21/07/2010

Langage des corps. Atelier d'écriture.

Voilà! je vais vous laisser méditer, avoir chaud ou froid, fantasmer, rire, chanter, essayer d'écrire vous aussi un texte sur ce thème. Je pars demain matin en vacances jusque fin juillet. Alors je vous embrasse et que vous partiez ou pas, je vous souhaite d'être heureux:)!

 

LANGAGE DES COPRS ATELIER2.jpg


 

Voici donc la fameuse consigne:

Une écriture du corps _ Retrouvez le souvenir ou imaginez une perception du corps d'un autre (mouvements,présence, odeurs...), qu'il soit caché ou soudain dévoilé, dans une situation amoureuse ou non, mais dans un moment ou le corps de l'autre jette un trouble. Découverte (la nudité d'un corps qu'on connaissait autrement), gêne (par exemple la maladie qui expose au regard ou des situations imprévues qui donnent à voir un corps qu'on ne souhaite pas voir)...Ou retrouvez une sensation particulière de votre corps : dans l'eau ou dans un état second. Écrivez ces sensations sous formes de bribes, d'images....

Sa main comme une flamme. Sa main comme un brasier. Elle est là sur le siège, elle ne bouge pas. Pourtant elle l'imagine qui remonte doucement et son pouls s'accélère, sa respiration progressivement devient haletante. Elle a chaud, elle a froid elle ne sait plus trop.


Lui il est là tranquille, il ne parle pas. Sa voisine de canapé lui pose une question. Il se tourne vers elle et dévoile fugitivement l'échancrure de son cou, délicieusement blanc, doux, enfantin.

Sa main alors fait des volutes dans l'air, rythmant ses mots. elle voit ses lèvres, un peu fines mais très rouges, qui bougent et s'humidifient. Il sourit et la blancheur de ses dents décroche dans sa poitrine à elle un séisme de sensations. Maintenant elle est moite, elle ne suit absolument plus aucune conversation, elle est muette et chaude. Lui se tourne un peu vers elle, il lui parle mais elle n'entend pas, elle ne perçoit que "lui" physiquement. ce qu'il dit importe peu, d'ailleurs est-il intelligent? Elle ne l'a jamais jugé, elle le côtoie depuis des années sans même lui porter le moindre intérêt et là, tout à coup c'est le désir, absolu.

Il faut qu'elle le touche. Il lui suffirait de l'effleurer, elle est sûre qu'alors, la magie n'opérerait plus, il redeviendrait François, le mari de Nadine.

Mais en attendant, il est le mâle. Sa bouche est sèche, gonflée, presque douloureuse. Elle passe doucement sa langue sur sa lèvre supérieure et ce contact enflamme d'autant plus ses sens. Elle a la perception éperdue de son corps malgré la distance. Elle imagine sur elle, en elle, son grain de peau, sa chaleur nichée en elle, palpitante et le désir monte, le ventre se fait creux, en attente, haletant, le picotement de la nuque est presque insoutenable, son corsage caresse et dessine ses seins durcis, Elle est à lui, pour lui en cet instant de passion folle. De légers tremblements l'animent: quelqu'un pourrait-il le voir? Elle ne sait plus, elle est tendue vers son plaisir. Et puis la jouissance est là, sublime, sans nom, suffocante d'être enfouie, tue. Elle pourrait hurler, elle voudrait crier et pourtant elle ne bouge pas. Ses cuisses doucement se sont rapprochées et le crissement de la soie échauffe encore ses sens. Elle mord l'intérieur de sa joue et cette douleur, même légère, lui donne du plaisir parce que c'est encore lui qui la lui inflige.


Elle le regarde. Voila! La magie est passée. François ne saura jamais et elle gardera en elle, toujours, la blessure de sa chair offerte, ce moment d'amour flou, solitaire et pourtant partagé.

 

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11/03/2010

Texte d'atelier. Vous verrez bien:)))!

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Contrainte:

Chaque participant a donné 2 chiffres de 1 à 9 correspond à des propositions. Il s'agissait de les joindre par  l'adverbe  « comme » et introduire la phrase ainsi formée dans un texte en expliquant la proposition ainsi faite. Exemple: a) je suis verdoyant, b) verre d'eau.
La phrase à introduire et à expliquer sera: Je suis verdoyant comme un verre d'eau.

Et voici le texte! J'ai fait ce que j'ai pu avec le tirage que j'ai eu. Si vous le voulez, il est facile de retrouver ce tirage!


Pour qui ne me connaît pas, je me présenterai ainsi: Mimi du sud de la France (à l'époque mimi du sud n'était pas sur les blogs)!  Foin de Martin ou Estoublon, ces sobriquets stupides dont je me suis affublée pour me présenter à vous: un pseudonyme m'a-t-on dit! Non, moi je suis d'ici et j'ai le caractère afférent tout en bonhomie, en rondeurs charmantes (le caractère hein, pas moi) comme nos montagnes naissantes (jusqu'à 1800m quand mêmeSurpris) qui ne s'élèveront en éperons abrupts que bien plus avant, vers la Savoie.
Ici, tout est vallonnements, douces plaies et tendres bosses, terrain qui verdoie, qui s'alanguit aux beaux jours sous le vol des martinets frôlant les doux coquelicots, aux vrombissements des butinantes abeilles: tout est caresse et voluptés pour étinceler sous un manteau d 'hermine l'hiver venu, faire silence et s'endormir (waouh, çà en jette hein, mine de rienClin d'oeil).

Je suis ainsi je suis paresse de la nature provençale. Comment vous dire? Je suis... allons: je suis fainéante comme une dépression précoce de nos montagnes qui voûterait mollement son dos sous un soleil tôt venu la caresser. Et je lézarde et m'assoupis avec volupté dans cette lumière dorée.
Je ne pourrai jamais, je le sais, courir au plus pressé, je n'accélèrerai jamais le mouvement pour prendre le dernier train pour Tobrouk ou me hisser au sommet de ces pyramides d'où 40 siècles nous contemplent comme disait notre bon vieux Napo a ses grognards ce qui ne l'empêcha pas de mettre genou à terre par ce funeste hiver 1815 en s'écriant « Waterloo, Waterloo, morne plaine » devant un Wellington ému aux larmes.

Voilà, vous savez tout de moi à présent. Je me suis livrée à vous comme les 6 bourgeois de Calais le firent à Édouard III d'Angleterre, la corde au cou, les pieds nus, enchaînés... je n'irai pas jusque là mais vous aurez pris note de la confiance que je vous porte (d'Italie, celle du soleil, ne vous trompez pas sur le périph faute d'avoir à refaire un tour complet de Paris (mais pourquoi j'écris çà moi?Rigolant).

 
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01/02/2010

Un deux trois: Texte d'atelier.

Un autre texte d'atelier. Je vous laisse le soin d'en retrouver la consigne:)!

 

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Il est venu ce jour et il faisait très sombre.
Un homme marchait seul, il attendait nous Deux

Il a suffi qu'un temps Trois femmes l'âme en bleu
Multiplient mais par Quatre la source de nos ombres.
Cinq jours seront utiles à finir cet ouvrage
Six hommes cagoulés avanceront vers vous
Vous ne croiserez point le funeste destin
Des Sept autre damnés que Huit dingues détiennent.
Il est Neuf plombes à peine mais celà me viendra
A Dix heures tapantes je vous retrouverai
Onze personnes en somme oseront me lécher
Sur Douze ici présents d'où viennent les péchés.

