de BD, de films ou autres chanteurs dont nous sommes fansClin d'oeil!!!

 
signat doré

24/09/2009

L'orthographe en question. Société.


François de Closets a écrit un bouquin (ce n'est pas le premier et en principe je l'aime bien cet homme) dans lequel il règle ses comptes avec une discipline qui l'a fait souffrir dans sa jeunesse. Notre langue et ses subtilités seraient, selon lui, trop dures pour la moitié de la population. Et c'est trop inzuste, comme dirait Caliméro. Il insiste notamment sur le fait que la très grande variété et complexité de notre vocabulaire lèsent les personnes dépourvues d'une bonne mémoire.
 
Heureusement qu'il n'est pas né Chinois ni Japonais. Apprendre tous ces idéogrammes l'aurait perturbé davantage. Effectivement quand on n'a pas une bonne mémoire, il faut bûcher, apprendre les mots par cœur en les écrivant, en les réécrivant. On apprend les règles de grammaire, de conjugaison, il y a du vocabulaire à l'école, toutes choses faites pour nous apprendre la langue correctement ce que la majorité d'entre nous est parvenue à faire jusqu'à aujourd'hui!
 
En sport, nous sommes nombreux à avoir du mal avec les barres parallèles, fixes ou asymétriques. Dame Nature ne nous a pas tous construits sur le même moule. Pourtant, je suis aujourd'hui certaine qu'avec davantage de volonté et de travail étant petite , j'aurais pu en faire beaucoup plus que je n'ai fait en gym. Eh oui, c'est du boulot, le sport, l'orthographe mais aussi les maths ou les sciences quand on n'est pas spontanément doué pour. Faudrait-il simplifier ces matières, allons-nous nous contenter de 2+2=4 et supprimer le 2X2=4 à la demande de D'Ormesson qui a mal assimilé ces matières?

Du reste, et la fameuse dictée de "Sauver les lettres" est là pour le prouver, le niveau en orthographe était meilleur au milieu des années 80, date à laquelle la massification (entendez par là, tirer vers le bas) était déjà intervenue dans le second degré. Et l'orthographe n'était pas plus facile il y a vingt-cinq ans. Cela démontre bien qu'on a lâché la bride aux élèves sur ce plan là. On a notamment interdit de distinguer les notes de français selon qu'elles concernaient la rédaction, l'orthographe, la grammaire ou l'explication de textes. En place d'avoir une note sur le bulletin trimestriel comme aujourd'hui, on en avait quatre, ce qui obligeait à faire un effort dans toutes ces disciplines. On a aussi concocté des barèmes plutôt empathiques envers les allergiques à la dictée (prépariez-vous systématiquement vos dictées jusqu'à la classe du bac vous? Pas moi, je prenais une feuille et j'écrivais! mon travail n'était pas mâché au préalable: attention là, gros piège! avertit-on nos élèves.).

Et c'est là que j'en arrive à me demander si François de Closets vit bien en France en 2009. Il parle de gens montrés du doigt parce qu'ils ont une mauvaise orthographe, dans les entreprises ou ailleurs. Aujourd'hui, pourtant, il n'est pas rare que même de jeunes directeurs de ressources humaines ne soient pas non plus exemplaires sur ce plan là. Le "montré du doigt", le bouffon, de nos jours, c'est davantage celui qui fait attention à ne pas faire de faute et qui écrit des textos ou des courriels dans un français correct.
C'est grave je sais, mais c'est comme çà et parfois je suis mal à l'aise et j'ai envie de placer une petite faute ici et là histoire de ne pas trop dénaturer dans le paysage!
 
Même si François de Closets et "Le Point", qui semble avoir pris ce combat au sérieux, arrivaient à leurs fins et influençaient les décideurs pour aboutir à cette fameuse simplification, on n'aurait pas de meilleurs élèves pour autant. Ce qui fait défaut de nos jours, c'est le manque d'envie d'apprendre, on va au plus simple, on tire de plus en plus vers le bas. Quelle valeur accorder à nos diplômes principalement le bac quand on voit les chiffres de reçus toujours en hausse alors même que les élèves n'ont pas le temps de voir leur programme au complet brisé qu'il est (le programme) par les grèves à répétition, l'absentéisme des profs et celui des élèves?

