28/12/2009

Il en faut peu... souvenir d'un Noël!

fin de fête
Après la fête.

 
Voilà, la fête est finie... en attendant la très prochaine.

Mais Noël, la magie de Noël, a-t-elle eu lieu pour nous, pour vous? J'ai demandé à mes voisins, mes amis, des proches ou moins proches... tous sont unanimes: oui, Noël reste magique et rend heureux. Chacun a fait un effort côté porte-monnaie, soit en réalisant quelques économies avant, soit en se jurant de se restreindre après quitte à avoir quelque souci avec leur banquier. Mais ce sont les enfants qui ont bénéficié de ces efforts surtout. Eh oui! Nous préférons privilégier nos têtes blondes, quitte à décider de ne rien faire pour les grands et je trouve çà bien.

Là je parle des familles, des personnes qui n'ont pas de problème particulier, de santé, d'argent, de couple ou que sais-je! Chez ceux-là, la joie n'était pas vraiment au rendez-vous même si les associations ont fait le maximum pour leur mettre un peu de baume au cœur.

Parfois il en faut peu pour rendre un sourire à une personne. Je me souviens du Noël 84: j'étais à l'hôpital, je venais de sortir du coma. Nous avions envoyé nos enfants au Tchad pour ne pas les traumatiser: ils savaient que j'étais rentrée malade en France, pas plus.

Je n'avais droit qu'à une petite heure de visite. Comme tous les soirs j'ai dit au revoir en pleurant de faiblesse et de détresse à mon mari. Il est parti puis revenu quelques instants après, avec les bras chargés de fleurs que je n'ai pu voir qu'à travers la vitre bien sûr et une très belle montre d'un joaillier de la rue de la Paix que j'ai pu garder au poignet toute la nuit. Et surtout, surtout, il avait prévu du pain et du saucisson avec un très bon vin rouge. Il a saucissonné là près de moi et il est resté toute la nuit sur la chaise collée au lit en me tenant la main, avec la complicité du chef de service. C'est cette nuit-là que j'ai retrouvé le sommeil: depuis ma sortie du coma, avec les lumières crues en permanence, le bruit et la gène des appareils, malgré les calmants, la faiblesse... je n'avais pas dormi plus d'1/4d'heure à la fois de jour comme de nuit.

Ceci pour vous dire qu'il en faut peu pour être heureux, mettre du baume au cœur: une présence aimée ou amie, un sourire, quelques mots... je le sais si bien que je ne l'oublie jamais.


Et hop, on s'élance pour la dernière ligne droite 2009!


AB asignat doré

08:00 Écrit par Mireille dans Journal perso | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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