Treize coups sonnent clair et moi je me rhabille
Les siestes crapuleuses ne dureront jamais
Midi à Quatorze heures il ne faut pas chercher.
Je donnerai mon coeur au grand Quinze de France
Qui détenant Chabal ne pourra que gagner
Seize heures! c'est le prêtre qui vient de me souffler
Les Dix sept coups de coeur de la dame patronnesse.
Mes Dix huit ans sont loin je ne connais l'ivresse
Des Dix neuf âmes soeurs qui seront châtiées
Après avoir fait fort du haut de ces Vingt berges.
Il ne me reste donc que Vingt et un fardeaux
Je ne saurai de flic que Vingt deux le vain mot
A Vingt trois on le sait l'équipe n'a plus de lien
Et enfin! Vingt quatre heures ont passées .
Un nouveau jour revient et ni une ni deux
L'ombre enfin trépasse....

 
Comprenne qui pourraClin d'oeil!!!!

 
AB asignat doré

25/01/2010

Mimi Calimity Jane: texte d'atelier.

Je n'en tire pas une rame au point de vue blog en ce moment. Alors là, je vous ressors un texte pondu à l'Atelier d'écriture virtuel auquel nous avons participé Nays et moi: on s'amusait beaucoupRigolant!
je vous ai déjà mis quelques extraits de ma production ici, c'est très différent de ce que je propose habituellement mais je vous assure, çà me ressemble aussi!

La contrainte est simple: Le lipogramme. A la manière de George Perec qui a écrit « La disparition »  sans la lettre E, écrire un texte court sans le 0

 
O

 
Une paille dans une main, un verre dans l'autre, je m'aventurai dans la salle du café pas très net. Un siège visqueux attendait mes fesses meurtries par la grande chevauchée entamée dans les plaines et qui m'avait amenée dans cette ville putride. Au bar, un quidam m'interpella:

«  - Hé la belle, tu prends un verre?
- Çà c'est une  plante verte? Répliquai-je avec ce sens de la répartie qui me caractérise en élevant le verre dans la lumière.
- Un petit en-cas si tu préfères!
-  Laisse aller Bébert, t'as pas le niveau! »

L'échange n'avait pas échappé au caféman qui me fit signe d'avancer:

«  - Pssiittt! C'est pas Bébert, c'est Jules! Et il est pas facile, il va se fâcher si tu le prends de haut, fais gaffe petite!
- Suis pas si petite v'savez? Je suis une grande fifille qui peut rendre un pain à qui la cherche. Y a pas d'malaise! »

Je plantai là l'artiste et regagnai le siège dégueulasse. Jules me suivit. Je m'attendais un peu à des ennuis mais que nenni! Il prit place en face et se pencha:

«  - J'ai un petit deal!
- Y a que çà qu'est petit?
- Haaa haaa!!! Elle est maligne la gamine!
- C'est de qui qu'il s'agit là?
- Fais pas ta star, tu es suivie depuis Santa Fe par mes aides: je veux que tu travailles à mes desseins!
- Quel dessins? Je ne suis ni dessinatrice ni peintre!
- ha! Je me suis fichu dedans avec cette meuf, pfffff!
- Vas-y, cause! Fis-je en levant le nez. »

Et c'est ainsi qu'a débuté la légende de Mimi de Santa Fe!

A suivre, qui sait????

Mimi Calamity JaneCool.

 
AB asignat doré

05/01/2010

La noce: Atelier d'écriture

Je vous propose aujourd'hui un texte d'atelier d'écriture dont la consigne consistait à tirer une phrase dans une histoire existante et broder autour une petite nouvelle ou un conte n'ayant rien à voir avec l'histoire initiale.
A l'époque, je vivais encore à Estoublon et notre coiffeuse et amie se mariait prochainement: je me suis tout naturellement laissée inspirer, d'autant qu'elle faisait partie de l'atelier:)))! Mais non, elle ne l'a pas mal pris, au contraire, nous riions beaucoup dans cet atelier de joyeux(ses) drilles!

 
1-1A

 
Depuis le matin, Germaine s'affairait. Elle avait passé une nuit affreuse prise entre les ronflements sonores de la cousine Zoé et les reniflements du boxer de Jules qui, s'étant réfugié sous son lit où il trouvait les moutons confortables, dormait du sommeil du juste; Si on ajoute à cela les bigoudis serrés quelle supportait depuis la veille à midi, difficile de trouver un repos réparateur!
Et puis un mariage, çà n'a pas lieu tous les jours et le sien Germaine, elle le voulait impeccable. Elle partageait la vie de Jules depuis deux ans déjà. Pourtant, pour faire plus vrai et justifier la robe blanche et la couronne de fleurs d'oranger, depuis une semaine elle l'envoyait dormir chez ses parents à la Ferme du Cocu où devait avoir lieu la noce.
C'était aussi, il faut bien le dire, pour ménager les deux tantes âgées et  surtout à héritage que cette mascarade était montée: les deux pauvres vieilles la croyaient encore pucelle. Pourtant tout le monde savait au village que Jules était l'homme de la dernière chance: les autres, Germaine les avait tous essayés, y compris les déjà mariés.
Alors là, elle le tenait le Julot et pas question de le  lâcher.

On était donc à quatre heures de la grande cérémonie et il fallait dès à présent s'atteler à la tâche.

Germaine se plongea dans un bain voluptueux. Facile de s'épiler: les poils flottaient à la surface. Elle commença donc au ciseau puis, après s'être enduite de savon de Marseille elle finit par le rasage proprement dit, munie du coupe-chou aiguisé et prêté par son cher papa. Malgré quelques larges estafilades qui lui zébraient les guiboles, le résultat lui parut satisfaisant.
Sortie du bain, elle entreprit la séance maquillage. Rien à redire: le fond de teint, choisi avec soin dans un beau brique cuivré s'étala en larges couches sur la couperose du joli visage de la donzelle. Elle dessina légèrement ses joues de deux petits ronds roses fushia, ombra ses paupières  de vert perroquet et, touche finale, ses lèvres, très fines d'ordinaire, s'ourlèrent d'un grand tour de crayon marron puis s'emplirent de vermillon nacré (elle l'avait bien lu sur la notice: repulpe les lèvres!).
Les petits rouleaux une fois défaits dévoilèrent une chevelure rare certes, mais élégamment frisottée très prés de la tête. Germaine peaufina au petit fer: tout était dit!

Elle enfila sa robe blanche légèrement jaunie, au volant un peu déchiré et reprisé sur le bas. L'odeur de la naphtaline emplit la chambre: la cousine Julie, mariée depuis dix ans, avait dû à l'époque forcer un peu la dose. Zoé, appelée à la rescousse pour aider à la mise en place du diadème et du voile, montée sur une chaise bancale, chuta lourdement sur le sol douteux. Une large tâche de la multicouche de vieille graisse de bœuf sensée entretenir le parquet ornait désormais sa robe de demoiselle d'honneur.
Mais la couronne, bien qu'installée de guingois, ornait joliment les bouclettes de la future mariée.

La cérémonie se déroula au mieux bien que le maire, pas mal éméché déjà, faillit marier Germaine à son garçon d 'honneur et que le curé, en bafouillant un peu d 'émotion, ait révélé malencontreusement son ex-liaison avec Germaine.
Et la noce partit sur la route poudreuse pour aller honorer le banquet.

La grande ferme paraissait attendre là-bas, au bout de la voûte de pommiers. Une sorte de fumée sortait de la porte et des fenêtre ouvertes et une odeur épaisse de mangeaille s'exhalait du vaste bâtiment, de toutes ses ouvertures, des murs eux-mêmes.
La mère de Jules n'avait pas fait les choses à moitié, fière qu'elle était d'avoir enfin casé son nabot, qu'elle voyait venir sur la route au bras de Germaine, pas une sainte certes, mais qui lui donnerait de beaux petits enfants.

On se serra autour de la table: les festivités pouvaient commencer.

 
AB asignat doré

29/10/2009

Gidéon et le potiron: conte d'Halloween.