 
Alors ne rêvons pas, nous n'aurons pas de meilleurs élèves en leur mâchant toujours plus les cours, en simplifiant à outrance. Par contre, nous aurons un français estropié. Nos jeunes ne connaissent plus leur langue: elle est mieux parlée, mieux orthographiée en Chine ou au Japon que sur notre propre sol. Car il se trouve de par le monde des personnes pour reconnaître la richesse, la diversité, l'intensité de la langue de Molière, celle de la France et des pays francophones. Et j'espère que, malgré la complexité de sa grammaire, son vocabulaire périlleux, peut être même grâce à celà qui fait son charme, notre langue continuera d'inspirer les écrivains, les poètes, les amateurs du parler vrai, de la phrase juste ou simplement vous et moi qui aimons et respectons cette langue.

 
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15/09/2009

La conversation: Société.

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Nous discutions tranquillement en famille ce dimanche midi. Mes petits enfants me posaient des questions sur ma jeunesse, mes parents et grand parents.. Une conversation sereine et vraie, des mots qui parlaient de nous, de ce que nous sommes, nous, et je me suis rendue compte à quel point on se parle peu en société, entre relations.

Lorsque je vivais en Afrique, quel que soit le pays, il était une règle tacite: se recevoir à raison d'une ou deux fois par semaine. C'était très convivial généralement, qu'il s'agisse d'un repas entre amis proches, en petit comité, sous forme de grand repas habillé ou soirée, avec danse généralement...
Et nous parlions énormément, surtout dans les repas à table, de tout pensions-nous. Et c'est là que je me pose la question: mais de quoi parlions-nous? Des derniers évènements internationaux, que nous avions tous appris dans les magazines reçus de France, les films récents que nous avions vus, nous partagions nos bonnes adresses de vacances, nous donnions nos avis sur le dernier livre à la mode que bien sûr nous avions tous lu, nous échangions aussi, souvent, quelques mots aigres pour des divergences politiques... Bref! Nous faisions la conversation.

Mais nous parlions-nous? Échangions-nous vraiment? Que sais-je de ces gens que j'ai côtoyés parfois très longtemps (10 ans et plus, souvent...)?  Rien ou presque en fait! Ils ne savaient rien de moi non plus à quelques exceptions prés. Nous ne disions rien de notre vie, la vraie, pas celle de représentation. Et pourtant...

C'est ainsi qu'on passe souvent à côté des personnes. Ils restent des gens et il y a une sacrée différence entre des personnes (dans le sens individus) et des gens (des anonymes qu'on côtoie un temps et puis s'en vont).

Dans une conversation, on ne se dit rien s'il n'y a pas de partage: l'enfance, les aspirations de jeunesse et actuelles, notre famille, non pas celle qui est là, nos conjoints et nos enfants mais plutôt celle dont on est issu, nos parents, toutes ces choses qui nous ont construit, ont fait de nous cette personne qu'on apprécie ou pas... Puis on se quitte un jour en qualifiant certaines de ces personnes rencontrées d'amis, alors même que nous ne savons rien d'eux et qu'ils ignorent tout de nous.


Mais par contre et en toute intimité, j'ai rencontré beaucoup de personnes avec qui j'ai eu le plaisir de partager des confidences.
 

Et vous, avez-vous des amis « de partage »?

 
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09/09/2009

Le port du pantalon au Soudan: Société.

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Loubna Ahmed Al-Hussein est une journaliste soudanaise  qui a été incarcérée le 3 juillet avec plusieurs autres femmes pour avoir osé porter un pantalon "indécent". Oui parce que le port du pantalon n'est pas interdit au Soudan mais plutôt la façon dont il est porté, dont il dévoile ou non le corps de la femme. Mais comment savoir ce qui peut être jugé indécent, çà c'est à la fort libre appréciation des policiers et des juges.

Prévu  pour mi-août, le procès a été reporté au 7 septembre suite à une manifestation devant le tribunal de Khartoum.  La condamnation, 40 coups de fouet, est venue suite au refus de Mme Hussein de payer une amende de 200 dollars, la sentence initiale de lundi.  

La journaliste a été libérée ce mardi, selon l'indication donnée par le président de l'Union des journalistes soudanais à l'agence AFP.

Loubna Hussein combat l'article 152 du code pénal de 1991, entré en vigueur deux ans après le coup d'État du président Omar el-Béchir et prévoyant une peine maximale de 40 coups de fouet pour quiconque "commet un acte indécent, un acte qui viole la moralité publique ou porte des vêtements indécents" .

 Mme Hussein écrivait des billets pour le journal al-Sahafa ("La Presse") et travaillait à la section médias de la mission des Nations unies au Soudan (Unmis) au moment où elle avait été arrêtée. La jeune femme a quitté ce poste et refusé, comme le gouvernement soudanais le présumait (qu'est-ce que c'était arrangeant hein!)  d'invoquer l'immunité diplomatique. Elle a souhaité que ce "procès" suive son cours. Elle a reçu plusieurs appuis à l'étranger dans son bras de fer contre l'article 152.