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Dans un énorme potiron vivait Gidéon le ver luisant, qui s'ennuyait très fort dans ce potiron tout rond . Il vivait caché, se nourrissait de chair orangée, enfermé dans le noir..

Tout l'ennuyait et comme il mangeait, mangeait tout le temps, il grossissait, grossissait énormément. Et il se cachait Gidéon pour cacher son désespoir. Quant au potiron, il se vidait en riant tout en se demandant ce qui le chatouillait autant.
 

Dans le potager, les autres cucurbitacées le trouvaient un peu dérangé. Elles disaient qu'il ne tournait vraiment pas rond ce potiron. Mais, s'interrogeaient les légumes, a-t-il perdu la raison? Et notre potiron en était tout vexé.
 

Gidéon, qui malgré tout l'aimait beaucoup, décida de le venger. Il devint sculpteur et travailla avec beaucoup d'ardeur. Il se mit à creuser, à creuser... Et au fur et à mesure qu'il se trouait, le potiron se demandait pourquoi tout le monde le regardait. S'il avait eu une mare pour se mirer, il aurait pu voir son visage se dessiner; un nez, une bouche dentelée, des yeux écarquillés...
 

Quand son travail fut achevé, Gidéon téléphona à ses cousins qui habitaient loin, très loin. Il les invita à venir le voir car il ne broyait plus du noir. Quand minuit sonna ils firent une samba drôlement marrante et terriblement effrayante. Dans le potager, tous les vers luisants, famille, amis de Gidéon, se rassemblèrent dans le potiron et l'éclairèrent de l'intérieur. Les autres légumes tremblaient de peur, devant ce potiron rieur .
 
 

Et depuis, plus personne ne se moque de lui. Gidéon ne connaît plus l'ennui: il a trouvé un ami.

 
AB asignat doré

19/09/2009

Se ronger les...! Texte d'atelier.

Ce texte date! je l'ai écrit à l'atelier des mots dont je faisais partie il y a quelques années. Un moment d'amusement sans prétention!

 

 

AA1

 

La consigne en est simple puisqu'elle tient dans cette simple phrase:

Il ne faut pas se ronger les ongles parce qu'ils sont à toi, si tu aimes les ongles, mange ceux des autres (Georges Darrien).

En période de pénurie, il n'y a que çà à ronger.

L'un ronge son os, l'autre ronge son frein... moi je me ronge les sangs. Mais oui, je suis de nature inquiète! Ainsi, hier tenez:

J'ai donné son os à ronger à Médor. Il a rampé lentement, accroupi, reniflant de loin. Pendant ce temps moi, je rongeais mon frein: j'avais prévu d'aller faire les boutiques mais voulais m'assurer que la bête  -pas celle qui sommeille en moi mais la vraie, mon chien-  avalerait bien son os. Oui parce que c'est vrai, c'est fou ce que cet animal manque de calcium!
En attendant qu'il s'exécute, je me rongeais les sangs, donc! Parce qu'avant d'aller faire les boutiques, j'avais prévu de passer chez Pierrot afin qu'il apaise cette bête qui justement sommeille en chacun de nous.

Pour ne pas bousculer Médor,  que faire d'autre que me ronger les ongles en rongeant mon frein tout en me rongeant les sangs en essayant de calmer la bête qui sommeille en moi ainsi que ma bête craintive  -Médor-  afin qu'il se décide enfin à ronger son os! Dans des circonstances semblables vous avez toutes les raisons avouez, de vous ronger le cœur!

 
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01/09/2009

D'encre et de feuille.Texte d'atelier.

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Ceci est un texte d'atelier à la contrainte facile à comprendre: encre et feuille mais seulement dans le sens feuille de papier hélas! J'aurais tant voulu tricher et voler une feuille de ces arbres qui se dénudent si joliment pour notre bonheur en ce moment! (temps accordé: 15 mns!)
 
 

La feuille devient lit
Et l'encre couverture
Qui se soucie bien peu
Des griffes des ratures
Qu'elle inflige à la douce
Dans sa robe de soie
Comme une mariée
Immaculée sans voix
A l 'ombre de son cœur
Elle a trempé sa plume
Si l'ombre de ses peurs
Dans son âme  allume
Ce petit paradis
Qui donnera des fruits
La feuille en est jalouse
L'encre est son parfum
Donne moi une plume
Je te donne mon cœur
Et faisons une ronde
Écrivons tous nos mots
D'amour ou bien de peine
Mais sans peur sans sanglots
Mariage de la feuille
Qui s'offre en tâches d'encre
Ou plumier merveilleux
Porteur de tous nos vœux
Écris oui écris-moi
Un poème d'amour.
 

Écris oui! Ecris moi
Des beaux jours, des toujours.
 

10/08/2009

Le conte de fées: exercice d'atelier (humour)!

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Voici un exercice du Chantier des Mots dont j'ai fait quelques temps partie !

*

 

La consigne était: Avec une base de conte de fées, situer le texte en d'autres lieux, d'autres temps, etc....

Moi j'ai compris que nous devrions faire ce que nous pouvions, comme nous pouvions et j'ai opté pour autres temps autres mœurs!

Je vous le livre tel que!!!!!
 

***
 

Jeune fille en mal de pacsage ne t'endors pas sur tes lauriers; car sache-le il y a concurrence! Alors écoute bien quelques conseils:

 

Ne choisis pas un trop jeune homme, belle figure n'est pas tout, car pour bien vivre il faut des sous.

Dés les premiers beaux jours laisse tomber tes pulls informes. Préfère-leur un débardeur un rien trop échancré mais sans trop en montrer. Taille basse s'impose pour ton jean délavé. Charbonne tes beaux yeux et floute tes cheveux, porte talons aiguilles et pointe-toi au Club, celui du 3ième âge, cela va de soi!

 

Tu as appâté le bougre, çà y est, il est ferré! Donc, montre-toi mignonne et bien organisée. Achète du Mac Do, ramène-le dîner à la bonne franquette dans ton petit meublé.

 

Vous franchissez la porte. Et là, c'est pas gagné! Commence par ranger, coquine rougissante, mais oublie le string qu'au moment de la douche tu avais fait valser en haut du halogène. D'un grand revers de manche débarrasse la table et là ton Apollon pourra enfin poser le paquet qui l'encombre.

Déballe alors les courses, déploie le sopalin , arrange joliment pailles et gobelets: pour toi coca-cola et pour lui verre de lait, un comprimé de viagra ne saurait le gêner! Avec son Happy-Meal donne-lui pour jouer la figurine d'Astérix ou bien de Falbala trouvée dans le paquet. Mords dans ton double-cheese et fais bien attention lorsque çà dégouline de ne pas salir son pantalon.

 

Les civilités terminées , passe aux choses sérieuses car le vieux a sommeil, c'est pas tout de traîner il est là, il tremblote, il ne sait t'aborder, c'est à toi de foncer jeune dévergondée! Ne le ménage pas, lui il n'attend que toi car à son âge vois-tu, il n'y croyait plus. Ôte-lui sa chemise: bien sûr qu'il plisse un peu, tu t'attendais à quoi? Mais il est chaud déjà depuis votre dîner alors il faut conclure sans encore t'attarder.

 

Hélas! Voila le lit: il débande déjà! Console-le un peu, dis-lui donc au revoir quand tu penses adieu. Ce sera pour plus tard, tu auras d'autres occasions, à toi de provoquer. Faudra en essayer pour dégoter le bon et enfin peut être convoler ou te pacser!

 
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15/07/2009

ELLE: Exercice d'atelier.

Exercice d’atelier encore mais il s’agit d’un texte plus ancien. Par contre je crois bien l'avoir posté sur 4 mains déjà, je ne sais plus.
En tous cas il s’agit de la phrase cachée, si le cœur vous en dit donnez-vous donc la peine de la chercher? Peut-être un changement de style, ou une incongruité dans la logique du récit vous mettront-ils sur la piste! Personnellement j’ai eu du mal à la retrouver après tout ce temps:) ! Comme vous voyez, encore autre chose, un autre style plus sentimental, l’humour là n’a pas sa place mais je m’y retrouve aussi, je ne renie pas ce côté en moi.

 

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Ce n'est pas une légende mais une histoire vraie.

ELLE avait 17 ans lorsque son père, riche commerçant du Nord-Cameroun, la maria à LUI: pour une jeune fille de cette famille, de ce milieu, ce n'était pas trés jeune. Et ELLE se plia sans mot-dire au désir de cet homme qui la chérissait depuis qu'elle avait ouvert ses grands yeux sur le monde.

Aussi fut-elle stupéfaite au soir de ses noces, de découvrir celui à qui son père l'avait  -pensa-t'elle alors-  vendue.

LUI n'était pas, à proprement parler, un homme laid. Grand commerçant Bamiléké il avait, comme beaucoup d'hommes de cette ethnie, cette silhouette râblée, un peu courte, le visage lunaire, les cheveux déjà rares et un peu grisonnants. C'est du moins ce que vit ELLE. Elle ne remarqua pas ses grands yeux un peu tristes, le pli généreux de sa bouche au timide sourire... Non, rien vraiment ne la toucha en lui.

Alors, lorsqu'il l'approcha oh! pour un chaste baiser pourtant, il ne souhaitait pas l'effaroucher, elle le repoussa avec violence et, par la porte-fenêtre ouverte sur la nuit, s'enfuit dans le jardin vers cette charmante gloriette  -mais elle ne savait pas-  qu'il avait fait aménager pour elle. Elle y passa le reste de la nuit: elle savait bien pourtant que le mariage devait être consommé. mais, faisant un pas pour rentrer parfois, elle revoyait cet homme qui lui était apparu si repoussant et ses jambes ne suivaient pas. Elle finit par s'endormir là, sur les coussins dorés de la balancelle bercée doucement par une brise légère.

LUI ne l'avait pas suivie: il comprenait son émoi. Elle a 17 ans, se disait-il. Elle ne sait rien de l'amour, de la vie. Ai-je le droit? Avons-nous le droit?
Il connaissait déjà sa grâce, sa beauté; il l'avait vue grandir, entourée des soins de son père qui la vénérait et des 3 épouses qui l'avaient prise en charge au départ de sa mère. Son père n'avait pas voulu d'autre enfant. Ses épouses n'auraient qu'un seul rôle auquel elles s'étaient strictement tenues, élever et chérir cette unique enfant; et comment ne pas aimer la tendre biche qui leur était confiée!

C'étaient ces pensées-là que LUI remuait dans sa tête tout en s'apprêtant, comme à l'accoutumée, à partir travailler.

Le soir, lorsqu'il rentra au palais, il trouva ELLE installée dans son boudoir prés d'une lampe. Elle brodait à petits points une minuscule pièce de lingerie. Il s'approcha doucement, s'assit en face d'elle, vit sa rougeur monter par plaques de sa gorge vers son cou gracile puis se répandre sur son visage grisé par l'émotion. Il prit ses 2 mains rapprochées dont il ôta la broderie, il porta à ses lèvres les doigts palpitants posés là dans ses mains en coupe à lui tels de fragiles oisillons. Alors ELLE osa lever les yeux vers lui. Elle vit ce regard infiniment doux, infiniment aimant posé sur elle, et elle pleura. Elle pleura longtemps et lui la tint là, tendrement, buvant à petits coups le sel de son visage, apaisant de tout son amour ses peurs et son chagrin.
 

Le coeur gonflé d'amour, ELLE s'étira au chant des oiseaux. Pour qu'elle profite de cette douceur matinale avant la grosse chaleur du jour, LUI avait ouvert avant de partir les grandes baies vitrées donnant sur le parc. Le bruissement de la fontaine finit de la réveiller. Un plateau chargé d'une théière brûlante et de douceurs l'attendait orné d'un vase de cristal d'où émergeaient 5 magnifiques roses rouges. Elle y trouva également un bristol: "Dors tranquille mon amour, je ne serai jamais qu'à toi", avait-il écrit d'un tracé large et élégant.

Quand la servante vint l'habiller, elle prévint ELLE que Monsieur ne rentrerait pas de plusieurs jours: "Oh! il faut s'habituer allez, c'est souvent comme çà. Ils aiment les jeunettes mais retournent toujours vers la 1° épouse", fit-elle détachée.
Le coeur de ELLE se liquéfia:

- Mais où vit-elle, cette femme? balbutia-t'elle.

- Là-bas vers Biltine, bien loin plus au Nord, dit la servante en se retirant trés vite.

Que pensa ELLE? Que fit-elle durant ces 3 longs jours à ne voir personne, même pas son père, son cher vieux père qui l'aimait tant et l'avait pourtant trompée?

Elle pleura beaucoup. Elle espéra.

Au bout de ces 3 jours de longue attente, désespérée de ne pas le voir revenir, elle partit à sa recherche à travers les déserts brûlants. Cheveux au vent, pieds nus, vêtue seulement d'une longue robe claire qui lui faisait une allure de mirage, elle partit. Sans rien d'autre que son désespoir, son chagrin, son immense détresse, elle partit.
 

LUI revint au 4° jour: il était heureux. ELLE etait désormais sa seule, son Unique épouse! Répudiée cette femme épousée par la volonté de son père! Il se voulait libre pour ELLE, amoureux d'ELLE, aux pieds d'ELLE.
 

On ne la revit jamais. Il ne sortit plus. Ses cheveux avaient blanchi dans la nuit même suivant son retour. Sans goût à rien, il errait: plus de travail, plus d'amis, plus rien ne comptait pour LUI que cette minuscule pièce de lingerie brodée par ELLE.

 
Copie de imagemagic

06/07/2009

La dot: texte d'atelier.

Vous ne m'en voudrez pas pour l'image j'en suis sûre quand vous saurez qu'elle m'a été généreusement offerte pas NAYS au moment de poster cette consigne (elle faisait également partie de l'atelier) quand je lui ai demandé de me passer un gif de jouvencelle timide:-)! 

 
A LA DOT

 
Consigne de l'atelier d'écriture
: Et si on parlait do, dot, dos, d'eau, dodo... (une histoire à DOrmir debout)! Alors, comme je vous connais bien maintenant et inversement, hé hé!  vous vous êtes dits, elle va nous parler d'histoire d'Ô! eh bien, pas du tout!
  

Moi pour cette consigne peu banale, j'ai choisi de vous parler de DOT et de retrouver l'ami Gontrand que je vous avais fait rencontrer dans une précédente consigne: (Le vieux beau, pour ceux qui suivent).
 
Atelier d'écriture: La DOT!

Le père de Raymonde n'était pas inquiet: avec la dot qu'il comptait mettre dans la balance le physique disgracieux de sa fille ne pèserait pas grand-chose.
Quand Gontrand arriva dans le café où il avait ses habitudes il reconnut de suite ce vieux bouc de François. Ils se connaissaient depuis l'enfance et avaient même couru la gueuse ensemble. A l'époque où ils s'étaient perdus de vue François s'était rangé. Monique sa femme, attendait ce qu'il espérait être un successeur. Gontrand avait appris son dépit à la naissance de cette enfant, dépit d'autant plus grand que Monique ne pourrait plus enfanter.  .

Et la petite était là maintenant, devant lui.
 