Une pétition circulait sur le net depuis son arrestation (que j'ai signée bien sûr) pour lui apporter notre soutien mais surtout pour l'abrogation de cet article.

Pour elle donc, tout se passe au mieux, la pression médiatique et l'intervention d'Amnesty International étant très présentes.

Mais pour les autres? Le 5 juillet, soit 2 jours après l'arrestation du groupe dont Mme Hussein faisait partie, 10 femmes ont été flagellées publiquement en application de cet article 152!

 
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04/09/2009

Mon blog, partie de moi!

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Je poste ici, contrairement à 4 mains où tout était fiction, des moments de ma vie. Certains ne sont pas forcément gais que voulez-vous: la vie est un tout: bonheurs, malheurs, petites et grandes joies mais aussi peines plus ou moins profondes, cruauté... C'est-ce qui m'a construite, qui a fait que je suis moi, telle que je suis avec ma sensibilité parfois trop vive, mes colères face à l'injustice, surtout quand elle est dirigée vers des enfants... mais pas seulement.

Mes choix de vie, l'entraide par exemple, sont forgés par mon propre passé. Sans doute, quand j'en avais tant besoin, le fait que la maman d'une petite camarade m'ait donné l'attention que ne m'apportait pas ma famille a-t-il fait naître en moi le désir de rendre ce qui m'a été donné de cette façon.
 

Puis je me suis aperçue que si l'évocation de mes souvenirs heureux faisaient renaître les vôtres et étaient fort appréciés, quand il m'est arrivé de raconter simplement des peines, parfois la cruauté de ma propre vie d'enfant, un évènement qui, par sa dureté, a marqué mon âme à jamais... vous réagissiez de manière plus vive, presque agressive, voire carrément insultante pour certains qui n'ont pas hésité à m'envoyer des mails outrageants. Mais ces moments-là, en les niant, me feraient me renier moi-même! Alors que faire? N'écrire et de plus en les édulcorant, que des pans de vie semés de rires et de joies? Qui pourrait croire que je ne suis que cette femme-là? Renoncer à me raconter? Ce blog a été, contrairement à 4 mains, dans lequel j'ai mis tant de temps à poster ma propre photo par souci d'anonymat , conçu pour cela: parler de moi, un peu, mais très expurgé pourtant, des parties de mon journal personnel. mais ce qui peut être dit sans trop en dire!
 
Alors je m'interroge: dois-je changer de genre et ne poster là que du général? Des recettes, des blagounettes, un poème (encore qu'ils disent déjà beaucoup) ou un texte d'atelier, un résumé de vacances, des photos de ma région, un fait de société? Dois-je me cantonner à çà? Car je mets tout cela ici déjà mais est-ce que ce contenu là me plairait à moi? Ce blog se veut  ouvert à tout, c'est mon choix: la variété des posts en atteste. Alors oui, peut-être devrais-je supprimer les parties qui me concernent plus intimement et écrire sur moi pour moi! mais dans ce cas, serait-ce encore mon blog ou bien deviendrait-il plutôt celui que je ferais pour vous plaire?  est-ce là son but? Là je dis non, ce blog je l'ai créé pour mon plaisir et il vit pour cela. Si ce n'était plus le cas il n'aurait plus de raison d'être!
 

 
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02/09/2009

Homosexualité et adoption: Société.

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1. La situation juridique et sociale:
   

La loi bioéthique de juillet 94 ne donne pas accès au recours à la procréation médicalement assistée avec tiers donneur dans la loi française, pratique utilisée aux Pays-Bas ou en Belgique entr-autres. Les femmes françaises vont alors se faire inséminer dans ces pays (ce qui a donné l'appellation "enfants du Thalys").
 

Les "convention mère porteuse" sont également interdites, cependant:

 - un homme en couple homosexuel peut très bien avoir un enfant avec une femme qui ne reconnaît pas l'enfant, l'enfant reconnu par son père biologique est donc élevé par lui et vit en fait dans un couple homosexuel.

- 2 membres de 2 couple homosexuels (un couple hommes et un couple femmes) ont un bébé reconnu par les parents biologiques et sera donc élevé par 2 couples homosexuels.
  

Dans les 2 cas le "non parent" reconnu risque en fait de perdre tout contact avec l'enfant en cas de séparation puisque le "lien affectif" ne peut être reconnu.