Il avait revu François aux obsèques de sa vieille mère. Il avait bien compris que le père tentait depuis quelques années de caser cette fille au visage ingrat. Alors Gontrand, toujours attiré par les jeunettes mais sentant bien chez elles leur goût pour son héritage, avait proposé à son vieil ami cette rencontre dans ce café de toujours.
Certes, Raymonde ne payait pas de mine. Elle possédait un visage un peu long, un menton fuyant, des yeux tombants éteints, un front inexistant camouflé en partie par une frange épaisse de cheveux noir corbeau qu'elle avait ma foi fort beaux et qu'un bon coiffeur pourrait utiliser au mieux pour peu qu'elle ose s'y présenter. De plus, Raymonde était très réservée, étouffée sans doute par l'éducation sévère qu'elle avait reçue. Malgré ses 30 ans bien sonnés elle était encore vierge. Même le doux Alfred, qui avait soupçonné en elle des trésors en attente n'avait pu lui arracher ne serait-ce qu'un chaste baiser.
 
Mais Gontrand ne vit pas que cela. Après les présentations d'usage et pendant que la conversation s'engageait avec François, il observa subrepticement la jeune femme. Et si, comme tout un chacun, il fut rebuté au premier abord par les apparences, en y regardant bien il décela dans ses gestes gracieux la féminité assoupie en elle. A chaque mouvement de son bras pour porter son verre de limonade à ses lèvres (pulpeuses!) un sein conquérant remontait la fine blouse blanche à col Claudine entrouvrant légèrement les boutons du corsage. Le cou nacré et renflé de la demoiselle laissait augurer un beau port de tête pour peu qu'elle s'enhardisse à regarder devant elle dévoilant d'ailleurs ainsi un regard qui pouvait devenir pétillant sous les plaisanteries un peu osées que se permettaient Gontrand et son hôte parfois.

Au moment où, n'y tenant plus, elle se leva avec mille excuses pour aller « au petit coin » (dit-elle en rougissant), Gontrand, en fin connaîsseur, put admirer malgré la jupe grise démodée la taille fine, les hanches bien galbées pouvant accueillir plus d'un héritier et les doux mollets ronds et robustes.
François ne se doutait de rien. Devant le mutisme de son vieil ami et imaginant la déconvenue que celui-ci pouvait ressentir face à une Raymonde plus muette et renfrognée que jamais jugea-t-il sévèrement (mais ce n'était que de la timidité!), il surenchérissait tel un maquignon sur les avantages qu'il voyait à une alliance entre leurs 2 familles. Et il annonçait, tout à son désir de conclure l'affaire, des chiffres que Gontrand n'aurait pas même envisagé pour la dot de sa future épouse.

Aussi dans sa tête se mit-il à échafauder des plans: De l'argent, il n'en manquait pas! Lui, ce qu'il souhaitait, c'était une pouliche dans son lit tous les soirs sans avoir à monnayer encore et encore les faveurs vénales des Ginou et autre Lucette. Une jeune femme qui remplace auprès de lui aussi sa chère mère disparue pour tenir sa grande maison maintenant bien vide; qui lui donne un peu de tendresse et surtout, surtout, lui fasse un petit Gontrand Junior.

Et tout cela, Raymonde pouvait le lui apporter. Et ma foi pensa-t-il, si la dot venait de surcroît pourquoi ne pas s'offrir l'un de ces voyages vers la Tunisie où un chirurgien esthétique très compétent pourrait remédier à tout ce qui semblait causer tant de soucis à la pauvre gosse qui, pour le coup, serait éternellement reconnaissante envers son vieil époux !-mais en cela, ne faisait-il pas fausse route et la douce émancipée ne le quitterait-elle pas pour le doux Alfred qui n'avait pas eu l'heurt de plaire à son père?-

 
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25/06/2009

Les vieilles dames. Contes et Nouvelles.

1

 

 

Elle a essuyé ses yeux d'un revers de manche. Y avait-il d'ailleurs encore quelque chose à essuyer? Elle a tâté sa poche et en a tiré ce bout de ruban bleu, ce bleu pâle qu'aimait tant Adeline. Ou est-elle maintenant cette douce âme aux traits en creux, regard lavé et cœur si tendre? Qui parlera encore de Désiré, qui saura même qu'il a existé? Mais qui étaient tous ces gens? Adeline ne recevait jamais de visites. Elle seule, 2 ou 3 fois par semaine passait lui faire un brin de causette, parler du temps jadis. Ah! Elles n'étaient pas du même milieu étant jeunes mais passés les ans, quand vient celui où l'on n'a plus d'âge que celui des pas menus et des souvenirs , quand on a tant partagé comme l'ont fait Adeline et elle...

 

Oh oui! Sans doute des parents éloignés (tous des jeunes) sentant un héritage! Pauvre Adeline! Jamais de vraie famille, à elle.

Ah! Elle le sait bien Hortense qu'Adeline soupirait après Désiré dans son jeune temps. Mais qu'auraient dit la famille, les amis? Et Désiré ne regardait qu'elle Hortense, la fille de la bonne, compagne de jeux d'Adeline. Ses parents à lui pour le coup n'étaient pas contents non plus: une bastardonne! On n'a jamais su qui était le père d'Hortense au juste! Bien sûr on a accepté sur le moment quand le ventre de Jocelyne s'est arrondi alors qu'Alphonse le promis était parti à la guerre quelques mois auparavant! Puis elle avait fréquenté l'instituteur et là le doute est venu. Ils auraient bien préféré, les vieux, qu'elle reste fille après la mort d'Alphonse, surtout les parents du jeune homme, pensez! Leur seul enfant! Mais de là à considérer Hortense comme leur petite fille, non! Qu'elles se débrouillent elle et cette bastarde.
 

Puis l'instituteur était parti lui aussi et la pauvre Jocelyne était restée fille. Alors sa fille, même instruite, çà n'était pas une compagnie pour l'héritière du notaire mais on acceptait, parce que quand même! C'est Jocelyne qui a nourri au sein puis élevé la petite!
 

Mais, pense Hortense, c'est une autre époque tout çà et elle et son Désiré, quel bonheur! Mais, comme pour expier une faute, l'enfant tant souhaité, qui aurait été comblé, chéri, entouré, adoré, n'est jamais venu.
 

D'ailleurs, n'y avait-il pas eu , au moment de sa fausse couche, un rapprochement entre ces deux, ses amours? Hortense n'a rien dit, n'en a jamais parlé mais elle en a souffert à l'époque. Mais lorsque désiré est parti -de chagrin peut être un peu, de honte pour la faute commise- Hortense a trouvé en Adeline, un soutien, une amitié sans faille. Et tous les jours sous le vieux chêne, elle se racontaient inlassablement le passé, l'enjolivaient, le paraient de tous les atours qu'il n'avait pas forcément eu mais qu'elles voyaient, dans les yeux l'une de l'autre.

 

Oui vraiment! Maintenant elle se sent bien seule Hortense!

 
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22/06/2009

Louisette: fait divers ou conte de fées?

Vous le comprendrez, toute ressemblance avec une histoire vécue serait hautement fortuite:)!

Ceci est un texte d'atelier mais duquel? Je ne sais plus! L'énoncé de l'exercice est tout dans le titre et je profite là de l'actualité riche en évènements de la télé à cette période de l'année: On va se gêner, c'est l'actu la plus ridicule!
 

 
bon_app_

 
 
Louisette, fait divers ou conte de fées?

 

Eh oui, revoilà venu le mercato télévisuel, un monde où, c'est bien connu, tout le monde s'adore! On l'a bien vu l'an dernier avec PPD qui félicitait d'une gerbe de chardons livrée en direct sur le plateau la belle Ferrari qui lui a piqué sa place aux commandes de la grand-messe du 20h de la une! Armande, re-liftée de frais  reprend sa place à la Star-Ac non sans écorcher au passage l'équipe sortante... Bref! Chaud devant!
 