 
L'adoption est la solution idéale qui offrira un foyer à un enfant qui en est dépourvu. Mais, si l'adoption par un parent célibataire est reconnue et appliquée, elle ne l'est en aucun cas par un couple dont les 2 parents seraient du même sexe et le fait du PACS ne change rien: il y a là une forme d'hypocrisie qui concède la vie commune mais dénie la possibilité de devenir également parents.

Les législations européennes différent en cela puisque l'adoption conjointe par un couple homosexuel est reconnue aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne au Danemark en Islande et en suède.

 

Tout le monde a encore en mémoire le cas de Philippe Fretté dont le recours a été rejeté après 10 ans de procédure (et la séparation de son couple), les juges européens ayant estimé que la question divisait fortement les spécialistes à l'enfance et que ce n'était pas à la cour (européenne) de se substituer aux états et d'imposer une solution unique en Europe.

 

Mon approche personnelle:
  

 

Tout le monde est d'accord sur 2 choses:

 - Le bien-être de l'enfant avant tout,

- les parents doivent être une référence pour que l'enfant puisse s'épanouir.

 

La question est donc:

Est-ce qu'un couple homosexuel peut être une référence pour un enfant? C'est là que la morale intervient.

Ce qui fait référence, c'est avant tout d'apporter de l'amour à l'enfant, prendre soin de lui et être stable. Et me semble-t-il, on peut très bien remplir toutes ces conditions et vivre en couple du même sexe. Je ne vois là aucune contradiction. Une famille hétérosexuelle peut très bien être une mauvaise famille, l'orientation sexuelle n'a aucune incidence sur la capacité d'aimer et prendre soin d'un enfant, de l'élever.

En ce qui concerne l'adoption, on devrait procéder, comme pour une famille hétéro, à l'évaluation de ces capacités. L'amour donné ne se comptabilise pas en cochant des petites cases sur un formulaire.

D'ailleurs, où est le modèle traditionnel? Qui peut dire ce qu'est un couple "normal"? On peut à la rigueur parler de schéma classique de la famille dicté par la société mais à quoi ressemble-t-il de nos jours devant les familles éclatées, disloquées, déchirées...?

 

Il n'y a pas de règle je pense aujourd'hui. En réalité il existe déjà partout en France des enfants de couple homo parental et ces enfants n'ont aucune reconnaissance c'est cela qui est tout à fait anormal.

 

Un petit mot au sujet des "folles":

 
Car il y a en effet diverse formes d'homosexualité ou du moins différentes façons de la vivre. Certains choisissent le secret, d'autres la vivent aussi naturellement qu'une hétérosexualité et d'autres ont besoin de l' excès et l'excentricité. C'est la partie émergée de l'iceberg car ce sont ceux-là que l'on voit se trémousser aux gayprides et participer aux émissions télé (on cherche le sensationnel) qui au lieu de servir à démontrer la normalité des homosexuels vient démentir cette version plus juste.

 

Cela dit, ceux qui vivent de cette façon leur homosexualité ont en principe une sexualité débridée et montrent peu de motivation à s'investir dans une forme de parentalité quelle qu'elle soit!

 

En conclusion:

 
Je dirai que la situation n'a pas de réponse type. Il y a autant de réponses qu'il y a d'individus. Je crois sincèrement que 2 personnes peu importe leur sexe, peuvent adopter un enfant dé lors qu'il y a de l'amour à donner. Ensuite l'éducation écrira l'histoire de la famille même si je pense qu'il ne doit pas être facile pour un enfant issu de couple homo d'être accepté dans une société si prompte à juger et cataloguer. Le chemin est encore long vers la tolérance mais le fait de légaliser le mariage homo et l'adoption peut aussi contribuer à faire avancer les mentalités. J'ai bon espoir, nous y arriverons! Pour peu que l'église y mette un peu du sien après les politiques... mais çà, c'est un autre débat!!!

 
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11/08/2009

Le voile en question: Société.

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Quelques types de voiles islamiques.

 
Voici un message qui circule par mail et qui m'a inspiré mes propres réflexions.

 
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Inutile ici de présenter Madame Badinter qui a tant fait pour la cause de la femme en France et ailleurs.

 

D'autant que dans le même temps un article dans un journal nous informait du refus par le gouvernement de la nationalité française à une jeune femme qui portait la burqa. De là à écrire un article et vous demander votre avis il n'y avait qu'un petit pas à franchir.

 

« Refus de Nationalité: la burqa en cause!


Une jeune algérienne s'est vue refuser la nationalité française au motif du port de la burqa. Le juge du Conseil d'État constate qu'elle a  adopté une pratique radicale religieuse incompatible avec les valeurs républicaines françaises, notamment dans son principe de l'égalité des sexes. Et d'en déduire qu'il y a là implicitement un défaut d'assimilation.