Alors quand Louisette se pointe rougissante pour la première de son émission sur "L'art d'accommoder les restes", elle n'en mène pas large! Bon, elle relativise Louisette, elle sait bien qu 'elle ne doit pas s'attendre à une énôôrrrme part de marché: il s'agit pour elle de remplacer l'émission de 5h00 sur la Une, "très chasse et très pêche", controversée par les écolos qui ont fait un tabac aux européennes et donc, à supprimer d'urgence.
 
Pourtant quand elle arrive en vue de la tour F1, elle n'en croit pas ses yeux. Des dames d'âge mûr sont là avec des banderoles, scandant son nom, oui oui, son nom à elle, Louisette Marivaud, d'âge certain mais néanmoins pimpante. "allez Louisette, aux alouettes!", hurlent les groupies. La police est là pour tenter de remettre de l'ordre, les chasseurs et pécheurs essaient mais en vain de barrer la route aux mémères mais rien n'y fait, elles veulent tout savoir sur le sujet! Et elle est bien embêtée notre amie parce qu elle a prévu plutôt du légume, pas des alouettes enfin, remplacer des chasseurs en faisant miroiter aux consommateurs des brochettes d'oiseaux, mêmes farcies des restes de raviolis aux légumes du lundi, çà la ficherait mal! Elle avait plutôt pensé accommoder le gratin de choux fleurs du dimanche en  "navarin  vert aux épinards accompagné de son coulis de petites du sud" !

Ben , on verra se dit-elle très pro! Je fonce. Et en effet, la voilà dans l'arène. Après les autographes aux fans et les essuyures de crachats des "chasses et pêches " mal lunés, elle y est enfin devant sa batterie de casseroles et ses restes supposés à triste mine qu'elle se promet de recarrosser de neuf. Il va s'agir d'improviser, avertie l'avant-veille seulement de cette mise en vedette opportune pour son porte-monnaie. Elle soulève donc le couvercle de la première casserole et là, paf! Elle en prend plein la poire notre pauvre amie en découvrant qu'un farceur (mais qui bon sang la déteste à ce point?) a remplacé le gratin par un beau canard gras flambant neuf, encore presque chaud et même pas plumé. Louisette se pince: rêve-t-elle, inquiète de sa grande première télévisuelle? Non, elle n'est pas dans son lit et là elle le regrette! Mais que faire? Que dire? Que vont penser ses nombreuses fans là dehors et suivant sur grand écran en direct ses exploits culinaires  "pas chers et respectueux de l'environnement"?

Et pour improviser la pauvre, elle improvise! Levant bien haut le canard décapité, elle lui arrache l'une de ses plus belles plumes et se la plante dans le derrière. Puis, se trémoussant sur le plateau, allant de gauche à droite en lançant des "cac! cac! cac! " aigus, elle fait enfin, face à la caméra mal cadrée pensez donc, le pauvre caméraman étant tout retourné, cette déclaration surréaliste:  "Au cul la vieille, c'est le printemps!".

Voyez donc comme peuvent tourner les choses à la télé (sur)réalité: le lendemain, tout le monde télévisuel s'accordait à dire à quel point cette femme, cette Louisette encore inconnue hier, a pu sauver du naufrage une émission à priori vouée à combler les petits matins de saôulographes en mal de lit et qui devint dés lors LA référence du programme prime time de toutes les chaînes nationales et internationales puisqu'à ce jour pas moins de 6 pays sont sur les rangs pour obtenir les droits en même temps d'ailleurs que la créatrice présentatrice qui, pour ce faire, aura le privilège de suivre en accéléré, tous frais payés, les cours Jassimyl de chinois, japonais, russe et yagan (eh oui, çà existe, faites comme moi, regardez sur internet:-o)!
 
Louisette fait bien sûr la Une de toute la presse de prestige tel Moilà, Poissi, Mari patch ou Moins de vue et un livre sortira prochainement écrit  (sans nègre nous dit-on) sur ses aventures, je vous laisse le découvrir.

 
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01/06/2009

La partie de pétanque: atelier et nouvelles.

Ce texte est le premier que j'aie écrit pour un atelier, non pas virtuel mais "en vrai"! Il est court mais quoi? c'est un lundi de fête! le principe est celui de la phrase cachée que vous commencez à connaître pour ceux qui passent un peu ici. Alors me diez-vous, mais ils ne font que çà en atelier? Eh bien, pas du tout! mais c'est ce qui se prête le mieux à une mise en ligne simple, certaines consignes sont trop élaborées.

Bien sûr, vous pouvez toujours chercher la phrase cachée, ceci fait aussi partie du jeu!

 
partie_boules

 

 
La place est écrasée de soleil. A 15 h dans le midi, tout le monde dort! me direz-vous. Sauf Albert, Ginette et Jules. La partie de pétanque dure depuis 6 heures maintenant. Allez, zou ! Dit Jules. On fait la belle et on boit l'apéro.


Ginette boude un peu : sa daube a sans doute fini de mijoter. Bernard a dû l'enlever du feu. Et Grison, le chat, doit s'impatienter en attendant sa boîte de ronron. Elle est la seule a pouvoir le nourrir. Pas comme César, qui mange à tous les râteliers en jappant de joie.

Ginette s'inquiète pour ses bêtes, ses seuls véritables compagnons.


César est là. Les babines humides d'avoir bu à la fontaine. Il vient quémander une caresse que Ginette lui octroie distraitement, sollicitée par ce dilemme :

-Je pointe ou je tire ?

 
Le chat est revenu deux ou trois fois. Il sort toujours du buisson de mûres ; il marche sur le haut de ses ongles, les pattes raides, la tête haute, il passe sans voir les hommes. Il se dirige nonchalamment vers Ginette. Campé devant elle, il feule et, d'un coup de griffe rapide, lui laboure le bras prêt à lancer la boule. Ginette a compris : il faut rentrer.

A plus tard les gars ! Une petite croûte rapide et je vous fais baiser Fanny*.

 

*Baiser Fanny: Partout où se joue la pétanque, un tableau représentant la célèbre Fanny les fesses à l'air est affiché. Chaque joueur de l'équipe n'ayant pas marqué de point dans une partie devra embrasser cette paire de fesses: baiser Fanny! eh oui, vous croyiez quoi:)?

 
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21/05/2009

Le vieux beau: Atelier et nouvelles.

Consigne d'atelier:  Nous avons tiré au sort 2 phrases que nous avons dû incérer dans un texte, ce n'est pas plus compliqué que çà: tentez l'aventure si çà vous amuse!

 
Certains amis de longue date pourront reconnaître ce texte qui a été publié dans le blog de l'atelier. Mais, anciens et nouveaux lecteurs, retrouverez-vous les phrases imposées?

 
aalevieuxbeau

 
- Ventre bleu! je la trousserai la gueuse, s'écria le vieux beau.


Il flatta doucement l'arbre avec sa longue main. C'était un homme de commerce aimable chez qui était resté beaucoup de l'esprit lettré du dernier siècle. Dans son langage, dans ses manières transparaissaient les restes d'une éducation bourgeoise que démentaient (ou confirmaient?) ses moeurs. Car il faut bien le dire, Gontrand était porté à la gaudriole. Et là, Lucette l'avait chauffé à blanc.
 
Ils s'étaient rencontrés dans ce petit café marseillais où Gontrand avait ses habitudes. Là, on se moquait gentiment du « vieux beau vieille France ». La jeune serveuse Ginou, lui autorisait même parfois quelques privautés: une main légèrement baladeuse s'égarant sous sa mini-jupe extrêmement mini disons-le, un regard chaloupé et coquin au creux de son corsage vertigineusement décolleté..bref! Toutes choses sans grande conséquence sur sa vertu mais de grand intérêt pour ses fins de mois précaires.

 

Puis voici que Lucette était apparue un jour, le regard bleu de ciel, les joues rosies par le mistral qui fouettait les sangs des marseillais depuis 3 jours déjà et ne semblait pas vouloir faiblir, la jupe bien tirée sur ses genoux blancs de porcelaine dont les gens d'ici ne voient des échantillons qu'au début du mois d'avril et encore, seulement chez quelque touriste trop tôt venue dans la région et tente malgré tout un petit tour à la plage du Prado pour amortir le voyage -et comme elles ont raison!- et ses cheveux blonds, si blonds que seule une bonne coloriste avait sans doute pu obtenir mais que Gontrand qualifierait définitivement d'enfantin.
Elle cherchait, dit-elle, un petit nid pour se loger, oh! Pas grand-chose, étant en quête d'un emploi. Son accent démentait totalement l'apparence nordique que tous dans le café lui avaient accordée. Elle avait une façon toute méridionale de prononcer le « chôôseu » qui la trahissait.
 
Gontrand en oublia sur le champ sa main qui effleurait doucement le haut de la cuisse de Ginou et ouvrit des yeux comme des soucoupes. La jeune serveuse, sentant là l'ombre funeste d'une rivalité à son teint de belle plante brune du Sud, se tourna vers l'intruse, donna une tape vigoureuse sur la main égarée et répondit à la jeune femme:

 
- Ah! Ici vous savez, du travail y'en a pas beaucoup et en plus si vous êtes sans le sou...
- Allons Ginou ma fille, lança Gontrand, croyant sans doute s'adresser à la servante du même nom que son père, qui l'avait eu sur le tard avait dépucelée dans ces amours ancillaires dont il se faisait une spécialité au grand bonheur de son épouse qui n'appréciait guère les assauts du vieillard ventripotent qui était parvenu, on ne sait comment à lui faire un garçon à la triste figure, servez donc plutôt un verre à cette jeune enfant!
-Oh oui, s'écria la belle flairant là une affaire à saisir, si vous me le proposez monsieur. Je prendrais bien un petit cognac, j'ai tant marché! Je viens de Plan de Cuques imaginez!
- Pauvre enfant! À pied? S'inquiéta Gontrand.
- Non, pensez donc, j'ai fait du stop et un gentil jeune homme a eu l'amabilité de me déposer là au coin, tenez!
- Ben tu m'étonnes! ricana Ginou en servant une lichette de cognac dans un verre qui aurait pu contenir un litre de breuvage.
- Elle dit quoi la tenancière? fit Lucette perdant ainsi de sa superbe qu'elle s'empressa de reprendre pour susurrer:
- Vous habitez dans ce quartier Monsieur?
- Oui, tout en haut de la rue là, vous voyez? Répondit Gontrand. J'y possède un vieil hôtel particulier qui me vient de ma famille.
-ah ! Çà y est! Il va vous proposer l'une de ses chambres de bonnes! Ricana Ginou.
- C'est vrai Monsieur, vous le feriez pour moi? Ingénua (néologisme de mon cru) la douce enfant, supputant déjà que les étages seraient sans doute faciles à descendre vers les chambres nobles.
- Eh bien! Oui, pourquoi pas! Bredouilla Gontrand. Ne vous attendez pas à quelque chose de luxueux, ma maison est bien modeste, mais je vous logerai au mieux allons, ne vous inquiétez pas. Et maman sera ravie d'avoir un peu de jeunesse dans la maison.
Ginou lâcha un petit rire entendu tandis que la jeune Lucette pâlissait:
- Votre maman vit donc enc.. euh! Chez vous?
- Elle est très alerte vous verrez! Et discrète. Une personne de très bonne compagnie! Hélas, elle ne sort plus beaucoup! Elle va sur ses 93 ans.
- Je serai ravie de la connaître respira Lucette pensant in petto que la vieille n'en avait sans doute plus pour très longtemps.

 

Et c'est ainsi que Lucette s'installa au 4ème étage de la vieille demeure qui avait connu des jours meilleurs mais ma foi, en attendant se disait-elle, elle aurait le gîte et le couvert et, si elle savait y faire, un peu voire beaucoup d'argent de poche. Car enfin, elle avait bien remarqué, malgré la façade délabrée, la qualité de cette bâtisse au centre du vieux quartier du Panier qu'elle adorait, avec sa vue sur le port (à condition pour elle, dans sa mansarde, de monter sur une chaise pour atteindre le petit vasistas qui tenait lieu de fenêtre). Et il possédait l'immeuble le vieux! Une fortune à la revente! A elle de veiller au grain côté Ginou qui semblait, elle aussi, avoir flairé la bonne affaire.
 
Mais surtout, résister aux avances de Gontrand. Dés le premier soir, il avait bien monté les étages pour lui souhaiter une bonne nuit et vérifier « par lui-même » qu'elle ne manquait de rien mais n'avait pas osé pousser plus loin son marivaudage. Ce vieux garçon libidineux serait sans doute facile à berner pour peu qu'elle se tienne sur son quant-à-soi (comme il le disait si bien lui-même). Les effleurements étaient sa spécialité et elle soupçonnait un pucelage résistant, donc pas grand-chose à craindre du vieil homme. Par contre la mère. mais elle tiendrait bon! Elle n'avait pas quitté les assauts incessants d'un beau père puant pour se laisser dévorer par une mégère même pas apprivoisée!
Et maintenant, Gontrand l'attendait dans les collines de Château-Gombert, là où ils avaient décidé, profitant des premiers beaux jours, de pique-niquer en "amoureux" .
 
Ce que ne savait pas Lucette, c'est que Gontrand, pas si puceau qu'elle le croyait, avait décidé pour aujourd'hui d'accélérer les choses et l'attendait donc de pied (ou de caleçon?) ferme!

 
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11/05/2009

L'enfant et le crapaud: Contes et Nouvelles.

crapaud

 

L'enfant s'assit sur une souche basse, la tête entre ses jambes écartées. Il haletait et la soif collait sa langue à son palais. Il leva les yeux, jetant son regard au plus loin tentant d'apercevoir quelque point d'eau, une mare même croupie, un petit ruisseau... Mais rien. Autour de lui la forêt dense, aux arbres serrés et couverts de poussière rouge entre lesquels il s'était glissé. La canopée lui offrait heureusement un abri contre la violence de la morsure du soleil.

 

Un léger bruit l'effraya mais c'était si doux, si inoffensif qu'il se rassura très vite et fixa le point exact d'où le petit chuchotement venait:

 

- crrôôaaa!

 

Un crapaud, assez gros ma foi, même pour quelque un qui vit en brousse! L'enfant observa son horrible tête aux yeux globuleux, à la peau fripée, épaisse et grise. Il sourit et à ses lèvres gercées perla une goutte de sang. Le crapaud ne bougeait pas. On pouvait voir palpiter son ventre rebondi sur ses flancs et son goitre se gonfla pour lâcher un nouveau « crrrôôaaa! «  impressionnant mais qui fit rire l'enfant .

Tous les 2 restèrent là un instant, s'observant. L'enfant réfléchissait:

 

-Voyons! Un crapaud vit bien prés de l'eau! Se pourrait-il...?

 

Il n'alla pas plus loin dans sa réflexion, le crapaud venait, de toute la longueur de ses pattes maladroites, prendre sur lui une longueur d'avance. Il se retourna et fixa l'enfant qui se leva et sans plus tarder entreprît de suivre la bête. Les lianes freinaient sa course, le crapaud prenait de l'avance sur lui et il ne voulait surtout pas le perdre. Une branche l'écorcha et il poussa un petit cri. Le crapaud alors s'arrêta, fit un saut de côté et l'observa. Puis lorsque l'enfant fut tout prés, il repartit mais cette fois plus lentement, guettant en roulant ses gros yeux l'avancée de son petit compagnon.