 

 Le Code Civil autorise effectivement le gouvernement à s'opposer à l'acquisition de la nationalité française par mariage notamment par défaut d'assimilation dont le port de la burqa, la polygamie et l'excision et ce dans le cadre du respect des valeurs essentielles de notre communauté.

 

 Ces valeurs essentielles nous renvoient inévitablement à l'idée républicaine d'émancipation de l'Individu et à son respect en tant que tel, par opposition à toute autre valeur religieuse. »

 

Une position intéressante encore:

 

"Celles qui subissent le voile, venu des hommes, du milieu des hommes, de l'univers masculin : le frère, le père, l'imam, tout autour, le quartier... Comment il est contrôlé par les théologiens et par les imams, plus ou moins d'ailleurs honnêtes ces imams... Hé bien je prétends que le voile est un instrument de la soumission de la femme. Et enlever le voile, loin de déplaire à Dieu, je pense que on peut plaire encore plus à Dieu, parce que on sera un individu. Et la femme pourra dire : je suis un individu, je suis une musulmane, qui s'assume et qui n'a pas besoin d'un fichu pour montrer qu'elle est musulmane."

 

 

Malek Chebel lors d'un entretien dans un reportage de Marianne Klaric pour le magazine télé de la RTBF Question à la Une !!!

 

 

 

Ma réflexion personnelle!

 

C'est en cela que j'apprécie notre idée de république et de laïcité: le gouvernement par une décision du Conseil d'État peut s'opposer à ces traumatismes représentés par ces pratiques. Mais la burqa est-elle réellement imposée? Ne s'agit-il pas d'un choix et dans ce cas, doit-on sanctionner la personne qui l'a fait? Mais comment le savoir? Comment ne pas penser que la jeune femme ne subit pas le désir de son mari en portant ce carcan sur le visage? Je crois qu'il est en effet de notre devoir de défendre les droits de tous mais n'est-ce pas au risque justement d'aller dans la direction opposée: interdire à la personne d'exercer sa religion et ce qu'elle croit (même si nous ne sommes pas de cet avis) en être une application?

 

La polygamie bien sûr mais l'excision surtout ne sauraient, ne peuvent pas être tolérables. Par contre le port d'un voile ou d'une burqa peut-il constituer une annexion de la femme par l'homme? Comment savoir, comment interroger ces femmes sur leurs véritables motivations? Personnellement je ne juge pas les femmes mais les religieux qui ne donnent pas de consignes précises et sincères sur le sujet. L'Imam de la grande Mosquée de Paris fait état de la liberté de la femme. Qu'en est-il hors caméra?

 
Mais encore!

 
Ces quelques infos puis qu'au moment où je poste (texte planifié), la jeune universitaire française de 23 ans, lectrice à l'université de Téhéran, Clotilde Reiss est jugée pour espionnage et risque la peine de mort pour avoir envoyé un SMS à sa famille pour les rassurer sur son sort  en joignant au message une photo illustrant les manifestations lors des dernières élections en Iran suite aux élections présidentielles.

 
clotilde reiss
Clotilde Reiss avec et sans voile (sans en France, avec en Iran).

 
Mon propos ne sera pas de juger du bien-fondé de l'accusation mais simplement, pour rester dans le sujet de ce post, vous montrer des photos de personnes européennes étant amenées non pas à vivre mais à passer en pays islamiques pour raisons professionnelles: ainsi le voile sera imposé à un professeur, une journaliste... dans leur vie quotidienne faisant fi de leur non appartenance à la religion du pays. Devons-nous nous plier à la loi islamique? Les femmes d'Islam dans ce cas ne devraient-elles pas être tenues de se plier à NOS lois en vivant chez nous, la  "vérité islamique "  devra-t-elle encore et encore nous être présentée dans ses symboles les plus détestables???

 
20080314IranJournalistes
Encerclée de rouge, une journaliste de Rue 89.

 Et voici les propos de la journaliste ci-dessus:

« Premier jour à Téhéran. Direction le ministère de la Guidance et de la Culture islamique, étape incontournable pour tout journaliste étranger qui doit se faire accréditer. Dans le bureau réservé aux femmes, une employée me prend en photo (voilée, cela va sans dire). Hospitalité iranienne oblige, elle fait preuve de la plus grande amabilité et m'offre du thé en attendant que mon badge soit prêt. »

 
Et vous, que pensez-vous de la façon dont sont traitées nos cultures et nos libertés de pays laïques dans le monde?

 

 
 
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