C'est ainsi qu'ils arrivèrent dans une minuscule clairière: l'herbe là était abondante, verte et grasse. L'enfant sentit le sol plus souple sous ses pieds, il crut même sentir l'humidité grimper au long de ses petites jambes; sensation bien agréable après une si longue course. Il toucha le sol de sa main bien ouverte et oui, elle était bien humide! Il se pencha un peu pour lêcher l'herbe douce entreprenant de sucer les longues mèches.

 

Le crapaud coassa une dernière fois puis disparut . En le cherchant l'enfant découvrit une toute petite giclée d'eau, claire, belle, fraîche! Il se coucha à plat ventre et but enfin, longuement puis s'endormit, sa main comme une caresse, si légère, caressant un gros galet gris, lisse, rond, doux et frais posé là juste à la sortie de la source.


Lorsqu'il se réveilla, sa main reposait sur un petit galet lisse, gris, doux et frais posé dans l'herbe sèche. L'enfant le ramassa, le frotta doucement sur son short et le glissa délicatement dans sa poche.

 
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09/05/2009

La plage: Atelier et Nouvelles

Je sais hein, l'image n'est pas vraiment en rapport avec le post mais elle m'a amusée alors pour le week-end:)!

Oui parce que le dimanche je ne sais pas si j'aurai le temps de poster. Alors je vous laisse avec çà à lire qui est un petit exercice qui répond à une consigne d'atelier et que j'ai posté sur 4 mains cet été mais aux beaux jours vous le savez, on manque un peu de lecteurs. Cet petit texte est donc resté assez confidentiel.

Et puis si çà vous tente, suivez la consigne:  Ecriture à plusieurs voix.


aa drôle


1. Écrire une première version d'un petit événement que vous observez de votre point de vue dans la rue par exemple, à la terrasse d'un café, ou sur un banc public ; cet événement doit mettre en scène plusieurs protagonistes ; restez a votre place d'observateur.

 

2. Réécrire une autre version de cet événement du point de vue du principal protagoniste, avec un dialogue: il parle à quelqu'un et de toute façon avec des temps de monologue intérieur.

  

3. Réécrire une troisième version de ce petit événement du point de vue d'un autre protagoniste ou d'un autre observateur que vous n'auriez pas vu et qui n'est pas vous, donc que vous avez créé.

Cette écriture demande une attention très rigoureuse : le style va rendre les différences de caractère des personnages, mais aussi les différences d'implication: chacun ne voit pas la même chose, n'enregistre pas les mêmes indices. Ce n'est pas simplement un changement de style, à la manière de Raymond Queneau dans "les exercices de style".

 

1/ - Océane, viens ici ma chérie, enfile ton maillot, ne va pas te mouiller alors que tu es encore habillée!

 C'est la mère. Elle a une voix de poissonnière à la criée. Et le père, on sent qu'il a les boules un max! il fait semblant de rien à faire des pâtés avec le fils mais il n'en pense pas moins, il doit en avoir ras-le-bol de bobonne. D'autant qu'on voit bien que c'est un homme à femmes çà! Beau comme il est! 

Voilà, c'est son portable qui sonne, il a un air entre deux!!! Mais où il va là? Il lui a bien parlé à l'oreille! Elle fait la gueule. A tous les coups il a trouvé un prétexte pour aller rejoindre « l'autre » quelque part!

- Océane prends ton seau et sois sage ma puce, elle est mignonne la petite fille!

Ben oui la louloute à sa maman, prends le seau, on va te le voler! Je te jure. Bon! Je m'en vais moi, j'en ai assez subi, je vais me mettre à la terrasse du café. Très peu pour moi ce genre d'endroit, quel manque de classe!

 

 

2/ -C'est joli ici chéri ne t'inquiète pas. J'adôôôre cet endroit! Je vais nous instâller là-bas prés de cette dame seule, nous serons tranquilles et pas loin de l'eau pour surveiller les enfants, oh! C'est chhhou!!!

Elle a des pieds douteux la dame mais bon, je ne vais pas faire la difficile. Je suis dans la mouise, cela sent son prolétaire , c'est d'un commun! Mais comment Louis-Charles a-t-il pu m'emmener dans un lieu pareil? Heureusement, je ne risque pas de rencontrer une connaissance et c'est très bien, j'ai pris du poids moi, c'est fou!

 

- Océane, viens ici ma chérie, enfile ton maillot, ne va pas te mouiller alors que tu es encore habillée!

Je la giflerais cette gamine, elle est insupportable! Si nous étions allés au Club elle passerait ses journées avec les moniteurs! Si au moins elle ne ressemblait pas autant à son père, avec ce visage mou! Ah! Mon petit Guy-Henri lui, est une beauté, tout le monde s'accorde à dire qu'il me ressemble et c'est sans doute vrai!- Louis-Charles mon cœurrr, c'est ton portâble qui sonne, sans doute le bureauoôô!

 Oh! Mais elle se bat! Ne pourrait-elle jouer avec cette fillette sans se faire voler ses affaires? La maman ne bouge pas. Ne voit-elle pas que sa petite fille est en train de commettre un larcin?- Océane prends ton seau et sois sââge ma puce, elle est mignonne la petite fille!

 - Oui mon chéri, bien sûr que tu peux y âller, nous sommes très bien ici ne t'inquiète pâs! J'ai mon grand fils qui va m'aièder à m'occuper de sa petite sœur!!!

- Vous partez Mâdâme? Bônne soirééée! Au plaièsir de vous revouar!!!

Enfin elle est partie, elle commençait à devenir gênante à nous observer ainsi. Elle n'a donc jamais rencontré d'autres personnes aussi différentes d'elle?

 

3/ Pfttt! Les Gitanes maïs, c'est plus çà! De mon temps ils les remplissaient bien mais maintenant y a plus rien qui va, j'ai du tabac jusqu'au fond des amygdales moi. Tè! Elle est pas contente hè la pétasse! Elle les voit d'un mauvais œil la bourge et ses mioches. Sûr que l'autre, elle a juste choisi celle qu'il fallait! Elle est pas commode la Ginou avec ses bourrelets recuits. Sûr que, elle le soleil, elle en profite! Après elle va aller draguer le gigolo du bar, elle va te prendre 4 ou 5 pastis et elle aura sa mufflée comme tous les soirs. Si elle vient par là et qu'elle me voit elle va encore venir me raconter sa vie, fan! C'est pas le jour hè! Et puis elle va me critiquer cette brave dame qui a l'air d'être gentille comme tout qu'elle s'occupe bien des mômes et de son petit mari que si çà lui prenait à lui de faire un petit régime, il serait pas mal!

Océane!!! C'est un prénom çà? Maintenant ils font n'importe quoi! Moi je l'aurais appelée Thérèse ou Jocelyne cette petite! Et le garçon peut être kevin, c'est moderne mais c'est joli çà Kevin.

Mais ils sont bizarres ces gens! Elle on voit qu'elle est plutôt habituée aux croisières sur des yachts (prononcer i a ch t), elle a une fesse sur la serviette! Pourtant c'est les siennes hé hô! Épaisses comme çà, sûr qu'elle les a pas louées au camping, tain! Elle est gironde n'empêche! J'en ferais bien mon 4 heures moi! Elle a un accent! Je me demande comment çà fait au lit, si çà crie comme tout le monde ou si çà a le cul serré ces bonnes femmes de la haute! La Ginou elle, elle te fait sa chochotte mais elle te pousse des cris d'orfraie.

Té, c'est juste ce que je pensais, çà y est qu'elle y va picoler son jaja! Je ferais mieux de me cacher moi que sinon j'en suis d'une tournée. Et que je te fais des ronds de jambe à la bourgeoise que je te l'ai vue qui fumait de jalousie tout l'après-midi et soupirait après le mari! Lui il est pas resté longtemps hè? Le travail, c'est sûr! Ils sont tous là avec leur portable que t'as plus de vie hô!

Allez zou, je me casse moi! La Jo elle va me bassiner encore que je regarde les girelles à la plage!


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